Intervention du sénateur du Lot lors de l’audition de Marie-Ange Debon.
Auditionnée le jeudi 29 octobre dernier par la délégation aux collectivités territoriales du sénat, Marie-Ange Debon, présidente-directrice générale du Groupe La Poste, a été interpellée par le sénateur du Lot. À cette occasion, Jean-Marc Vayssouze-Faure a rappelé que l’entreprise avait déjà été alertée par le député Christophe Proença sur la dégradation du service postal subie par les Lotoises et les Lotois.
« Dans nos villages, La Poste est souvent le tout dernier service de proximité. Fermer un bureau de poste, c’est plonger tout un bassin de vie dans un sentiment de déclassement » a indiqué le sénateur avant de dénoncer des situations locales portées à sa connaissance : fermetures de bureaux de poste, modifications d’horaires d’ouverture de guichets, suspension de la distribution certains samedis, retards dans l’acheminement du courrier, restriction des horaires d’accueil aux guichets France Services, fermeture momentanée des boîtes de relève du courrier, etc. Preuves à l’appui, Jean-Marc Vayssouze-Faure a cité les difficultés rencontrées dans les communes de Cressensac-Sarrazac, Limogne-en-Quercy, Rudelle, Salviac, Luzech, Catus, Assier, Martel, Vayrac, Lacapelle-Marival et Glanes.
Regrettant le désengagement de l’État dans un contexte budgétaire contraint, le sénateur a assuré qu’il serait le premier à « monter au créneau face aux restrictions des moyens du Groupe La Poste qui affaiblissent ses effectifs et son maillage territorial ». Il a cependant demandé à la dirigeante « des garanties pour la vitalité de nos communes ».
Lors de son intervention, le parlementaire a rappelé que la loi exige qu’au moins 90 % des habitants d’un département vive à moins de cinq kilomètres ou à moins de vingt minutes en voiture d’un point de contact postal. Le sénateur a rappelé que le taux du Lot est tout juste de 90,5 %. « Nous sommes à la limite, nous n’accepterons pas de basculer » a averti Jean-Marc Vayssouze-Faure.
S’agissant des fermetures de bureaux de poste, l’ancien maire de Cahors a confirmé à Marie-Ange Debon qu’il serait particulièrement vigilant quant à l’application de la règle aux termes de laquelle la fermeture d’un bureau de poste ne peut intervenir sans l’accord préalable du maire de la commune concernée.
Enfin, Jean-Marc Vayssouze-Faure a demandé à la présidente-directrice générale de veiller à ce que le maintien des points de contact soit garanti, notamment lorsque ce service est assuré par un commerce de proximité contraint de fermer ses portes. Il a donc demandé que la fermeture d’un commerce entraînant, de fait, la fermeture d’un point de contact donne lieu à une solution de remplacement.
Activement mobilisé sur l’enjeu du maintien des services de proximité, le sénateur reste pleinement vigilant et à l’écoute des difficultés rencontrées sur le terrain.





