Cahors : Un colloque sur le thème « Parentalité d’aujourd’hui » ce week-end
Le programme de l’après-midi du 5 avril est ouvert aux non adhérents.
L’Association de Psychanalyse et d’Anthropologie Recherche-Transmission-Echanges (APARTÉ) Occitanie Aquitaine organise ce week-end à Cahors, à l’hôtel-restaurant La Chartreuse, un colloque sur le thème « Parentalité d’aujourd’hui ». « Dans notre monde contemporain fleurissent des théories consuméristes et pseudo-scientifiques faisant promesse de bien-être. Dès avant la naissance, les parents sont avides de conseils et de coaching pour s’assurer du bonheur de l’enfant et par conséquent du leur. Mais aujourd’hui les enfants sont perturbés, les parents épuisés et les services sociaux et de soin débordés. Quelle réponse clinique apporter au petit enfant sachant qu’« Un bébé seul, ça n’existe pas » ? Des psychanalystes, sociologues, professionnels de la petite enfance, vont échanger dans un esprit d’interdisciplinarité » précise Michel Grinfeder, le président de l’APARTÉ.
> Le programme de l’après-midi du 5 avril est ouvert aux non adhérents (participation financière : 20 euros)
> La librairie-café La Fourmi rouge, 176 rue Nationale à Cahors, recevra Gérard Neyrand pour la présentation et la signature de son dernier ouvrage, « Critique de la pensée positive – Heureux à tout prix ? » ce samedi 5 avril à 11 h.
> Le programme du samedi 5 avril (salle Piscine)
14 h : Accueil
14 h 30 : Présentation de la journée par Michel Grinfeder, psychiatre, psychanalyste (Cahors), président de l’APARTÉ, et Nota Alexandropoulos, psychologue clinicienne, psychanalyste (Paris), secrétaire générale de l’APARTÉ
14 h 45 : Association Prélude
Du singulier dans le collectif
Accueillir le petit enfant et ses parents à Prélude, lieu d’Accueil Enfants Parents, de la naissance à 4 ans, au cœur de la Ville de Cahors. Une histoire d’équipes, d’engagements singuliers pour travailler à plusieurs. Une implication de partenaires institutionnels. Des fondamentaux sur les traces de la Maison Verte. Un lieu où on peut faire l’expérience du collectif, un peu à l’abri, où l’on peut tisser du lien dans une ambiance « suffisamment bonne », où deux accueillants sont présents, attentifs à ce qui se joue ici et maintenant.
Discutante : Camille Curbilié, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie psychanalytique (Cahors)
15 h 45 : Gérard Neyrand, sociologue, Professeur émérite de l’Université de Toulouse
Prôner le tout positif en éducation ? Une dérive néolibérale dans l’air du temps.
Portée par le développement du consumérisme, et nourrie par un moralisme religieux, la pensée positive s’est développée de façon exponentielle depuis le milieu du XXème siècle. Avec la formalisation de la psychologie positive au tournant du XXIème siècle et l’explosion des médias numériques, elle est devenue l’idéologie de la société néolibérale contemporaine, en osmose avec l’omniprésence publicitaire. Sa diffusion en éducation prend la forme d’une éducation positive et d’une parentalité positive, dont les dérives abolissant les contraintes éducatives alimentent aussi bien la crise de l’école que l’insécurité enfantine et l’épuisement parental, à l’inverse des objectifs annoncés. L’intervention montrera la genèse et l’évolution de cette pensée, qui se veut bienveillante mais prend souvent la forme de la violence éducative qu’elle prétend dénoncer en proposant d’abolir tout interdit en éducation, et déniant aussi bien les acquis de la clinique psychodynamique que de la sociologie critique.
Discutant : Julien Cueille, enseignant en philosophie, chargé de cours en études psychanalytiques à l’université Montpellier 3, psychanalyste (Montauban)
16 h 45 : Pause
17h 15 : Claude Schauder, psychanalyste (Strasbourg), ancien Professeur associé des Universités en psychopathologie clinique, président de l’Association Lire Dolto Aujourd’hui
Quid de la construction précoce de la subjectivité aujourd’hui ?
A l’heure de la pathologisation de toute manifestation infantile un tout petit peu « dérangeante », « atypique » ou « anormale », de l’EAO (éducation assistée par ordinateur) et de l’IA, à l’heure également de l’éducation positive et de ses dénis des déterminismes tant sociaux que psychanalytiques, nous nous demanderons ce qu’il en est des conditions de la construction précoce de la subjectivité.
Discutant : Hossaïn Bendhaman, psychanalyste (Metz), Docteur d’État en psychologie clinique et psychopathologie
18 h 15 : Conclusions par Michel Grinfeder et Christine Pégourié, psychologue clinicienne, psychanalyste (Le Vigan)