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De la bataille du rail aux lumières qui subliment Rocamadour 


Où il est question du #Lot et des #Lotois sur les réseaux sociaux. 

– La présidente de la région Carole Delga devait s’en douter. Il y a quelques jours, elle « citait » un tweet illustré d’une carte de la France pointant les zones éloignées de Paris via le chemin de fer. Et elle commentait : « Quoi de plus éloquent que cette carte montrant que l’Occitanie est majoritairement située à plus de 5 heures de la capitale en train ? Les deux projets LGV vont réparer cette injustice, tout en libérant des sillons pour plus de trains du quotidien et de mobilités décarbonées. » Alors les réponses à ce post ont été innombrables. Certains ont préféré l’humour : « Ça évite que les Parisiens viennent nous envahir avec leur pain au chocolat non ? » a réagi Benoit M. Plus sérieusement, d’autres ont abondé dans son sens comme StephADC : « Qui plus est, nous aurons la première ligne TGV transversale permettant de relier entre elles les grandes villes du sud de le France (Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Lyon et Marseille) ».

– Le SGEN CFEDT du Lot, pour sa part, s’est montré dubitatif : « Le Lot ne devrait pas profiter des LGV (sinon en prenant sa voiture pour
« descendre » vers Montauban, et TGV ensuite vers le nord). La logique serait aussi d’investir sur la ligne Toulouse-Paris en passant par Limoges afin de redynamiser notre territoire et implanter de jeunes actifs ! »
D’autres ont pointé des problématiques internes à la région elle-même. Tel Georges Diam : « Pour faire Rodez-Cahors, deux préfectures d’Occitanie de départements limitrophes, il faut une journée… et en bus. Alors votre LGV pour gagner une demi-heure pour Paris et pour faire travailler Vinci, Eiffage, massacrer l’Occitanie… On n’en veut pas ! » Même scepticisme chez Rosemay Cremieux : « Ce sera sûrement très utile pour nos députés. Pour nous autres, heureusement qu’il y a le covoiturage car avec les bus ou les TER, c’est impossible de se déplacer en Occitanie (coût, horaires, durée..) ».

– Plus sarcastique, et plus politicien aussi, Erol Tul Guimauve s’étonne : « Carole Delga découvre que la capitale française est située dans la partie nord du pays. Bravo. Demain, elle va peut-être apprendre la définition du mot « socialiste », qui sait… » On conclut cet échantillon avec ce tweet plein d’humour de Julien Painaud qui a repris la carte en la déclinant façon Salvador Dali : « Le centre du monde n’est-il pas Perpignan ? ». 

– Chaque détail compte. Y compris sur le plan vestimentaire. C’est ainsi que nos confrères du site Histoires Royales se sont attardés en ces termes sur la visite mercredi par la reine du Danemark de son exposition au musée de Cahors : « Ce 17 août , la reine Margrethe II, 82 ans, vêtue d’une robe fuchsia, a été accueillie avec les honneurs et en musique à Cahors, dans le Quercy, alors qu’elle visitait l’exposition rétrospective qui lui est consacrée au musée Henri-Martin. Jamais avare de symboles, la reine de Danemark avait accroché à sa poitrine une broche représentant le coq français, rappelant combien cette visite était significative de l’amitié qu’elle porte à la France. La reine portait ses boucles d’oreilles en forme de marguerite, sa fleur emblématique. Margrethe, aussi appelée « Daisy » en famille, veut dire « marguerite » en français. »

– Un mot de politique avec cet article dans Le Point consacré à la lutte entamée chez Les Républicains pour le leadership du parti. Extrait :
« Députés LR : une faim de jeunes loups. Excédés par dix ans d’opposition, trentenaires et quadras trépignent d’impatience et se mettent en position pour exercer le pouvoir. (…) Ils se serrent la main l’air un peu gêné, dissimulé sous une familiarité de façade. Ce jour de juillet, dans les jardins accablés de chaleur du Palais-Bourbon, Aurélien Pradié, député LR du Lot, et Fabien Di Filippo, son collègue de Moselle, jouent la proximité, debout sur les imposants escaliers de pierre qui mènent à l’Hémicycle. À peine réélu, le premier assume vouloir peser sur les destinées de son parti quand le second préfère une franche opposition à Emmanuel Macron. L’élu du Lot l’a emporté sans avoir à affronter de candidat étiqueté majorité présidentielle quand Fabien Di Filippo, lui, a dû ferrailler contre le Rassemblement national. L’un, du Sud, est sanguin et impétueux, l’autre, élu dans l’Est, d’un sérieux proverbial, tout en maîtrise. Le feu et la glace. »

– Notre plongée dans les archives nous renvoie aujourd’hui plus de six décennies en arrière. C’est un reportage paru dans Combat, le 25 mai 1955, qui rend compte d’une nouveauté touristique et technologique : la mise en valeur de sites réputés par de puissants projecteurs électriques. Une nouveauté qui a enthousiasmé le confrère d’alors, envoyé spécial du journal dans le Lot… Lisez plutôt : « Entre le Val de Loire et les Gorges du Tarn, Rocamadour devient une nouvelle étape sur la route de la lumière. (De notre envoyé spécial Serge Montigny) Rocamadour, 24 mai (par téléphone). – La lumière artificielle est l’authentique fée de l’ère moderne. Elle souligne, nuance, anime. Ainsi croyait-on avoir tout vu de Chambord, de Chantilly, de Versailles et de tous ces hauts lieux où la pierre taillée affirme la noblesse de l’art. »

– « Or, ce que le soleil accuse, quelques gros projecteurs l’affinent la nuit et le recréent. Il a suffi de deux ou trois essais concluants pour qu’une poignée d’audacieux imaginent sillonnant la France un merveilleux chemin de lumière dont chaque escale serait un château, une vieille abbaye, un village moyenâgeux, des sites naturels illuminés. Cette route enchantée passe maintenant par Rocamadour. Elle empruntera dans un mois les gorges du Tarn. Et l’étranger nous envie déjà cet inventaire nocturne, prend conseil de nos spécialistes, envisage lui aussi de donner à l’automobiliste comme au passager d’avion le spectacle prodigieux d’un pays embrasé. »

– « Pour qui a vu Rocamadour dressé, à la fois orgueilleux et paisible à flanc de rocher, entre Lot et Dordogne, dans le Causse de Gramat, cette partie aride et dure d’un Quercy surprenant, paradis des archéologues, des spéléologues, des historiens voire des gastronomes ; pour qui a vu le lieu où 350.000 touristes et pèlerins viennent admirer et prier la Vierge Noire et les reliques de Saint Amadour qui fut, dit une légende (contestée) le chef des publicains de Jéricho, l’hôte du Christ, l’évangélisateur au premier siècle de la Provence ; pour qui a visité le village, les sanctuaires et le château, il semble que rien de ce vaste ermitage dominant la vallée de l’Alzour ne peut encore lui être révélé. » C’est une erreur. Dimanche soir, en ouvrant officiellement la saison d’été, M. Gaston Monnerville, président du Conseil de la République, tel un magicien, a montré que Rocamadour est plus beau peut-être illuminé. A 21 heures, d’un seul coup, vingt projecteurs ont, pour le seul plaisir des quelque 3.000 visiteurs qui se pressaient au fond de la vallée, taillé en pleine nuit un bloc de beauté » 

– « La basilique, le château sur son éperon rocheux paraissaient irréels. Mais ceux qui ont décidé de renouveler chaque soir ce spectacle insolite, M. Delpech, maire de Rocamadour, M. Meneau, président du Comité des fêtes et M. Jean Arcoutel, président du Syndicat d’initiative, avaient, ce dimanche, un autre argument pour affirmer leur cité. A 23 heures, pendant quinze trop courtes minutes, des dizaines de feux de bengale embrasèrent à plus de cent mètres de hauteur, les donjons, le clocher, les vieilles tours, les portant au rouge vif comme si un gigantesque brasier eût transformé façades et rochers en acier incandescent. »

– « Puis l’incendie mourut, disparut comme s’effacent à la nuit les mirages, passant lentement par toutes les nuances de rouge, y compris celles qui caractérisent la terre du Quercy : rouge brique, rouge sang, rouge brun, rouge noir. Et plus rien. Plus rien que Rocamadour redevenu la proie des projecteurs. Ainsi renaîtra Rocamadour pour ceux qui croyaient le connaître. La lumière artificielle en a fait un joyau nocturne qui ne provoquera jamais le même enchantement, qui ne lassera jamais parce que les nuits d’orage ou les nuits d’été le remodèleront au gré de leur fantaisie. Dans un mois, les gorges du Tarn, où les essais se poursuivent, deviendront également un lieu de sortilèges, de surprises renouvelées. La route de la lumière comptera une nouvelle escale. Il y en aura d’autres. » 

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