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Alliance Police Nationale 46 : « Dans le Lot aussi, la colère gronde ! » 

Manifestation ce 15 septembre à Paris.

Ce 15 septembre 2026, une dizaine de fonctionnaires de la DDPN du Lot prendront la direction de Paris pour participer à la seconde manifestation nationale organisée par le syndicat majoritaire Alliance Police Nationale. « Nous ne feront pas le déplacement pour le symbole. Nous feront le déplacement pour faire entendre une colère qui ne cesse de grandir. Car contrairement à ce que certains pourraient penser, les difficultés rencontrées par les policiers ne concernent pas uniquement les grandes métropoles. Dans le Lot aussi, les personnels sont en souffrance. La situation est la même que partout ailleurs en France : manque d’effectifs, surcharge de travail, missions qui s’accumulent et moyens qui ne suivent plus. À Cahors comme ailleurs : les services craquent » explique Jean-Paul Peixoto, secrétaire départemental d’Alliance, avant de rentrer dans le détail : «  Les unités d’intervention et de police-secours manquent d’effectifs. Les policiers doivent répondre à toujours plus de sollicitations avec toujours moins de personnels disponibles. Le GSP fonctionne actuellement en mode dégradé, conséquence directe d’un manque d’effectifs qui fragilise les capacités opérationnelles. Du côté de l’investigation, la situation est également alarmante.  Les dossiers s’accumulent, les procédures s’empilent et le manque d’OPJ et d’enquêteurs fait peser une pression toujours plus importante sur les personnels. Et que dire des outils informatiques ? LRPPN est devenu le symbole d’une administration déconnectée des réalités du terrain. Un logiciel lourd, inadapté et chronophage, dont les performances donnent parfois l’impression de travailler avec un outil digne d’un autre siècle alors que les enquêteurs croulent sous les procédures. Mais pour les policiers, ce qui a véritablement fait déborder le vase, c’est le sentiment d’une profonde injustice dans la reconnaissance financière des personnels. Alors que les policiers de terrain réclament depuis des années une véritable reconnaissance de leurs contraintes, de leur engagement et des risques qu’ils prennent quotidiennement, une revalorisation substantielle de la rémunération des commissaires a été accordée.  Cette revalorisation représente une hausse moyenne immédiate d’environ 150 euros par mois, pouvant atteindre jusqu’à 1 350 euros net supplémentaires par mois. Et pour les autres policiers ? RIEN !  Cette situation est vécue par les personnels comme une véritable provocation. Car ce sont les gardiens de la paix, gradés et officiers, les personnels du CEA, qui sont quotidiennement sur le terrain, qui interviennent les premiers, qui prennent les risques, qui répondent aux appels, interpellent, enquêtent, sécurisent et assurent la continuité du service public. Ce sont eux qui font le travail sur le terrain. » Et de conclure sur leurs revendications : « Alliance Police Nationale exige une revalorisation de la prime de risque ISSP, avec un passage de 28 % à 35 %. Cette revendication répond à une réalité : les policiers exercent un métier particulièrement exposé, avec des contraintes opérationnelles, horaires et psychologiques qui ne cessent de s’intensifier. Le risque, lui, n’a pas diminué bien au contraire. La reconnaissance doit donc être à la hauteur. Les personnels administratifs, techniques et scientifiques ne doivent pas être les oubliés. Alliance Police Nationale 46 rappelle que la police nationale ne fonctionne pas uniquement avec ses policiers en tenue ou en civil. Les personnels administratifs, techniques et scientifiques sont indispensables au fonctionnement quotidien des services. Ils doivent eux aussi bénéficier d’une véritable revalorisation salariale à la hauteur de leurs responsabilités et de leur engagement. La mobilisation de demain sera donc celle de la colère, mais aussi celle de la détermination. Des personnels administratifs ainsi que des personnels du CEA du commissariat de Cahors feront le déplacement pour faire entendre leur exaspération et leur détermination.  Notre message sera clair : nous ne voulons plus de promesses, nous voulons des actes ! Aujourd’hui, la colère est profonde et nous serons des milliers demain sur les Champs Elysées à la faire entendre. »

Photo d’illustration archives

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