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Sibelle, les sénatoriales, les catastrophes au Maroc et en Libye et l’avenir éclairci de l’hôpital 


Chaque samedi, l’actualité lotoise vue par Philippe Mellet et surtout par ses chats. 

Lundi._ Victime d’un accident de la route, la sénatrice socialiste Angèle Préville est hospitalisée. Avec ma protégée féline, nous lui souhaitons bien évidemment un prompt rétablissement. Reste que candidate à sa succession, l’intéressée doit évidemment modifier son emploi du temps et faire campagne différemment. C’est il faut bien le dire assez incroyable pour ne pas dire inquiétant : il aura fallu ce fâcheux et regrettable événement pour que cette élection – le scrutin est fixé au dimanche 24 septembre – retrouve quelque écho auprès du grand public. Certes, on savait déjà, dans le Lot, que la gauche partait divisée à la bataille, que la droite ne s’y était guère investie, et que de toute façon, seuls les grands électeurs (on en dénombre un peu plus de 660 dans notre département) étaient convoqués aux urnes. Mais cette indifférence relative est regrettable. C’est oublier que le Sénat a acquis une importance nouvelle depuis 2017 et l’élection du président Macron. Son poids s’est même renforcé encore en 2022 et l’élection d’une chambre des députés sans majorité absolue pour le camp présidentiel. C’est oublier aussi voire surtout que la tradition historique a fait du Lot et de ses sénateurs un « réservoir » de grands hommes d’État durant la seconde moitié du XXème siècle. Pour ne citer que les défunts, on pense évidemment à Gaston Monnerville, qui présida la chambre haute, et à Maurice Faure. Pendant ce temps, les médias nationaux publient déjà des sondages sur la présidentielle de 2027. « Dommage mais restons confiants » me glisse Sibelle. « Dès le 24 septembre, nous saurons quoi qu’il advienne qui aura mission d’aller plaider la cause lotoise au Palais du Luxembourg et d’y répéter la maxime du cher Maurice Faure… Nous sommes pauvres, mais nous sommes beaux. » 

Mardi._ Séisme au Maroc, inondations en Libye. Des milliers de victimes, des images terribles. Alors que la solidarité s’organise, y compris dans notre département, au-delà des bisbilles diplomatiques, des questionnements scientifiques, ces catastrophes nous plongent évidemment dans un désarroi immense. Elles nous renvoient à nos propres fragilités, à nos doutes, à notre impuissance. Ma protégée dit son admiration pour les chiens qui savent apporter leur concours aux sauveteurs pour déceler la présence de survivants. Et à tous le moins de corps. Car on enterre déjà certains quand d’autres sont encore sauvés plusieurs jours après, protégés miraculeusement par des poches d’air au milieu de tonnes de gravats. « Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou », avait prévenu Albert Camus. Tant pis. Soyons fous. Continuons de croire que l’on va savoir sauver, soigner, puis reconstruire. 

Mercredi._ Il y a aussi des bonnes nouvelles, quand même. Sibelle me glisse sous les yeux un article du quotidien local. La direction du centre hospitalier de Cahors y explique que des recrutements de praticiens ont eu lieu ou sont programmés, de même que sont planifiés des travaux. L’épisode survenu en août quand la maternité – désormais la seule du département – fut « fermée » l’espace d’un week-end aura été cependant été un sacré électrochoc. Au moins sait-on ici pourquoi paie-t-on des impôts et verse-t-on des cotisations sociales. « Nous employons plus de 130 praticiens, mais aussi plus de 300 infirmières. Comme sur le plan national, nous constatons que le taux de vacance s’est réduit, c’est un léger frémissement positif. Grâce à cela, nous rouvrons des lits. Il n’y a pas si longtemps, on en fermait. Mais ça reste fragile » remarque encore le directeur. Ma protégée apprécie l’expression à sa juste valeur : « Un léger frémissement positif ». On en redemande, dans tous les domaines. 

Jeudi._ Frémissement positif également sur le plan de la fréquentation touristique. Alors que la saison estivale n’est pas achevée (il y a une clientèle particulière en septembre), on note d’ores et déjà un +4 % dans le département par rapport à 2022. Mais il y a surtout des évolutions. Le changement climatique n’y serait pas étranger puisque les vacanciers ont tendance à décaler leurs séjours pour échapper aux canicules. Reste aussi, inflation oblige, qu’ils se déplacent moins loin et dépensent moins. Hors les chiffres, avec ma protégée, on se questionne aussi sur un point sensible que les statistiques n’évoquent pas : cet été plus encore que l’an dernier, nous avons affronté des hordes de moustiques. Et pas seulement des « tigres ». Petits ou grands, ils ont gâché nos apéros sur le bolet et nos siestes digestives. Faut-il se résoudre à l’idée qu’il va falloir désormais vivre avec ? Nous serons peut-être sauvés par la science. Une start-up toulousaine a mis au point des boîtes intelligentes qui capturent et piègent les moustiques en diffusant des phéromones. « Des phéro… quoi ? » me coupe Sibelle. « Des substances chimiques qui stimulent la sexualité » lui réponds-je doctement, avec quand même un œil sur Wikipédia. Je la rassure au cas où : « Ces phéromones-là sont évidemment adaptées aux moustiques ». 

Vendredi._ Nous mettons au point avec ma belle notre programme pour les journées du patrimoine. Soit dit en passant, vous avez vu ? C’est le château fort de Sedan qui cette semaine a été élu monument préféré des Français sur la 3, un événement et une émission concoctés par l’incontournable Stéphane Bern. Ayant passé mon enfance et ma jeunesse à Sedan, je roule donc des mécaniques. Cela étant, à observer le programme lotois, j’admets (et je sais depuis longtemps) que le Quercy n’a rien à envier aux Ardennes. D’ailleurs, ici, les deniers gros dommages datent des guerres de religion. Dans la vallée de la Meuse, il y eut les guerres du XXème siècle. Bref. Où allons-nous traîner nos guêtres ? Dans quel château ? Dans quel musée ? Dans quel village ? « Un seul impératif. Nous devons êtres rentrés dimanche à 17 heures dernier carat. Marseille reçoit Toulouse en L1… » me prévient Sibelle. Ballon ovale, ballon rond, et parfois ballon de rouge ou de blanc sec. Tout roule ! Certains stades et certains vins font évidemment partie, c’est évident, du patrimoine ! 

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