Il termine 40e au général et a signé une superbe 15e place à L’Alpe d’Huez.
Clément Braz Afonso a peut-être attendu d’avoir 26 ans pour courir son premier Tour de France, mais le grimpeur de la formation Groupama-FDJ, qui n’est passé professionnel qu’en 2024, a compensé sa (relative) inexpérience du très haut niveau par une maturité et une combattivité exemplaires. Au final, celui qui a été formé à l’Entente Vélo Bretenoux-Biars a terminé ce dimanche à Paris à la 40e place du classement général, à 3 heures et 6 minutes de Tadej Pogacar.
Clément est ainsi le 7e Français de cette édition 2026, qui a été marquée également par les 4e et 5e places de Paul Seixas et Lenny Martinez qui ont logiquement concentré l’attention des suiveurs… Mais les observateurs n’ont pas manqué de souligner régulièrement la ténacité du Lotois, remarqué par les médias début juin en terminant meilleur grimpeur du Tour Auvergne-Rhône-Alpes…
Après avoir signé un joli top 10 en franchissant la ligne à la 8e place de la 13e étape qui reliait Dole à Belfort avec, comme dernière grosse difficulté, l’ascension du Ballon d‘Alsace, Clément Braz Afonso s’est montré à son avantage dans les Alpes. On se souviendra ainsi longtemps de sa 15e place vendredi entre Gap et l’Alpe d’Huez. Le Lotois s’est glissé dans la bonne échappée dès le départ ou presque, dans la montée du col Bayard, en compagnie de deux autres coureurs de Groupama-FDJ, Guillaume Martin-Guyonnet et Quentin Pacher. A 35 km de l’arrivée, dans le col d’Ornon, les choses se sont décantées… « Je voulais être dans l’échappée et j’ai réussi à y être, mais j’ai souffert toute la journée avec le tempo de fou. J’ai cédé dans l’avant-dernière montée, mais je suis rentré dans la descente » racontera par la suite Clément. Si bien qu’il était dans le bon wagon au moment d’aborder les mythiques lacets : « Au pied, j’étais vraiment dans le dur mais j’ai fait le maximum car l’Alpe d’Huez, ça se respecte. Quand j’ai vu que je ne craquais pas tant que ça, j’ai continué à tout donner pour rester au contact, puis la foule et mes proches au bord de la route m’ont bien poussé ! » dira-t-il encore terminant à la 15e étape de l’étape. Yvon Caër, son directeur sportif, se montrait logiquement très élogieux : « Il a résisté de manière courageuse et n’a pas abdiqué. Quand on regarde le classement, il n’y a que les coureurs du général et les très costauds de l’échappée devant lui. On considère que Clément a réalisé une très grande performance, qui plus est pour son premier Tour de France ! »
Et samedi encore, lors de la dernière étape alpestre, le Lotois a été longtemps aux avant-postes. Avant de céder dans le col du Télégraphe. « Il a affiché de vraies ressources, notamment en termes de récupération, pour répondre présent de cette manière, en troisième semaine, sur des parcours très exigeants. C’est une très belle satisfaction pour l’équipe et pour lui. On savait que cette traversée des Alpes serait plus délicate pour nous, mais on a pu constater un engagement total à chaque fois. On n’a aucun regret car on a seulement plié physiquement. Du point de vue de la volonté, de la motivation et de la détermination, il n’y a aucun reproche à émettre » concluait Yvon Caër.
Ingénieur de formation, ingénieux sur le vélo, Clément Braz Afonso qui aime dans le privé cuisiner des plats de son terroir (comme le magret de canard, a-t-il confessé à nos confrères de France Télé) peut désormais prendre quelques jours de repos. Mais la saison n’est pas achevée. Et surtout, impossible de ne pas rêver pour lui de réussir l’an prochain à viser ou une victoire d’étape, ou le maillot à pois. A 26 ans, il a encore de l’appétit !
Photo : compte Instagram Groupama FDJ





