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De la pénurie de personnel au centre hospitalier au coupé de Léon Gambetta 


Où il est question du #Lot et des #Lotois sur les réseaux sociaux. 

– On débute aujourd’hui avec ce post incitant à écouter Pierre Tabel, agriculteur lotois spécialisé dans le bio. Invité l’autre soir de l’émission « C’est excellent », sur Sud Radio, en compagnie notamment de Louis Bertignac (l’ex-guitariste de Téléphone), l’éleveur confiait : « Je pense que je partirais en vrille si j’apprenais que mes animaux avaient la grippe aviaire et qu’on abattait toutes mes volailles ». Toute l’émission peut être réécoutée sur YouTube. Originaire de Charente, Pierre Tabel est installé depuis 2008 près de Cajarc. Ses propos sont d’une grande sensibilité, disant toute la beauté et toute la dureté de son métier. Ou plutôt de sa vocation… 

– On enchaîne avec cette carte de France interactive mise au point notamment par des chercheurs du CNRS consacrée aux 307 langues et dialectes de France ! Le principe : vous cliquez sur un point et vous entendez une même fable d’Esope en picard, en wallon, en nord-occitan ou encore en corse (liste évidemment non-exhaustive). Un véritable
« Atlas sonore des langues régionales de France » relayé notamment par l’excellent compte Twitter Mémoire2Ville. 

Où il est encore question des régions avec cette info de Chérie FM :
« L’emoji du drapeau breton est de retour ! Uniquement sur Twitter et jusqu’au 19 mai à l’occasion de l’Eurovision pour soutenir nos représentants Alvan & Ahez ! » Précision : un émoji est pictogramme utilisé dans les messages électroniques. Celui-ci représente donc le « Gwenn ha du », « drapeau de la Bretagne qui se compose de neuf bandes horizontales noires et blanches d’égales largeurs, disposées alternativement et d’un canton supérieur de couleur blanche parsemé d’une multitude de mouchetures d’hermine », relève Wikipédia. « Je suis d’accord mais à une condition qu’il y ait l’emoji du drapeau de chaque région ; la Corse, l’Alsace, le Nord etc… » répond une certaine Cathy Pfister. Et à quand un émoji 100 % lotois ? 

– Plus grave. Nos confrères de France 3 indiquaient lundi que le plan blanc a été activé à l’hôpital de Cahors. « C’est une première symbolique qui inquiète. Une mesure exceptionnelle pour faire face à la pénurie de soignants. » Et de préciser encore que 50 lits sur 365 sont fermés en raison de la pénurie de personnel. « C’est un phénomène national qui n’épargne aucun centre hospitalier. A Cahors, il nous manque essentiellement des infirmiers. Nous avons actuellement 15 postes totalement vacants où il n’y a aucun candidat, plus des arrêts maladie ou de maternité que nous n’arrivons pas à remplacer. Cela fait 30 ans que je suis dans la fonction hospitalière mais je n’ai jamais eu à gérer une telle pénurie » a expliqué à France 3 Pierre Nogrette, directeur de l’établissement.

– Côté culture, on a relevé que même la Revue des Vins de France a salué la réouverture du musée Henri Martin. Pour une raison bien précise :
« Les vignobles du Lot et les gens qui y travaillent sont au centre d’une exposition photo organisée du 6 mai au 30 juin, à l’occasion de la réouverture du musée Henri-Martin de Cahors. « Paysages inattendus… Cahors, des vignes et des hommes » a été conçue par la photographe franco-algérienne Nadia Benchallal, Visa d’Or News en 1994 au festival international de photojournalisme Visa pour l’image. Nadia Benchallal se laisse aller à une « interprétation personnelle », superposant souvent lieux et vignerons qui « sont là par amour de la terre », qui « ont su transformer leur vignoble en l’adaptant aux nouvelles pratiques écologiques… »

– Bel enchaînement avec notre rubrique rétro du jour et ce reportage publié dans le quotidien national L’Excelsior du 27 décembre 1932 à l’occasion de l’inauguration d’un autre musée… alors consacré à Léon Gambetta. Nos confrères avaient dépêché un envoyé spécial ! Voici : « ON VIENT D’OUVRIR UN MUSÉE GAMBETTA A CAHORS. [DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL] . Pour célébrer le cinquantième anniversaire de la mort de Gambetta, dont le gouvernement a décidé la commémoration officielle le 31 décembre, M. A. de Monzie, qui est non seulement ministre, mais avant tout maire de la ville de Cahors, où le fondateur de la troisième République vit le jour, le 2 avril 1838, a réalisé le projet qu’il avait conçu depuis longtemps déjà : la création d’un musée Gambetta, qui vient d’être ouvert cette semaine, et que le président de la République doit inaugurer officiellement au printemps prochain. » 

– « Là sont désormais réunis un grand nombre de souvenirs personnels et d’objets de toutes sortes qui contribuèrent à rendre plus populaire encore la figure du grand tribun. C’est dans les salles du vieil hôtel de ville de Cahors que ce musée a été organisé, grâce surtout aux dons de Mme Léris-Gambetta, la sœur de l’ancien ministre de la Défense nationale, morte l’an dernier à Cahors, et du fils de cette dernière, le général Jouinot-Gambetta. De nombreux portraits, des bustes, des centaines de caricatures reconstituent toute la vie du tribun, jusqu’à son masque mortuaire, qui fut pris sur le lit funèbre le 1er janvier 1883. Un grand tableau de Scott, ayant figuré au Salon de 1883, évoque les funérailles de Gambetta au moment où son cercueil passait devant la statue de Strasbourg, place de la Concorde. »

– « Dans une vitrine sont exposées toutes les médailles que Gambetta a reçues au cours des différentes législatures auxquelles il appartint. On y voit également la chaîne de montre en or qui barrait le gilet du tribun, avec une petite main en or comme pendentif et un porte-mine aux initiales gravées L. G., un coupe-papier et le sceau personnel à gros manche d’ivoire, gravé par Stern. De nombreux bronzes ou plâtres offerts à Gambetta, des drapeaux, des fanions, des rubans, des débris de couronnes, une poignée en argent de son cercueil et cent autres objets, plus hétéroclites les uns que les autres, font peut-être de ce musée un bric-à-brac plutôt qu’une collection ! »

– « Mais à ces souvenirs déjà recueillis par M. A. de Monzie, qui leur a adjoint un splendide triptyque du peintre Henri Martin, d’autres s’ajouteront et compléteront le musée Gambetta. A l’Ermitage, dans la propriété de Mme Léris-Gambetta, qui a été mise en vente, se trouvent en effet encore beaucoup de souvenirs précieux, quand cela ne serait que le bureau et les deux chaises qui meublaient son cabinet d’avocat rue Vavin (…). Mais au point de vue de la petite Histoire, la pièce la plus curieuse que j’ai pu avoir entre les mains, c’est une facture en date du 4 octobre 1870, envoyée par le magasin de fourrures A la reine d’Angleterre, 249, Faubourg-Saint-Honoré, à M. Ch. Ferry, pour le ministère de l’Intérieur et ainsi établie : Un paletot fourrure Amérique marqué 400 fr. ; Une casquette imit. Loutre marquée 20 fr. ; Une paire de bottes fourrées marquée 17 fr. ; Total 437 fr. ; Réduction 20 fr. ; A payer net 417 fr.. Ces vêtements chauds devaient constituer l’équipement de Gambetta lorsque celui-ci quitta Paris assiégé, le 7 octobre 1870, incitant le Journal des Débats à qualifier ironiquement le gouvernement de la Défense nationale de gouvernement du ballon. » 

– « Enfin, derrière le cloître de l’Ermitage, sous un amas de ferrailles et de vieux bois, se trouve encore le coupé dont Gambetta se servait pour faire ses visites lorsqu’il était ministre de la Guerre, et que M. de Monzie rêverait de faire transporter sous la voûte d’entrée de l’hôtel de ville de Cahors ! Pour ne pas payer les impôts, le propriétaire actuel de l’Ermitage a fait démonter les roues de cette vieille voiture, dont les glaces sont intactes, et à l’intérieur de laquelle on voit les tiroirs secrets dont Gambetta se servait pour enfermer ses papiers pendant ses courses dans Paris. De son vivant, Mme Léris-Gambetta, pour descendre à Cahors, utilisait le coupé attelé d’une forte ânesse que conduisait un cocher bossu ! » 

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