Le festival ClassiCahors aborde son dernier week-end avec deux rendez-vous d’exception et une clôture placée sous le signe de Schubert.
ClassiCahors vit une édition 2026 particulièrement brillante. Soir après soir, les concerts affichent une fréquentation remarquable et confirment la place qu’occupe désormais le festival parmi les grands rendez-vous musicaux de l’été en Occitanie.
Le premier temps fort de cette dernière semaine restera sans conteste le Magnificat de Jean-Sébastien Bach, donné devant une salle comble. Chœur du festival, solistes et orchestre ont offert une interprétation d’une grande intensité, unanimement saluée par un public conquis qui a longuement applaudi les artistes.
Quelques jours plus tard, ClassiCahors retrouvait avec bonheur deux musiciens particulièrement appréciés des fidèles du festival, Théotime Langlois de Swarte et Justin Taylor, accompagnés cette année du jeune et tout aussi talentueux violoncelliste Arthur Cambreling. Leur programme consacré aux frères Francœur a fait redécouvrir tout le raffinement de la musique française du XVIIIe siècle. L’élégance des interprétations, la complicité des trois artistes et leur générosité ont valu plusieurs rappels, récompensés par des bis chaleureusement accueillis.
La musique de chambre s’est ensuite installée dans le cadre majestueux de la cour de la préfecture, dont l’acoustique exceptionnelle séduit chaque année les artistes comme le public. Plus de 370 spectateurs ont assisté à un récital d’une rare intensité réunissant la violoniste Liya Petrova et le pianiste Adam Laloum, deux références de la scène internationale. Leur interprétation des sonates de Schumann, Brahms et Richard Strauss a offert un moment de grâce. Entre virtuosité, profondeur musicale et parfaite communion artistique, les deux interprètes ont captivé l’assistance du premier au dernier accord, avant une ovation pleinement méritée.
Le festival ne ralentit pas pour autant. Ce vendredi, toujours dans la cour de la préfecture, le public retrouvera le violoncelliste Victor Julien-Laferrière, l’un des musiciens français les plus brillants de sa génération, aux côtés du Quatuor Dutilleux. Ensemble, ils interpréteront un programme consacré à Franz Schubert, l’un des sommets de la musique de chambre, dans un concert qui s’annonce comme l’un des grands événements de cette édition.
Samedi 8 août, la cathédrale Saint-Étienne de Cahors accueillera ensuite l’Ensemble Dulci Jubilo, ensemble originaire de la région toulousaine, pour une soirée consacrée au répertoire de Bach dans l’écrin exceptionnel de l’un des plus beaux monuments du département.
Enfin, dimanche, le rideau tombera sur cette édition 2026 avec La Schubertiade and Friends. Fidèle à l’esprit des célèbres Schubertiades viennoises, ce concert de clôture réunira plusieurs artistes du festival pour un ultime moment de partage, de convivialité et d’excellence musicale.
À l’heure où s’annonce ce dernier week-end, ClassiCahors confirme la réussite d’une édition portée par une programmation ambitieuse, des artistes de renommée internationale et un public toujours plus nombreux. Un succès qui récompense le travail des équipes, des bénévoles et des partenaires, et qui inscrit plus que jamais le festival parmi les rendez-vous incontournables de l’été lotois.





