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Gourdon : Frédéric Gineste et son équipe marquent leur désaccord au conseil municipal

Le groupe d’opposition a fait entendre une voix critique.

Lors du conseil municipal du 26 avril à Gourdon, le groupe d’opposition mené par Frédéric Gineste a fait entendre une voix critique, tout en revendiquant une démarche « sérieuse et constructive ».

Premier point de divergence : la fiscalité. Les élus ont rappelé que les bases locatives de la commune, héritées des années 1970, sont « nettement supérieures à celles des communes comparables ». Avec leur revalorisation automatique imposée par l’Etat, elles génèrent environ 3,5 millions d’euros de recettes pour le budget communal, mais « au prix d’un effort fiscal déjà très élevé pour les habitants ».

Dans ce contexte, le groupe a souligné une hausse cumulée de la fiscalité locale proche de 20 % depuis 2020. « À ce rythme, c’est l’attractivité même de la commune qui est en jeu », a-t-il avancé, pointant, en outre, un frein à l’installation de nouveaux ménages.

Pour 2026, les élus proposaient un ajustement du taux de taxe foncière (de 41,94 % à 41,60 %) afin d’absorber la hausse mécanique des bases (+0,8 %, soit environ 28 000 euros en 2026). « Un geste simple, lisible, qui aurait permis de stabiliser la pression fiscale et d’envoyer un signal fort », a défendu l’opposition. 

Sur le sujet du budget primitif 2026, plusieurs évolutions par rapport au budget de l’année précédente ont été jugées « difficilement compréhensibles en l’état », notamment la hausse de la ligne « indemnités des élus » passant de 80 500 euros en 2025 à 148 600 euros (+68 100 euros) mais aussi la hausse des « frais de mission et de déplacement » des élus, passant de 600 euros en 2025 à 10 000 euros en 2026 (+9 400 euros).   Les 6 élus ont tenu à souligner « que ces augmentations de 77 500 euros représentent un coût supérieur pour les finances de la commune que la baisse des taux d’imposition proposée ». Au-delà des montants, c’est la cohérence globale qui est interrogée. « Les chiffres traduisent des choix politiques. Encore faut-il qu’ils soient clairement expliqués », a insisté le groupe, qui a évoqué « un manque de lisibilité sur les priorités pour 2026 ».

En cohérence avec ses positions, l’opposition a voté contre le budget primitif. Pour autant, l’équipe de Frédéric Gineste a revendiqué une posture constante : « alerter sans caricaturer, proposer sans bloquer ». Et de conclure : « Notre rôle est aussi de poser officiellement les questions que beaucoup d’habitants se posent. »

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