Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors
Search in posts
Search in pages

Cahors-Mercuès : Face aux difficultés de la Clinique du Quercy et du SMR Beauséjour, les élus et la direction en appellent à l’ARS

Explications sur ce dossier sensible. 

Le SMR Beauséjour à Mercuès va fermer dans les prochains jours et une épée de Damoclès plane au-dessus de la Clinique du Quercy… Explications avec Patrick Julou, secrétaire général de Mutami, et président de la SAS de la structure : « La Clinique du Quercy a un statut privé mais son actionnariat est détenu par une mutuelle à but non lucratif. Depuis 2024, nous soutenons financièrement la clinique. Nous sommes confrontés à 2 difficultés : une première d’ordre économique due à la réforme du financement des soins médicaux et de réadaptation (SMR) avec une baisse qui nous impacte de plein fouet et l’autre difficulté qui nous amène à fermer Mercuès, c’est le manque de médecins. Nous sommes dans une situation qui pourrait  toucher le site de Cahors car nous pourrions n’avoir plus de médecins début août.… Depuis plus de 2 ans, nous alertons l’ARS sur nos difficultés, nous n’avons eu aucune réponse… Nous avons sollicité un fonds de l’ARS dédié aux établissements en difficulté, là encore pas de réponse… Nous sommes à un point de rupture. Il y a un projet de coopération  avec l’hôpital de Cahors que nous essayons de relancer… il y a également d’autres pistes à l’étude mais nous restons prudent… »

> Vivien Coste, maire de Cahors, et Sabine Patrolin, maire de Mercuès, ont écrit à l’ARS Occitanie et sont en contact avec le directeur départemental du Lot sur le dossier : « Nous réitérons nos profonds regrets de ne pas avoir été tenu informés de l’imminence de la fermeture de l’établissement de Mercuès et de l’ampleur apparente des difficultés du groupe. Ni les autorités de santé ni Mutami n’ont alerté les élus locaux pourtant en première ligne de la population. Plus largement, notre inquiétude concerne la continuité du parcours de soins, les conditions de prise en charge des patients, l’activité et l’emploi pour notre territoire. Parce qu’il s’agit d’une institution de nos communes, parce qu’elle joue un rôle déterminant dans la prise en charge des personnes âgées, parce qu’elle permet la prise de relais de l’activité du centre hospitalier de Cahors pour des soins médicaux et de réadaptation, nous sollicitons solennellement votre concours et à travers vous, celui de l’ARS Occitanie, pour jouer un rôle d’accompagnement et de facilitateur dans le processus de sauvegarde de l’activité. Si nous mesurons que la SAS Clinique du Quercy fait face à des difficultés financières, de gouvernance et de recrutement de médecins et de cadres, toutes initiatives de l’ARS pour ouvrir la voie à une poursuite d’activité est absolument indispensable, qu’elle implique l’exploitant actuel ou qu’elle facilite les conditions d’une reprise, tant il en va, vous l’aurez compris, d’un sujet de première importance pour notre territoire. La disparition de ces unités ne peut, un seul instant, s’envisager au risque de contribuer, plus largement, à la fragilisation du GHT du Lot. »

> Aurélien Pradié, député du Lot, a également adressé un courrier au directeur général de l’ARS Occitanie,  : « La situation de la Clinique du Quercy située sur deux sites, Cahors et Mercuès, a désormais atteint un seuil d’une gravité majeure. J’ai déjà pu vous alerter par le passé ainsi que les autorités de santé départementales sur l’état financier alarmant de l’Etablissement. Aujourd’hui, en l’absence d’une présence médicale, le site de Beauséjour de Mercuès est fermé. Les patients ont été transférés à la Clinique du Quercy. Ce changement occasionne pour eux et pour le personnel, des difficultés importantes d’organisation, de gestion et de prise en charge. C’est la survie même de cette structure de soins, fondamentale pour les patients âgés, qui se pose à nous. L’inaction des autorités de santé depuis plusieurs mois d’alerte est incompréhensible et inacceptable. Envisager qu’un tel établissement avec ses services et son savoir-faire, puisse s’arrêter dans l’indifférence serait une faute majeure, préjudiciable à notre territoire. C’est la raison pour laquelle je vous demande une mobilisation d’urgence sur ce dossier. »

Partager :