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Trafic de stupéfiants à Cahors : 18 interpellations, un procès attendu le 5 juin

Une opération d’ampleur menée le 13 avril à Cahors a permis le démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants. Douze personnes seront jugées, dont huit dès le 5 juin 2026, à l’issue d’une enquête engagée depuis près de deux ans.

Ce lundi 13 avril 2026, à l’aube, Cahors a été le théâtre d’une opération d’ampleur inédite. En l’espace de trente-cinq minutes, entre 6h et 6h35, 325 policiers et gendarmes ont simultanément investi cinq sites distincts liés à un trafic de stupéfiants.

Présentée lors d’une conférence de presse par la procureure de la République, Clara Ribeiro, cette intervention s’inscrit dans une enquête ouverte en 2024. Elle prolonge une première opération « place nette » menée en juin de la même année, qui avait amorcé la déstabilisation du réseau. Depuis, plusieurs actions ciblées avaient progressivement affaibli les points de vente, dont l’un avait cessé toute activité.

L’intervention visait cette fois l’ensemble de l’organisation, « des petites mains aux têtes de réseau ». Sur les 20 individus ciblés, 18 ont été interpellés. Les personnes mises en cause, âgées de 20 à 70 ans, sont toutes implantées dans le département du Lot.

Les perquisitions ont permis la saisie de 5 kilogrammes de résine de cannabis, 325 grammes de cocaïne et environ 80 000 euros en numéraire, ainsi que des armes factices et plusieurs véhicules.

Sur le plan judiciaire, douze individus seront jugés par le tribunal correctionnel pour des faits de trafic de stupéfiants, blanchiment et violences. Parmi eux, huit ont été présentés à un juge des libertés et de la détention : sept ont été placés en détention provisoire et un sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. Ils seront jugés le 5 juin 2026 dans le cadre d’une comparution immédiate à délai différé. Quatre autres personnes feront l’objet d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

En parallèle, 40 consommateurs, issus de zones urbaines et rurales, ont été entendus. La procureure a évoqué une réponse pénale graduée, comprenant notamment des mesures de soins, des contributions citoyennes et des ordonnances pénales.

L’opération a mobilisé des moyens exceptionnels. Côté police nationale, 125 fonctionnaires ont été engagés, avec l’appui d’une antenne du RAID de Bordeaux, d’une compagnie de CRS de Montauban, de trois équipes cynophiles et d’enquêteurs spécialisés. La gendarmerie a, de son côté, déployé plus de 200 militaires venus de toute la région Occitanie, appuyés par un escadron mobile, des équipes cynophiles et le Groupe d’intervention régional (GIR) de Toulouse.

Pour les autorités, cette mobilisation conjointe illustre l’efficacité du partenariat entre police et gendarmerie. « Les objectifs ont été atteints simultanément », a souligné le commissaire de Cahors, Philippe Surlapierre, évoquant une opération « hors normes » ayant permis un démantèlement « durable » du réseau. Le colonel Bertrand Loddé a, lui, insisté sur « les moyens humains et techniques élevés » engagés pendant plus d’un an et demi d’enquête.

« Les trafiquants et les consommateurs ne sont pas les bienvenus à Cahors. On a gagné une bataille », a conclu le commissaire, tout en laissant entendre que la lutte contre les stupéfiants se poursuivra dans la durée.

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