« L’écologie dans le Lot est orpheline de l’un de ses fondateurs ».
« L’écologie dans le Lot orpheline de l’un de ses fondateurs ». Antoine Soto nous a quittés. Les hommages se multiplient.
> Carole Delga, présidente de la Région Occitanie : « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la disparition d’Antoine Soto, figure incontournable de la vie politique et du militantisme écologiste, qui a marqué notre région. Pendant près de cinquante ans, Antoine a servi ses concitoyens avec beaucoup de convictions et une fidélité sans faille à ses valeurs. Il était de ces élus, qui écoutent, qui bâtissent, qui s’enracinent dans leur territoire. Son long compagnonnage avec Martin Malvy aura marqué Figeac et témoigne de sa capacité à construire des ponts, au-delà des étiquettes, au service à la fois d’un développement durable, d’une justice sociale et du vivre ensemble. Son départ laisse un vide immense à Figeac, en Occitanie, dans le monde écologiste, et bien au-delà. Mais il laisse surtout un héritage : celui d’un homme qui a cru, jusqu’au bout, qu’on pouvait changer les choses par l’engagement local, par le temps long, par la force des convictions, par l’exemple. À sa famille, à ses proches, à ses amis, à tous ceux qui ont eu la chance de militer ou de travailler à ses côtés, j’adresse mes plus sincères condoléances et toute ma solidarité dans ce moment douloureux. »
> Les écologistes du Lot : « Antoine Soto aimait à nous rappeler ses origines. Celles d’une famille de républicains espagnols immigrés, puis déportés à Dachau. Celles de combats contre l’extrême droite, contre toute forme d’injustices, pour la paix. Penseur, acteur, citoyen impliqué, responsable associatif, il rendait hommage à cette histoire familiale au quotidien, par ses actions, ses combats, sa cohérence. En partageant ses réflexions, nous entendions combien la haine, le racisme, le mépris de l’autre et l’égocentrisme n’avaient pas leur place pour une société plus juste, plus écologiste. C’est en effet ce chemin politique, choisi très tôt, qu’inlassablement, sans relâche, Antoine Soto éclairait de son humanisme. Aux côtés de René Dumont, descendant le boulevard Gambetta à Cahors, en vélo en 1974, le jeune Antoine Soto d’à peine 18 ans, se doutait-il qu’il serait, tout au long de sa vie, une référence pour l’engagement écologiste en Occitanie ? très vite conseiller municipal de Figeac, puis adjoint au maire, il sera l’un des co-fondateurs d’Europe écologie les verts. Il en sera le représentant de Midi-Pyrénées au bureau politique national pendant de nombreuses années. Élu adjoint à Figeac jusqu’en 2026, Il aura été candidat à de multiples élections, des départementales, régionales ainsi qu’aux législatives, martelant son opposition par exemple à l’exploitation des gaz de schistes, au nucléaire, son attachement aux énergies renouvelables locales et citoyennes ou encore son combat pour une agriculture bio, locale, accessible en circuits courts. Initiateur et Président de la formidable association d’insertion Regain, qui favorise l’entraide, la solidarité, le lien social sur le territoire du grand Figeac, dans une logique d’économie circulaire, Antoine Soto, sans nul doute, a été l’une des personnes qui a contribué le plus activement à la transition écologique et sociale sur le territoire du grand Figeac, comme au-delà. Au vu de l’histoire et des engagements conduits par Antoine Soto, on comprendra facilement la cohérence de ses valeurs, l’alignement entre ses paroles et ses actes. Antoine Soto était là pour nous rappeler que rien n’est écrit, et tout reste à l’être, tant que nous préservons cette cohérence entre pensée, action et humanisme. C’est un véritable compagnon de route que nous perdons, aux grandes qualités humaines, qui a toujours trouvé les mots pour rassembler et placer l’action écologiste au sein de ses engagements politiques. Ce 04 mai 2026, un phare s’est éteint pour les écologistes du Lot. Nos pensées vont vers sa famille, ses proches auxquels les écologistes du Lot expriment leur plus profonde tristesse et amitiés. »
> Génération.s 46 : « C’est avec une profonde tristesse que Génération.s 46 a appris la disparition d’Antoine Soto, survenue ce lundi 4 mai à l’âge de 77 ans, des suites d’un malaise cardiaque. Figure incontournable de la vie politique figeacoise, il laisse derrière lui une empreinte durable, faite d’engagement, de convictions et d’humanité. Un pionnier de l’écologie politique : Antoine Soto fut de celles et ceux qui, très tôt, ont compris l’urgence écologique. Bien avant que ces enjeux ne deviennent centraux dans le débat public, il portait déjà une vision exigeante et lucide de la transition écologique. Durant près de cinquante ans de mandat local, il n’a cessé de défendre une écologie ancrée dans le quotidien des habitantes et habitants, attentive aux territoires ruraux et à la justice sociale. Un élu de terrain, profondément humain : Au-delà de ses responsabilités politiques, Antoine Soto était reconnu pour sa proximité avec les citoyens. À l’écoute, accessible, toujours disponible, il incarnait une certaine idée de la politique : celle du dialogue, du respect et de l’attention portée à chacun. Son engagement ne se limitait pas aux institutions ; il était présent dans les luttes locales, les associations, et les mobilisations citoyennes. Ancien CPE au collège Masbou, il a également marqué des générations d’élèves qui gardent de lui le souvenir d’un adulte juste, attentif et profondément bienveillant, toujours avec le sourire. Une inspiration pour les générations militantes : Pour Génération.s 46, Antoine Soto restera une source d’inspiration. Son parcours témoigne d’une constance rare dans les convictions et d’un engagement sincère au service de l’intérêt général, du bien commun. Il a ouvert la voie à de nombreuses militantes et militants écologistes, en démontrant qu’il est possible d’allier exigence politique et profonde humanité. Nos pensées à ses proches : En ces moments douloureux, Génération.s 46 adresse ses condoléances et pensées les plus sincères à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à ses camarades écologistes du Lot et au-delà. Enfin, à toutes celles et ceux qui ont croisé sa route et partagé ses combats. Antoine Soto laisse un héritage précieux. À nous désormais de le faire vivre. Il était un exemple. »
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