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Lot : Et vous, votre ancêtre était-il un « Géo Trouvetou » ?

Comme l’attestent les archives de l’INPI, nombre de Lotois ont déposé des brevets. Certains très étonnants…

Un « tasseau, vulgairement dit enclume, destiné au rabotage des faux et faucilles, et à d’autres usages » pour lequel François Verniol, forgeron mécanicien à Cardaillac, dépose un brevet le 28 février 1846, un « verrou de poche applicable à presque toutes les portes » (sic) conçu par Louis Combes, de Cahors, qui en dépose le brevet le 4 juillet 1892 ou encore un « appareil dit le déverseur, servant à utiliser les insecticides liquides et principalement le sulfure de carbone contre le phylloxéra des vignes », mis au point par MM. Antoine Laur et Adrien Calvet, de Cahors, qui déposent le brevet dudit appareil le 9 octobre 1879 : dans les archives mises en ligne par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), concernant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe, on constate que les Lotois étaient d’ingénieux inventeurs.

Que les applications soient mécaniques, agricoles ou simplement destinées à améliorer la vie quotidienne, ces scientifiques professionnels ou amateurs étaient par ailleurs amenés à fournir aux autorités un dossier explicatif. Avec si besoin schéma à la clé. Ainsi peut-on admirer quelques morceaux de bravoure comme les justificatifs produits par François Leboulanger de Cahors quand il dépose un brevet pour une « nouvelle bicyclette » en décembre 1890 (notre illustration) ou ceux de Léon Théodore Armand quand il souhaite breveter un « procéder pour écrire avec la simple lecture » en avril 1857 : « L’idée fondamentale de ce procédé, est de donner aux personnes qui savent lire, mais ne peuvent écrire, le moyen de faire, eux-mêmes, leur correspondance, leurs comptes et notes diverses, avec un recueil alphabétique, leur fournissant, facilement, et tout imprimé, les phrases, mots, syllabes, chiffres et lettres, dont elles peuvent avoir besoin, disposés de manière à pouvoir être, facilement, trouvés, découpés et collés, à la suite, sur du papier. Nous appelons « Secrétaire discret », ce magasin imprimé, par ordre alphabétique, et sur recto, seulement, des lettres, chiffres, syllabes, mots et phrases. »

La liqueur de truffes à l’honneur

Mais qui dit Cahors dit aussi… produits du terroir. Il nous était impossible de taire ce brevet que dépose le sieur Guinard-Cante pour une « liqueur de truffes » en date du 4 janvier 1868. Mais chut, on vous laisse découvrir par vous-même. Sachez néanmoins que le Lotois gourmand et gourmet note dans son mémoire que les différentes versions de ses recettes sont appréciées « sérieusement par un grand nombre de personnes ».

Et cela, ça vaut tous les brevets, non ? Une dernière preuve de l’incroyable ingéniosité de ces inventeurs lotois, et de leurs généreuses intentions : « l’appareil rafraîchisseur de tous liquides » dont le brevet est déposé en juillet 1870 par Paul Vaïsse, ingénieur et ancien élève de l’Ecole des Mines qui demeure à Figeac et dont le mémoire débute ainsi : « Je suis resté pendant quelque temps attaché à l’usine de Decazeville (Aveyron) et j’y ai été témoin des souffrances que fait supporter aux ouvriers la proximité du foyer de toute nature, nécessaire à la préparation du fer. Parmi ces souffrances la soif n’est pas une des moindres et ces ouvriers constamment altérés ne désirent que des boissons fraîches et toniques qui puissent leur procurer quelque soulagement. Malheureusement il s’en faut de beaucoup que cette satisfaction leur soit assurée. L’eau et le vin doivent être bus dès leur arrivée sur le chantier, car quelques minutes suffisent pour échauffer ces liquides et leur faire acquérir la température ambiante. Cette nécessité d’avoir des boissons fraîches m’a suggéré le projet d’étudier le moyen… » Merci et bravo !

Ph.M.

Pour retrouver ces archives : site INPI

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