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Sibelle et l’affaire Griveaux


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Chaque samedi, l’actualité lotoise vue par Philippe Mellet et surtout par ses chats.

Avec Sibelle, le rituel matinal ne souffre pas d’exception. Généreuse écuelle de croquettes et coupelle d’eau fraîche pour mademoiselle, bol de Ricoré, tartines au beurre salé et confiture de fruits rouges, sans oublier un petit verre de jus d’orange pour monsieur. Nous avons hélas le réflexe d’allumer la télé, dans le salon, comme s’il s’agissait d’un poste de radio de jadis, pour écouter les nouvelles via une des nombreuses chaînes d’info. Hier, débuté dans la torpeur, notre petit-déjeuner vira en quelques secondes en épisode de telenovela brésilienne mâtinée de Baron Noir ou autre série sur fond de scandale politico-médiatico-sexuel. On apprenait que le sieur Benjamin Griveaux se retirait de la course à la mairie de Paris pour cause de diffusion de vidéos à caractère privé.

Avec ma protégée féline, depuis notre repaire sur les hauteurs du village, comme chacun(e), nous avons d’abord été stupéfiés. Par l’information elle- même. Et dans un second temps, par les commentaires des élus, experts, journalistes. J’ai expliqué à Sibelle que les réseaux sociaux et certaines des nouvelles pratiques journalistiques induites par la course à l’audience (y compris voire d’abord sur le web) ne faisaient somme toute qu’amplifier une tradition bien française.

Notre cher et vieux pays n’a pas attendu Twitter et BFM pour faire son miel des débordements affectifs ou carrément sexuels de ses élites. J’ai rappelé à ma tigresse domestique que déjà, alors que se profilait la Révolution, on diffusait à Paris des libelles peu soucieux de déontologie (le mot existait-il seulement ?) ou de respect de la vie privée sur la libido supposée de la reine Marie-Antoinette. Plus tard, il y eut l’affaire Boulanger. Et à l’orée du XXe siècle, la mort du président Félix Faure en galante compagnie. Les chansonniers n’y allèrent pas de main morte. « Il voulut être César et ne fut que Pompée », « la Pompe funèbre »… Quelques décennies plus tard, on prêta au président VGE des liaisons qui s’achevaient de manière accidentelle à l’heure du laitier et plus récemment, ce fut l’affaire DSK alors que les réseaux dits sociaux n’étaient encore que balbutiants. « Tout cela est vrai mais rien ne justifie qu’on retombe dans de tels travers » trancha ma belle. « Il y a des traditions françaises plus respectables et plus nobles. » J’en ai convenu. Non sans ajouter que demeurait un mystère : est-ce un hasard si cette affaire a éclaté le jour de la Saint-Valentin ?

Parmi les saines traditions, donc, à mettre en avant, ou plutôt à remettre en avant, dans notre belle région, il y a celle de l’exploitation de la laine de nos chères brebis du Quercy, celles dont les lunettes noires semblent défier le soleil des causses ! C’est tout l’objet de l’association la Caussenarde dont le siège est à Livernon. Elle regroupe des passionné(e)s qui souhaitent restaurer les usages de jadis, quand la laine de nos ovins était filée, teinte, tricotée, devenant étoffe de qualité ou garniture de matelas ! Mieux, selon l’association, elle pourrait constituer un formidable isolant. Espérant faire revivre cette pratique (la dernière filature lotoise a fermé ses portes dans les années 70), les bénévoles de la Caussenarde publient un livre consacré à l’histoire de ce savoir-faire tombé en désuétude et qu’il convient de relancer. Voire de valoriser pour que ces laines de nos brebis constituent une nouvelle filière économique. Une souscription est lancée. Tous renseignements sur « www.lacaussenarde.org ». Sibelle d’abord enthousiaste finit cependant par se montrer dubitative. « Qu’il ne vienne pas à l’esprit de quiconque de s’intéresser à mes poils ! »

Photo @DR

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