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De l’intérêt d’étudier dans une ville excentrée aux dégâts des sangliers en passant par les bons mots de Galthié 


Où il est question du #Lot et des #Lotois sur les réseaux sociaux. 

– On débute par cette interview publiée sur le site spécialisé Mister Prépa (qui se présente comme « média de référence pour les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) réalisé par des étudiants engagés ») d’Aurélie Perez-Tellier, professeur d’ESH (Économie, sociologie et histoire du monde contemporain) au lycée Clément-Marot de Cahors depuis 2016. Pourquoi avoir choisi d’enseigner cette discipline dans le Lot, demandent nos jeunes confrères. Réponse : « J’ai toujours eu un goût prononcé pour l’économie et les enjeux dont cette discipline est porteuse. De manière un peu provocatrice, je dis souvent que l’économie, c’est de la vie quotidienne… Par exemple, en période de crise ou d’inflation comme ces derniers temps, nos vies sont réellement affectées. De plus, le projet cadurcien entrait pleinement dans la poursuite de ma mission républicaine. La possibilité pour chaque enfant d’avoir la position sociale qui correspond à ses capacités est fondamental dans les sociétés modernes. Permettre à chaque élève d’accéder au plus haut de son potentiel intellectuel est une très belle idée, motivante, car elle correspond à la société dans laquelle j’ai envie de vivre… »

– On demande ensuite à l’enseignante de décrire cette classe et son environnement. On lit : « La CPGE ECG du Lycée Clément Marot s’est ouverte en 2016 sur la base d’un petit effectif (24 places). Cahors est un endroit assez enclavé géographiquement et n’est pas la représentation qu’on se fait d’une ville étudiante. Aussi la CPGE de Cahors est-elle la seule prépa du Lot à destination des bacheliers généraux. L’objectif était de pousser les ambitions des jeunes lotois vers le haut. Il y avait donc matière à défi ! Cependant Cahors est une ville où il fait bon faire ses études. C’est un endroit calme, excentré et donc loin des potentielles sources de distraction, idéal pour faire une prépa pour un étudiant motivé ! Le mot d’ordre était d’avoir un environnement bienveillant et accueillant pour les étudiants, avec une ambiance de travail propice à une proximité forte entre les étudiants et les professeurs permise par le petit effectif avec pour objectif d’amener les étudiants au plus haut de leur potentiel, sans le dépasser pour ne pas les abîmer psychologiquement. Cela se retrouve dans beaucoup de prépas aujourd’hui. De ce point de vue, la prépa est un moteur d’épanouissement intellectuel. » Voilà : un endroit calme, excentré et donc loin des potentielles sources de distraction : vous êtes prévenu ! 

– Nos confrères de France 3 se sont penchés sur les dégâts importants causés par la prolifération des sangliers. Ils ont interrogé Jean-Luc et Corinne Maurel, éleveurs bovins installés à Lherm : « Il y a dix ans de ça, les sangliers ne retournaient pas les prairies. Depuis 7- 8 ans, c’est de pire en pire ». Sur leur exploitation, plus de 9 hectares de prairie ont été détruits. Alors que la préfète a annoncé l’allongement des périodes de chasse, il faut aussi compter avec le coût des indemnisations. « Dans certains endroits, si ça continue les agriculteurs seront chassés par les sangliers, il n’y aura plus d’agriculture possible. Et d’un autre côté, les chasseurs qui nous indemnisent les dégâts, ne seront plus en capacité financière de nous indemniser » a indiqué à France 3 Thierry Noireau, président de la commission des dégâts des gibiers à la FDSEA 46. En 2023, la note s’est élevée à 800 000 euros.

– Vice-président PS du Conseil départemental, ancien chef de cabinet du ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, Rémi Branco était l’invité cette semaine du magazine C Ce Soir sur la 5. S’exprimant sur crise agricole, il a notamment indiqué : « Il a fallu qu’on menace Rungis pour qu’il y ait des contrôles qui soient faits. La loi est là mais on doit contrôler les centrales d’achats. » Sous-titré « Loin des villes, loin du cœur », son ouvrage « La gauche veut-elle regagner les campagnes ? » est par ailleurs plutôt bien accueilli. Que ce soit par des élus ou militants, mais aussi par les médias nationaux. Ainsi, on a pu lire cette semaine dans Le Monde sous la plume de Camille Bordenet :  « Tandis que les gauches cogitent autour de la reconquête du vote populaire rural pour espérer enrayer la montée du Rassemblement national (RN), l’élu lotois de 39 ans apporte une contribution nourrie du terrain, à la façon du député « insoumis » François Ruffin depuis la Somme. Un examen de conscience sans concession quant aux raisons qui ont conduit la gauche à « perdre pied » dans les campagnes. Au risque, met-il en garde, de disparaître. »

– Autre élu lotois, autre bord politique, autre auteur également (il continue du reste la promotion de son ouvrage « Tenir bon » et annonçait cette semaine des rencontres-dédicaces à Tulle, Villeneuve-sur-Lot, Le Mans, Périgueux…), le député LR Aurélien Pradié a dit tout le bien qu’il pensait cette semaine de l’opération initiée par le gouvernement consistant à à envoyer des kits pédagogiques sur les Jeux olympiques, comportant une pièce commémorative de 2 euros, aux écoliers et à leurs enseignants.  « La politique de la gabegie, de l’infantilisation et de la propagande narcissique. Cette affaire n’est pas anecdotique. Elle dit tout de ce qu’est devenue l’action politique et de ce qu’est la macronie. Affligeant. »

– Longtemps épargné par les critiques (tant celles des supporters que du côté des médias), le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié a répondu cette semaine à ses détracteurs. Le natif de Montgesty a prouvé qu’il avait le sens de la formule. Ainsi a-t-il déclaré, rapporte L’Equipe : « On entend qu’il faut changer les joueurs. L’équipe de France, ce n’est pas la Star Academy ou Koh Lanta. Certains joueurs sont moins performants, ils ont le droit. Ce sont des êtres humains. La résilience se fait collectivement. Nous sommes toujours dans ce travail. Rien ne dit que le changement fonctionne. Nous sommes convaincus que ça ne marchera pas comme ça en changeant tout. On croit fortement en nous. Nous allons gagner à nouveau. Nous allons retrouver notre meilleur niveau. »

– Notre plongée dans les archives nous amène à lire ou relire un écrivain lotois tombé sinon dans l’oubli, tout du moins ce que l’on désigne pudiquement comme une forme de purgatoire : Elie Richard (1885-1976). Né à Cahors, il gagne Paris au début du XXème siècle et fonde au sortir de la Première guerre une maison d’édition et une revue, Images de Paris, où sont publiés des inédits d’auteurs reconnus (Pierre Mac Orlan, Stéphane Mallarmé) ou des jeunes poètes qui feront parler d’eux, comme un certain André Breton ! Par ailleurs rédacteur en chef de quotidiens en vue (Ce soir, Paris-Soir), Elie Richard est enfin l’auteur de romans, nouvelles, essais et de pièces de théâtre radiophonique. Voici les premières lignes de « Clamadieu », paru en 1934 chez Gallimard (excusez du peu). Vous pouvez lire la suite sur le site Gallica BNF ou en rendant visite à votre bouquiniste préféré.

– « L’automne apparaissait dans ce pays de bois et de monts : c’était un personnage. Des silences imprévus, un goût de rouille, des brumes, les artifices du climat l’annonçaient depuis quelques jours. On le respirait dans les chemins, parmi les restes du château et jusque dans sa maison, la maison Pyroll, attachée au flanc du roc. Il mit un pied dehors ; d’un regard, il parcourut rapidement l’espace. Le ciel du matin était vert ; des poudroiements roses, ci et là, s’y glissaient. L’œil du chasseur lisait le destin d’une journée qui serait marquée dans sa vie. Ainsi, au temps où il partait dès l’aube pour les chantiers, au temps où il bâtissait les maisons des villages, les ponts, les églises des villes, les moulins, il étudiait un moment la terre étalée. Elle était coupée de routes claires ; la ferme Hurtebise, de l’autre côté du fleuve, à mi-côte, s’éveillait. On pouvait compter ses bâtiments aux lignes massives, romanes encore à la substructure, portant des toits et des pigeonniers de la Renaissance ; l’activité des hommes ranimait les pièces de terre, brunes ou rouges, et les rumeurs dans l’air frais flottaient, assourdies par l’ouate du brouillard. Au-dessus de la ferme, le plateau pierreux que l’on appelait le Désert s’étendait à l’infini. Depuis son roc, Clamadieu suivait, courant, de l’orient à l’occident, la vallée embrumée, gisant encore dans son rêve de ruminant et, dominant l’espace, les hauteurs rocheuses, boisées, creusées de gorges noires et de couloirs venteux. Là, il avait vécu une jeunesse enivrée de libres jeux. L’espace, la nature appartenaient à des garçons hardis, Jean Saint-Senoch, fils du notaire, Simon Lustabal, petit paysan des Causses qui, par droit de naissance rustaude, les rossait, d’autres, d’autres… Et là, plus près de lui, encore, Mont-Saint-Loup : à ses pieds, il voyait les toits de tuile brune qui fumaient lentement. Les ruines du château roman et la massive tour de l’église s’éclairaient doucement au-dessus du village. La maison, celle du baron Pyroll, à l’écart, parmi les buissons noirs et les figuiers sauvages, respirait la tiédeur de la nuit. Cependant, Paris, le monde, par-dessus les accidents de la terre, par delà les vieilles songeries, appelaient Guilhem d’un accent impérieux. Mais un homme robuste, un homme de quarante ans, s’il ressent vivement l’enivrement du départ, il veut le méditer. » 

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