Entretien avec la tête de liste de « Cahors Espérance ».
Avant le 1er tour des élections municipales, Medialot a fait le point avec les candidats. Entretien croisé. Début de l’exercice avec Ghyslaine Jacques-Hureaux tête de liste de « Cahors Espérance ».
> Medialot : à moins d’une semaine du 1er tour, dans quel état d’esprit vous situez vous ?
Ghyslaine Jacques-Hureaux : nous sentons chaque jour monter le désir de changement. Cela est vrai en France, où 70 % des Français désirent changer d’équipe municipale. Cela est aussi vrai à Cahors, où beaucoup pensent que l’équipe actuelle, qui est peu ou prou celle que Gérard Miquel avait mise en place il y a 18 ans, a fait son temps. Face à ce désir de changement, existe bien sûr une force d’inertie, confortée par les moyens importants dont dispose l’équipe sortante, dont la campagne a été faite pour l’essentiel par des cabinets de communication standardisés qui permettent de donner l’impression qu’ils ont des idées nouvelles alors qu’ils n’en ont pas. Nous avons, nous, travaillé à l’ancienne , de manière plus artisanale , en privilégiant le contact et avec des idées qui sont à nous et ne viennent pas de Mac Kinsey au petit pied. Sans sous-estimer la force d’inertie, nous pensons que le vent du changement l’emportera.
> M. : comment s’est déroulée votre campagne ?
G. J.-H. : une campagne électorale est toujours dure. Elle est rendue plus difficile aujourd’hui par la multiplication de règles bureaucratiques qui n’en finissent pas de compliquer les choses dans ce domaine comme dans d’autres. Une satisfaction : l’accueil de la population cadurcienne, qui a presque toujours été bon. Nous avons été les seuls à ouvrir une permanence, et elle a reçu énormément de visites. La politique est tellement discréditée par la médiocrité ou la corruption de ceux qui nous gouvernent qu’il a été difficile — pourquoi le cacher ? — de recruter des candidats. La liste LFI aussi. Pour la liste municipale, c’était évidemment plus facile : on a pris 17 sortants dont la plupart en sont à leur deuxième ou troisième mandat . On comprend qu’il y ait un désir de changement. C’est précisément parce que la politique est tombée bien bas que nous avons jugé utile de nous engager. Ne soyons pas modestes : ceux qui en ont les capacités ont la lourde tâche de relever le niveau Nous avons néanmoins formé une équipe remplie de talents diversifiés : deux médecins, plusieurs chefs d’entreprise, un principal de collège, etc., et même un artiste et un vigneron en retraite ! Je ne doute pas que se manifestera dans la future équipe municipale que nous espérons constituer une excellente synergie de talents variés. Par ailleurs, une campagne est toujours enrichissante par la multiplicité des rencontres qu’elle occasionne.
> M. : quelles sont vos priorités pour Cahors et pensez-vous que vos propositions sont susceptibles d’y répondre ?
G. J.-H. : nous avons maintes fois exprimé nos priorités pour Cahors : plus de sécurité, une charge fiscale normale pour une ville de cette dimension et donc plus faible , et une ville qui permette aux automobilistes de faire vivre les commerces. C’est pourquoi nous récusons l’idée de déplacer le marché sur les allées Fénelon. Il faut aussi une plus grande animation culturelle pour mieux exploiter le potentiel patrimonial immense de la ville de Cahors. Nous ne proposons pas pour tout cela, comme d’autres, des solutions miracles, des projets coûteux que les citoyens devront payer et qui empêcheront de réduire l’endettement et les impôts . Nous voulons une gestion prudente et normale. Pour atteindre ces objectifs, il faudra des efforts patients, poursuivis sur le moyen et le long terme. Mais il y aura des résultats. Qui veut peut.
> M. : comment abordez-vous ce scrutin, sa configuration à trois listes et l’adversité à laquelle vous avez à faire face ?
G. J.-H. : nous abordons ce scrutin avec confiance. Nous avons l’immense privilège d’être les seuls à la droite de deux partis de gauche très marqués : LFI et le parti socialiste, qui a cru bon de se délester des radicaux, Il reste tous les autres. Tous ceux qui n’en peuvent plus du gouvernement Macron, si méprisant pour les Français, d’un parti socialiste responsable de presque toutes les erreurs des dernières années : déliquescence de l’éducation nationale à coup de réformes absurdes, incapacité à contrôler les frontières, ouverture tous azimuts (je rappelle que le parti socialiste était favorable au Mercosur, qui ruinera notre agriculture), désindustrialisation, etc. Cela fait un éventail très large d’électeurs. S’ils se mobilisent assez, nous sommes confiants dans le résultat. Un résultat qui risque d’être acquis dès le premier tour, vu qu’il n’y a en lice que peu de listes. Il faut donc que tous ceux qui veulent du changement aillent voter sans faute dimanche prochain.
> La liste « Cahors Espérance » tiendra une réunion publique ce mercredi 11 mars, à 18 h 30, à la Croix de Fer, à la Maison du citoyen
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