Pour le parlementaire le développement des soins palliatifs demeure une priorité absolue.
L’assemblée nationale a adopté, pour la troisième fois, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, par 295 voix contre 232, avec la participation de 562 députés. Cette adoption fait suite au vote de la proposition de loi consacrée au développement des soins palliatifs.
Alors que près de 80 % des Français se déclarent favorables à l’ouverture d’un droit à l’aide à mourir dans les enquêtes d’opinion, il appartenait au Parlement d’en définir les conditions, les limites et les garanties. Ce vote est ainsi l’aboutissement de plusieurs années de réflexion et de nombreux mois de débats transpartisans. Sur un sujet aussi intime et sensible, les échanges ont largement dépassé les clivages politiques habituels. Professionnels de santé, patients, familles, représentants associatifs, juristes, philosophes et experts ont été entendus tout au long des travaux parlementaires.
Présent dans l’hémicycle lors de l’examen de ce texte, le député Christophe Proença a voté en faveur de cette proposition de loi : « Ce vote engage une responsabilité particulière. Il touche à des convictions éthiques profondes et appelle de la gravité, de l’humilité et du respect pour toutes les opinions qui se sont exprimées. »
Pour Christophe Proença, le développement des soins palliatifs demeure une priorité absolue : « Personne ne doit être privé d’un accompagnement digne faute de moyens ou d’un accès suffisant aux soins. C’est pourquoi j’ai soutenu avec la même détermination le texte renforçant les soins palliatifs. »
Le parlementaire rappelle que le droit à l’aide à mourir ne constitue ni une obligation, ni un substitut aux soins palliatifs. « Il s’agit d’une possibilité nouvelle, ouverte uniquement dans des conditions extrêmement strictes à des personnes répondant à l’ensemble des critères fixés par la loi. Elle ne se substitue ni à l’accompagnement humain, ni aux soins palliatifs. »
Christophe Proença souligne également avoir été particulièrement attentif aux garanties prévues par le texte : critères cumulatifs exigeants, procédure médicale rigoureuse, expression d’une volonté libre et éclairée du patient, ainsi qu’une clause de conscience spécifique garantissant qu’aucun professionnel de santé ne pourra être contraint de participer à une aide à mourir.
Enfin, le député tient à saluer la qualité des débats parlementaires et le respect mutuel qui a prévalu malgré des convictions parfois très différentes.
« Sur une question aussi essentielle, le débat appelle de l’écoute, de la nuance et du respect. C’est dans cet esprit que j’ai exprimé mon vote et que je le réitérerai lors du vote définitif prévu le 15 juillet prochain. »





