Retour sur la cérémonie du 23 mai 2026.
La plantation du Mai, historiquement appelée la « maïade » en occitan, a été respectée samedi 23 mai en fin de journée dans les communes de Saint-Paul-de-Loubressac et de Flaugnac.
Sur l’esplanade devant la salle des fêtes de Flaugnac régnait une joyeuse effervescence. Les élus s’affairaient à préparer l’emplacement de l’olivier : pelletées de terre, ajout de terreau… le tout sous les regards et les encouragements des nombreux photographes venus immortaliser ce moment ainsi que motiver l’équipe à l’œuvre.
Au moment du discours, en présence de tout son conseil municipal, des élus départementaux Catherine Marlas et Dominique Marin, des maires de Lendou-en-Quercy (Delphine Lafargue) et de Castelnau-Montratier (Paul Grousset), des sapeurs-pompiers, le maire, Michel Resseguié, saluait et se réjouissait de la nombreuse présence des habitants.
Dans son discours le maire a voulu rappeler l’origine de la « maïade ». En occitan, il désigne l’arbre de mai, traditionnellement planté en l’honneur des nouveaux élus. Cette coutume, très présente dans les villages ruraux, remonte à la Révolution française.
Cette année, la commune a choisi de planter non pas un, mais deux arbres, un sur Saint Paul et l’autre à Flaugnac. Comme à son habitude, Michel Rességuié, évoquait le contexte géopolitique actuel qui n’est pas très réjouissant : « Aujourd’hui, nous avons planté deux arbres, mais des arbres vivants : deux oliviers, qui signifient la paix. Actuellement, la paix dans le monde existe mais pas partout. Il y a quelques années, auparavant, j’étais déjà au conseil, et nous avions planté l’arbre de la liberté, qui est de l’autre côté (de la salle des fêtes) : c’est un tilleul. Donc, entre l’arbre de la liberté et l’arbre de la paix, je pense que nous sommes en sécurité.
Le maire profitait de l’occasion pour énumérer face à son auditoire, tout attentif, les projets 2026 : « Ils sont moins nombreux parce que l’on redémarre avec un nouveau conseil et on a déjà fait beaucoup pendant les six années auparavant ». Mais il a présenté les dossiers en cours et surtout le point essentiel pour la vie du village : l’école.
> Sacristie de l’église de Saint-Etienne
« Ce bâtiment, au fil des ans, s’est détérioré puisqu’il ne fait pas partie de la construction initiale. Et vu le sol argileux, il se détache de l’édifice. Cela ne date pas d’aujourd’hui, peut-être il y cent ans qu’il a commencé à se détacher, puisqu’il y avait une ceinture en béton pour essayer de le rattacher. Les habitants de Saint-Etienne m’ont alerté : qu’est-ce qu’on pouvait faire pour réparer cet édifice patrimonial ? » soulignait-il. Après consultation du conseil municipal, il a été décidé de rebâtir l’édifice à l’identique avec une façade en pierre similaire à l’existante et ceci sur les fonds propres de la commune.
> Gestion du cimetière
Face au manque de place, un cabinet d’experts sera mandaté pour recenser, selon les normes juridiques, les tombes, identifier celles qui sont abandonnées et mettre à jour les concessions. C’est un long processus qui est engagé car il devrait durer au moins trois ans. Des panneaux seront installés sur les tombes concernées dès la Toussaint.
> Acquisition du terrain communal
Un terrain constructible de 8 000 m2 à Saint-Paul a été acquis. Il sera viabilisé et vendu en lots pour attirer de nouvelles familles et soutenir la démographie scolaire.
> Inauguration de la salle des fêtes
L’inauguration est prévue pour le second semestre de l’année afin de remercier les financeurs des dotations et subventions reçues.
> Le défi des écoles
Malgré les éloges passés, un an plutôt, de la DASEN sur le dynamisme des écoles et la qualité des équipements mis en place, un poste d’enseignant sera supprimé à Saint-Paul-de-Loubressac. La raison invoquée est un nombre d’élèves par classe inférieur à la moyenne départementale (16,5 contre 19). La municipalité a dû s’adapter à cette décision que l’on sent lourde de sens. Aussi la rentrée prochaine se fera avec trois classes à trois niveaux. L’équipe municipale est mobilisée pour assurer une transition en douceur. D’ailleurs Le maire a lancé un appel appuyé aux familles de la commune afin qu’elles privilégient l’école locale : « Si tous les enfants de la commune étaient scolarisés chez nous, on n’aurait pas perdu ce poste. » Et de conclure « Il en va de la pérennité de nos écoles et de toute la vie de notre belle commune. »





