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Cahors : Monuments aux morts et plaques commémoratives, toute une histoire


Zoom sur la stèle des fusillés de l’avenue du 7ème RI. 

16 monuments et 27 plaques commémoratives à Cahors. C’est à partir de la guerre de 1870-1871 que les noms des hommes qui ont sacrifié leur vie pour la patrie sont inscrits sur des édicules plus ou moins monumentaux. Après les saignées de la guerre de 1914-1918, cette nécessité de préservation de la mémoire est institutionnalisée par la loi du 25 octobre 1919. La Seconde Guerre mondiale voit cet hommage se généraliser, soit par le rajout de noms sur le monument de la guerre précédente, soit par la création de plaques et monuments spécifiques à ce conflit. On peut retrouver l’histoire cadurcienne de chacun dans le fascicule rédigé par Emmanuel Carrère, animateur de l’architecture et du patrimoine de Cahors, et Patricia Girardi, responsable du service des archives de Cahors et du Grand Cahors. A lire en détails ici 

> Zoom sur la stèle des fusillés (avenue du 7ème RI) : le 16 août 1944, vers 20 h30, la Gestapo de Cahors extrait de leurs cellules, après les avoir torturés, quatre prisonniers suspectés d’être résistants et les amène à Regourd pour les fusiller et jeter leurs corps dans un ravin : 

– Jean Méchambre : Né le 23 mars 1907 à Milhac ; victime civile ou résistant. Fils de Louis, Frédéric Méchambre, cultivateur, et Maria Gratias, 33 ans, son épouse, Jean, Roger, Romain Méchambre fut adopté par la Nation par jugement du tribunal civil de Gourdon du 7 janvier 1920, son père étant mort, tué à l’ennemi, aux Hurlus (Marne) le 18 février 1915. Il habitait rue du Bousquet, à Cahors. Il était veuf de Madeleine, Antoinette Ramet qu’il avait épousée le 25 octobre 1930 à Payrignac. On ignore les raisons de son arrestation et de son exécution survenue au moment de la Libération de la Ville.  Il obtint la mention « Mort pour la France ». Considéré comme résistant, il a été inhumé au carré militaire de Cahors. Son nom figure aussi sur les monuments aux Morts de Milhac et Cahors.

– Jean Mirassou : Né le 15 août 1903 à Bordeaux (Gironde) ; comptable ; résistant au sein des FFI. Fils de Jean Mirassou, employé à la compagnie du Midi, et Marie, Alice Besse, Jean, Roger Mirassou épousa Andréa, Albertine Salagnac le 7 août 1927 à Bordeaux (Gironde). il était comptable et habitait Lutard Garros à Bordeaux (Gironde). Il s’engagea dans la Résistance dans le Lot. Il fut fait prisonnier par une patrouille allemande à Pradines alors qu’il se trouvait avec Claude Schaefer. Ce dernier fut abattu après qu’il ait dégainé son arme. Jean Mirassou fut conduit à Cahors où il fut interrogé et torturé. Il fut exécuté par le SD le 16 août 1944, au moment de la Libération de la Ville. Son corps ne fut retrouvé que le 20 août, avenue de Paris, à Cahors.  Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué déporté et interné de la résistance (DIR), et Forces françaises de l’intérieur (FFI). Il fut décoré de la Médaille de la résistance à titre posthume par décret du 5 janvier 1956 paru au JORF du 7 janvier 1956. Son nom figure également sur les monuments aux Morts de Cahors, Bordeaux et Pradines, présenté sur ce dernier monument comme sergent.

– Ulysse Carrié : Né le 8 août 1894 à Bordeaux (Gironde), ; cheminot ; résistant. Fils d’Ulysse, Joseph, Alexandre Carrié et de Rosalie Cadillac, tailleuse, Ulysse Carrié entra au chemin de fer et exerçait le métier de chauffeur de locomotive au service Matériel et Traction, à Cahors. Il était marié à Maria Castagnol, cuisinière, née à Dégagnac, le 21 avril 1890. Lors de son mariage, le 11 juillet 1925 à Paris, XVe arr., il était chauffeur et habitait rue Héricart à Paris. En 1944, il était domicilié 7 rue Fondue-Haute, à Cahors. Le 14 août 1944, vers 18 h, les Allemands s’emparèrent de lui après une perquisition à son domicile. Il fut emmené au siège de la sipo-SD. Le 20 août, chemin de Lapoujade dans le quartier du Regourd, à Cahors, le docteur Alazard accompagné d’inspecteurs de police, appelés par une habitante, découvrirent quatre cadavres enterrés sommairement dans une tranchée creusée par les Allemands sur le bord de la route de Paris. Les quatre hommes avaient visiblement été enchaînés les uns aux autres avant leur supplice. Ils étaient couverts d’ecchymoses et complètement défigurés. Ulysse Carrié fut formellement identifié par son épouse grâce à ses vêtements et ses effets personnels. La date de l’exécution fut estimée par le docteur Alazard au 16 août. Selon son cousin, il appartenait à la Résistance mais les raisons de son arrestation ne sont pas connues et il n’est pas homologué au SHD. Il obtint la mention « Mort pour la France ». Son nom figure également sur le monument aux Morts de Cahors ainsi que sur la plaque commémorative SNCF 1939-1945, à Cahors.

– Joseph Stein : né le 11 octobre 1908 à Anvers (Belgique) ; coiffeur ; victime civile. Josephus Stein naquit à Borgerhout, district de la ville d’Anvers. Il était le fils de Chmoul, Aaron Stein, coiffeur, et Rosina Kesner, son épouse, sans profession. Originaire du Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), il était coiffeur. Le 22 juin 1935 au Havre, il épousa Sarah Mendelevitch, née le 26 octobre 1913 à Paris (ex Seine), XII° arr, commerçante. Il habitait alors au Havre, 5 Quai Georges V. Il obtint la nationalité française par décret 6 février 1940 du paru au JORF le 11 février 1940 (p. 1099) Il se réfugia en 1942 à Caillac. Reconnu et dénoncé comme juif à Cahors le 16 août 1944, il fut fusillé le soir même par le SD, avenue de Paris, au moment où la ville allait être libérée. Son décès ne fut constaté que le lendemain.Son nom figure aussi sur le monument commémoratif de la résistance et de la déportation, au Havre ainsi que sur le monument aux Morts à Cahors. Le Mémorial de la Shoah à Paris, et Yad Vashem à Jérusalem (Israël) le recensent parmi les victimes de la Shoah.

Cette petite stèle de pierre, dont la partie haute a la forme d’une pyramide rhomboïdale, a été implantée non loin du lieu de leur exécution pour rappeler ce tragique événement. 

Source pour les biographies : https://fusilles-40-44.maitron.fr

> Le 18 octobre dernier, Nicolas Regny, secrétaire général de la préfecture et sous préfet de l’arrondissement de Cahors, a présidé la cérémonie commémorative du 23ème anniversaire de la loi du 18 octobre 1999, relative à la guerre d’Algérie et aux combats en Tunisie et au Maroc.

Des gerbes ont ainsi été déposées devant la stèle des Français d’Outre-Mer, des anciens d’Indochine et de la guerre d’Algérie à l’entrée du cimetière de Cahors Ville. 

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