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« Les enfants manquaient d’oxygène » : Deux personnes condamnées pour avoir tagué l’école de Cajarc pendant la pandémie


Un homme et une femme étaient jugés ce jeudi pour avoir dégradé l’école élémentaire de Cajarc en janvier dernier avec des inscriptions antivax. A la barre, ils expliquent avoir fait cette action pour dénoncer les protocoles sanitaires qui étaient en vigueur à l’époque.

« École de la honte », « stop co-labo », « tous complices »… Ces inscriptions avaient été retrouvées sur l’école élémentaire de Cajarc au petit matin du 25 janvier 2022, en pleine pandémie du Covid-19. Leurs auteurs, une directrice périscolaire de 27 ans et un auto entrepreneur en bâtiment de 35 ans, comparaissaient ce jeudi 24 novembre devant le tribunal correctionnel de Cahors. Outre les dégradations et les injures publiques, ils étaient également jugés pour avoir refusé de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques et de prélèvement biologique lors de leur garde à vue.

« L’école était devenue un lieu où les enfants manquaient d’oxygène à ce moment-là. Ils étaient testés trois fois par semaine, c’était démesuré », avance la prévenue. « Dans une société, c’est important de défendre les plus faibles et de se mobiliser pour l’intérêt général. Aujourd’hui, on empêche les enfants de respirer ». A ses côtés, l’homme reste presque muet. Les rares fois où il répond aux questions du tribunal, elle lui souffle les réponses. Pour le parquet, « les enseignants ont été heurtés par ces messages. En France, il y a suffisamment de moyens d’expression pour éviter ce genre de propos qui rappellent une période particulièrement grave de notre histoire ». S’il fait référence aux affiches « co-labo » retrouvées sur les murs de l’école, la prévenue nie toute référence à la seconde guerre mondiale et traduit cette locution par « avec les labos ».

L’affaire aurait très bien pu se régler ailleurs qu’au tribunal correctionnel s’il n’y avait pas eu ces refus d’identification . Quand le président lui demande si le jeu en valait la chandelle, la jeune femme rétorque : « Cela me paraissait plus cohérent de venir devant vous plutôt que de m’exprimer devant les gendarmes ». Après s’être finalement excusée auprès des professeurs, elle admet : « Si c’était à refaire, je ne le referai pas dans les mêmes modalités ». Le tribunal tranche : ils écopent tous deux de 105 heures de travaux d’intérêt général à effectuer dans un délai de 18 mois et d’une amende de 200 euros.

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