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Souillac – Cité de la mode : « Les Italiens jouent les victimes »


La mise au point de Raphaël Daubet, président de Cauvaldor.

Pour la 1ère fois, dans le dossier de la Cité de la Mode et des Arts Créatifs de Souillac, Raphaël Daubet, président de Cauvaldor, s’exprime en dehors d’une séance du conseil communautaire : « Après 8 mois de vaines tentatives pour obtenir un engagement de Roberto Bonati sur les terrains des Aubugues, j’ai acté la rupture de confiance avec cet intermédiaire italien, en séance du conseil communautaire du 25 janvier dernier. Cette décision faisait suite à une proposition abracadabrantesque de Monsieur Bonati (le 6 janvier, il demandait à Cauvaldor de prendre en charge le projet et son financement !). Cette proposition mal rédigée, Roberto Bonati n’a même pas jugé utile de nous l’adresser directement, ni à notre conseil juridique ni à moi-même. Elle m’a été remise par Gilles Liébus, sans même un courrier d’accompagnement ou un en-tête de société, ni même le nom d’un rédacteur… Aujourd’hui, Roberto Bonati, visiblement informé de mes prises de position, tente par une pirouette de faire croire à un retrait volontaire de sa part pour s’exonérer de ses responsabilités. Dans un mail de réponse adressé à Maître Marchesini, avocat conseil de Cauvaldor, qui l’interrogeait sur sa proposition ubuesque, il prétexte être « victime d’un règlement de compte politique » et m’attaque personnellement en cherchant bien entendu à me rendre responsable de ce fiasco. Etonnamment et contrairement à l’usage dans une relation d’affaires, ce simple mail est adressé en copie à Monsieur Liébus et à sa belle-sœur Madame Jeanne Cere, présidente de l’Association Souillac Espérance. Ils pourraient s’en prévaloir. Il est donc permis de douter de la motivation réelle de cette manoeuvre. Est-elle en réalité destinée à me nuire ? Les liens particulièrement forts unissant monsieur Bonati à Gilles Liébus et Hugues Lallemand ressortent avec évidence dans ce courrier. D’ailleurs, il rappelle qu’il n’est pas venu de sa propre initiative à Souillac et écrit « nous sommes venus dans votre territoire à la demande de monsieur Gilles Liébus ainsi que de monsieur Hugues Lallemand», avec lequel il affirme avoir réalisé des opérations antérieures dans la Vienne. Nous ignorons d’ailleurs lesquelles. Monsieur Bonati privilégie les propos colportés par voie de presse aux échanges directs que nous avons pu avoir avec lui. Il dévoile aussi avoir été en contact avec Gilles Liébus. Il évoque de manière répétée des questions de nature politique auxquelles il devrait en toute logique rester étranger. En revanche, comme à son habitude, il ne répond pas aux questions qui lui sont posées sur la nature du projet ou l’identité des investisseurs (rappelons que R. Bonati n’est qu’un intermédiaire censé nous mettre en contact avec des investisseurs). En fait Monsieur Bonati ne se désengage pas, il n’a jamais été engagé. Cauvaldor l’est déjà beaucoup et sera contraint d’augmenter les impôts pour absorber la dette de 2,5 millions d’euros, ce qui est plus grave que la calomnie dont je suis personnellement victime. La décision que j’ai annoncée le 25 janvier, au vu de ces nombreuses opacités a été validée à l’unanimité par le Comité exécutif de Cauvaldor le 1er février dernier. J’ai chargé Me Marchesini d’étudier les éventuelles suites judiciaires à donner à ce naufrage qui coûtera cher à la collectivité et à nos concitoyens. Je forme désormais le voeu que nous trouvions pour Souillac et les Souillagais un vrai projet. Quoi qu’ils puissent imaginer, ils pourront compter sur mon engagement sans esprit de revanche, toujours dans l’intérêt général. »

> Maître Marchesini du cabinet LLC avocats qui conseille Cauvaldor :

« Ma mission consiste à la fois à protéger les intérêts de Cauvaldor mais aussi à sécuriser juridiquement les relations avec les porteurs de projet représentés par Monsieur Bonati. J’ai été choisi car je suis spécialiste en droit public économique. Au demeurant, je parle italien ce qui permettait en tant que de besoin d’échanger plus aisément avec d’éventuels juristes transalpins. A la réunion du 31 août 2020 de reprise en main du dossier, Monsieur Bonati a d’ailleurs accepté de me mettre en relation avec son conseil juridique pour que nous puissions ensemble rédiger un protocole d’accord et aboutir à une signature au plus tard le 31/12/2020. Mais je n’ai jamais reçu les coordonnées d’un confrère avec qui travailler. J’ai donc tenté de joindre directement Monsieur Bonati, sans succès. Pour amorcer les discussions, j’ai rédigé une proposition de protocole qui a été envoyée à Monsieur Bonati. J’ai également participé à une réunion du groupe de travail constitué à parité d’élus de Souillac et de Cauvaldor. Dans le cadre des débats sur ce projet de protocole, j’ai proposé que l’interlocuteur privilégié des porteurs de projet soit le maire de Souillac puisqu’il avait initié des contacts avec Monsieur Bonati. Toutefois, ce dernier a considéré que cette responsabilité revenait à Cauvaldor. Nous n’avons pas eu de retour dans les délais mais seulement courant janvier avec un amendement pour le moins surprenant. Entre autres, Monsieur Bonati proposait  de constituer une SEM (Société d’Economie Mixte), ce qui revenait concrètement pour Cauvaldor  à supporter 50% au moins du coût total de l’investissement. Or, la philosophie du projet tenait au fait qu’il s’agissait d’une affaire d’investisseurs privés ; seuls les terrains devaient être acquis par Cauvaldor et viabilisés pour ensuite leur être revendus. Cette proposition dénaturait donc le projet initial. Tout cela laissait à penser qu’il n’y avait pas d’investisseurs privés sur ce projet dont nous ne connaissons toujours pas les contours exacts. L’on peut comprendre, dans ces conditions, le désarroi des élus qui souhaitent un projet économiquement viable pour leur territoire. Pour l’heure, Cauvaldor en est quitte pour l’achat de 2,5 millions d’euros de terrains qu’il faudra bientôt rembourser à l’Etablissement Public Foncier. »

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