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Sibelle et le plan de relance


Chaque samedi, l’actualité lotoise vue par Philippe Mellet et surtout par ses chats.

Quelques chiffres valent souvent plus que de longs discours. Ainsi, on a appris cette semaine à l’occasion du débat d’orientation budgétaire que « le Département prévoit d’investir 58 M€ en 2021, soit 10 M€ de plus que l’année dernière pour accélérer la relance du territoire ». L’aménagement du numérique, l’éducation et les infrastructures routières seront les postes privilégiés par cette enveloppe. Il a été rappelé par ailleurs qu’en 2019, quand on recensait 165 € de dépenses d’investissements directs par habitant dans le Lot, dans les départements équivalents (moins de 250 000 habitants), le montant n’était en moyenne que de 146 €. Enfin, même s’il faut tenir compte des dépenses imprévues liées à la crise sanitaire (achat de masques, primes aux personnel, soutien aux entreprises, aux associations et aux publics fragilisés), il a été acté que les impôts ne seraient pas augmentés, la capacité d’emprunt du Département restant importante.

Lecture faite de ces informations somme toute rassurantes, ce qui n’est pas si fréquent en ces temps mortifères, Sibelle s’est aussitôt tournée vers moi : « Et qu’en sera-t-il du budget 2021 pour notre foyer ? » Je m’attendais évidemment à cette interpellation. J’ai donc enfilé le costume des journalistes économiques, chaussé mes lunettes et fait appel aux métaphores habituelles : « N’ayant pas la marge de manœuvre du président Rigal, je crains qu’il faille réduire la voilure, notamment en terme de fonctionnement. »

Ma protégée féline a fait la moue, attendant le verdict. « Pas question de toucher aux chapitres essentiels. En l’espèce, la nourriture et la santé. En revanche, pour le non essentiel (sic), quelques habitudes seront peut-êtres affectées à la marge. Voire davantage. Il faudra trier dans les abonnements liés aux programmes télé (football, séries), les dépenses de confort ou de décorum (re-sic), comme la clim en été ou les polaires de luxe en hiver. Nous allons réunir une commission ad hoc afin de préciser tous ces points. » Ma tigresse domestique s’est alors voulue philosophe : « Une commission ad hoc pour expliquer comment faire tintin, il fallait y penser. »

Sur ce, un autre poste de dépense est réduit de facto. En raison de la pandémie et des recommandations des autorités, le budget dévolu traditionnellement aux bombances des 24 et 31 décembre est revu à la baisse. Pour autant, devant le petit sapin installé dans le salon de la maison, sur les hauteurs du village, nous ne serons pas seuls. Mais même en comptant Sibelle, nous ne dépasserons pas pour autant la jauge prescrite des six convives.

Puisque cette chronique est la dernière avant Noël, j’en profite pour avoir une pensée chaleureuse et solidaire envers celles et ceux qui seront seuls pour ces fêtes, ou qui seront au travail. Je pense aussi aux enfants en souffrance, pour toutes sortes de raisons. Il n’y a pire injustice que de ne pouvoir goûter un peu de cette magie de Noël et de ne se forger ainsi des souvenirs qui restent gravés à jamais. Je me revois gamin blondinet réveillé en pleine nuit, dans la maison de mes grand-parents, près de Sedan, descendre l’escalier dans mon pyjama froissé, puis me frotter les yeux devant le sapin et la crèche aménagée sur fond de papier rocher. Le petit Jésus était né et le père Noël était passé. Il y avait plus de cadeaux que de chaussures. On les déballait avec mes frères et ma sœur, les adultes multipliaient les « Oh ! » et les « Ah ! », mon père filmait en super 8 et ma mère servait les gaufres et le chocolat chaud avec ma grand-mère : c’était la tradition. Quand arrivait le moment de remonter se coucher, c’est peu dire que l’excitation était grande et que le sommeil ne revenait pas tout de suite.

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Je laisse le mot de la fin à Sibelle, très sérieuse, si, si, sur ce coup-là : « La magie de Noël, certes. Mais il reste une énigme. Tout le monde n’habite pas une vieille maison quercynoise dotée d’un cantou large de deux mètres. Alors j’aimerais savoir une bonne fois pour toutes : comment il fait, le père Noël, dans les logements où il n’y a pas de cheminée ? » Nous allons devoir créer une commission ad hoc pour répondre à cette question tout sauf anecdotique.

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