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Cahors : Eclairage public, heure de stationnement gratuit, place Chapou, sécurité, route de Toulouse… Vivien Coste fait un point d’étape

Entretien avec le maire de Cahors et président du Grand Cahors 2 mois après les élections municipales.

Vivien Coste, maire de Cahors et président du Grand Cahors, fait un point d’étape 2 mois après le scrutin des municipales. Entretien.

> Medialot : un mois après l’élection quel est votre sentiment ? 

Vivien Coste : la fonction de maire est aussi exigeante que passionnante. L’esprit de responsabilité demeure très vif et je veille à ne pas décevoir. A ce titre, j’ai décidé de me consacrer exclusivement à mes fonctions de maire de Cahors et de président du Grand Cahors. J’œuvre avec sérieux, avec humilité et en restant à l’écoute, au contact des Cadurciens, de leurs attentes et de leurs préoccupations quotidiennes. Je suis présent sur de nombreux terrains d’événements dans cette perspective et débuterai mes journées « 100 % quartiers » »d’ici à l’été, comme je m’y étais engagé. Une façon de conserver le pouls de la cité, des habitants, des entreprises et des associations, tout au long du mandat.

> M. : l’abandon d’une partie de vos indemnités a été un geste fort, pouvez-vous revenir sur cette décision ? 

V.C. : j’ai fait le choix, dans un souci d’exemplarité, d’abandonner 1 700 euros / mois d’indemnités entre la Ville et le Grand Cahors, 1 700 euros qui m’étaient attribués par principe depuis la réforme récente du statut de l’élu par le législateur. Dans un contexte de crise de pouvoir d’achat pour de nombreux habitants et alors que des efforts de gestion vont devoir être conduits, impliquant les agents et les Cadurciens, il était inenvisageable pour moi de m’affranchir de cet effort. J’ajoute que j’aurais pu rechercher en complément des fonctions indemnisées dans un certain nombre de structures satellites, ce que je n’ai pas souhaité faire.

> M. : l’extinction retardée à une heure du matin de l’éclairage public est désormais opérationnelle ? 

V.C. : vous le savez, j’ai été à l’écoute des Cadurciens tout au long de la campagne et j’entends bien le rester. Parmi leurs demandes, figurait la question de l’éclairage public. J’ai souhaité retarder son extinction à une heure du matin, tenant compte de leurs attentes du quotidien. 2 891 points lumineux sont concernés. Depuis le 27 avril, les armoires de commande sont reprogrammées manuellement. Dans la nuit du 15 au 16 mai, toutes les rues concernées bénéficieront d’un éclairage public jusqu’à une heure du matin.

> M. :  quand sera testée l’heure de gratuité du stationnement ?  

V.C. : dès le 24 juin, jour des soldes d’été, tous les stationnements sur voirie (gérés par horodateurs) donneront lieu à 1h de gratuité quotidienne. Cette mesure sera expérimentée pendant un an afin d’en mesurer les effets sur le commerce, sur la disponibilité des places de stationnement et sur le budget municipal. La municipalité entend adresser un signal, tout en invitant les Cadurciens à mesurer l’effort que cela représente (et qu’ils financent par eux-mêmes ). Dans un contexte de forte tension sur nos budgets, cette mesure procède d’un geste très fort, probablement de plusieurs centaines de milliers d’euros par an en fonctionnement. Il nous faut donc trouver les moyens de la financer par des économies. Nous travaillons actuellement à une remise à plat de nos organisations pour mettre en perspective nos moyens humains et financiers avec nos priorités nouvelles. Cette heure de gratuité entre dans ce cadre.

> M. : comment se profile le chantier de la place Chapou ? Et où en est l’étude sur le stationnement rapide et saisonnier ? 

V.C. : le chantier débutera en septembre pour une période prévisionnelle de 10 mois. La question archéologique a donné lieu à une négociation avec l’Etat. Si nous ne pouvons pas présumer du sous-sol, nous avons clairement établi la manière de procéder. C’est un suivi de chantier archéologique qui sera assuré et non pas une fouille complète qui sera mise en œuvre. J’ai demandé aux services, en arrivant aux responsabilités, de mettre en place la commission d’indemnisation amiable pour rendre possible la prise en charge des pertes d’exploitation des commerçants de la place Chapou. C’est une première à Cahors et je remercie la CCI de son soutien sur ce dossier. J’ai également demandé à ce qu’on puisse confier une mission à un prestataire pour communiquer et animer le centre-ville pendant cette période, en sollicitant les commerçants pour proposer des accélérateurs commerciaux. L’étude sur un éventuel stationnement à rotation rapide et à vocation saisonnière est en cours par les services et le maître d’œuvre afin d’en vérifier la faisabilité technique. J’ajoute que le marché, une fois la place Chapou réaménagée, retrouvera son emplacement, de la cathédrale à la halle, comme c’est le cas depuis des siècles. Enfin, d’ici quelques semaines, nous reviendrons vers les commerçants pour leur présenter le phasage précis du chantier, phasage en cours d’établissement avec les entreprises titulaires des marchés.

> M. : Recrutement de policiers municipaux, + de vidéoprotection, la sécurité est au cœur de vos engagements ? 

V.C. : j’ai fait de la sécurité et de la tranquillité publiques une priorité. Il n’est pas question pour moi que les autorités perdent le contrôle. Nous avons récemment validé l’installation de 10 nouvelles caméras sur trois sites d’implantation. Les effectifs de la police municipale augmentent progressivement avec pour objectif d’accroitre la présence sur le terrain, au centre et dans les quartiers. Dès le mois de septembre, nous pourrons fonctionner en deux brigades successives, augmentant notre capacité à agir et nous permettant d’élargir le spectre de nos missions. La police municipale sera armée début 2027, le temps que les préalables soient assurés. J’ai récemment rencontré la police municipale lors de mes visites des services. J’ai observé des agents mobilisés à qui j’ai pu opposer un objectif de fermeté. Pour éviter que la sécurité soit une vis sans fin ou un puits sans fond, il est entendu dans mon esprit que nous devons investir sur le terrain de la prévention, raison pour laquelle j’ai décidé de confier à une adjointe au maire cette mission essentielle.

> M. : Marc Petit, Nino Ferrer, Lot Of Saveurs, Meules Bleues… la culture n’est pas en reste  

V.C. : l’humanité se révèle parfois dans des interstices et la période exige de ne faire aucun compromis, alors que l’obscurantisme semble vouloir s’imposer de nouveau, lorsque la force l’emporte sur le droit ou lorsque la science s’efface au profit du commentaire. Tout comme la culture nous sépare du reste du vivant. Alors oui, misons sur elle, sur ses vertus émancipatrices, sur sa capacité à nous ouvrir au monde, à l’autre, au dialogue, à la confrontation. Laissons place aux émotions, à la découverte. Laissons-nous convaincre alors que le présent nous enferme dans des convictions définitives. Ainsi on découvrira Nino Ferrer autrement que comme compositeur et interprète au musée Henri Martin, on se laissera surprendre par la douceur de ce que cache en réalité l’oeuvre de Marc Petit, on prendra place sur le nouveau site du festival des Meules Bleues à la Croix-de-Fer et on aura le privilège d’inaugurer, le 18 juin prochain, le nouveau musée mémoriel du Lot, ou comment faire vivre la Mémoire des conflits, de 1870 à la seconde guerre mondiale, tout en laissant la place à l’épopée de la citoyenneté mondiale avec Cahors Mundi.

> M. : un dernier mot ?  

V.C. : pour le développement du territoire. Vous savez que c’est essentiel pour moi. Trois sujets, parmi d’autres. Les journées drones du pôle de compétivité aerospace valley seront organisées à Cahors en septembre prochain, preuve que depuis l’implantation de TEKEVER, leader européen des drones à usage civil et de surveillance militaire, Cahors est repérée dans ce domaine. Par ailleurs, le Campus Santé sera mis en service près du pont Valentré d’ici à la fin de l’année, un dossier auquel je m’étais particulièrement consacré dans mes précédentes fonctions. Si nous avons réussi dans ce dossier, c’est aussi parce que tous les partenaires publics ont joué collectif. Enfin, la transformation de la route de Toulouse en un nouveau quartier à vocation économique me tient à coeur. Les démolitions se succèdent, d’autres sont à venir. Il s’agit de dessiner une nouvelle entrée de ville, de redonner sa place à la nature, d’offrir de nouvelles capacités de construction. Une étape importante débutera avant l’été avec l’enquête publique, pour une période de six semaines. Nous progressons même s’il reste beaucoup à faire sur ce terrain comme sur tant d’autres.

Photo Pierre Lasvènes

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