Ils sont vent debout contre la suppression annoncée d’un poste.
Lundi 23 mars, les parents d’élèves de l’école primaire de Luzech se sont à leur tour mobilisés « pour dire non à la fermeture d’une classe annoncée ». Ils étaient nombreux, parents, enfants, élus mais aussi habitants des communes concernées à s’être regroupés autour de banderoles et de pancartes affichant des messages de protestation. L’école de Luzech accueille en effet les enfants de deux communes limitrophes, Parnac et Saint-Vincent-Rive-d’Olt.
Les parents n’ont pas caché leur colère : « Dans le Lot, de nombreuses communes sont touchées : Luzech, Lalbenque, Espère, Puy-l’Évêque, Castelfranc, Caillac ou Crayssac (RPI), Soturac ou Duravel (RPI), Saint-Paul-de-Loubressac ou Flaugnac (RPI), Livernon, Aynac et Bretenoux. Dans le second degré, 11 classes disparaissent, soit l’équivalent d’un établissement entier. Nous voulons insister sur un point central : cette problématique dépasse chaque école prise isolément. Nous voulons défendre l’ensemble du maillage scolaire rural. Il ne s’agit plus d’un simple ajustement, c’est un recul global du service public. »
Par ailleurs, ils ont dénoncé « un manque criant de remplaçants lors d’absences d’enseignants : 24 journées sans classe depuis le début de l’année » : « Ces absences pénalisent directement les élèves, désorganisent les familles et creusent les inégalité ».
Et de conclure : « Oui, la démographie évolue, mais pourquoi faire moins bien alors que nous pouvons faire mieux ?
Une légère baisse des effectifs permettrait :
– un meilleur accompagnement des élèves
– une inclusion renforcée (alors même que les AESH manquent)
– un allègement de classes déjà complexes
Comment attirer des familles dans le Lot si l’on fragilise l’école ?
Comment parler d’inclusion sans moyens ?
Comment défendre la ruralité en retirant ses services essentiels ?
Nous refusons cette logique comptable et nous voulons défendre le maintien des classes dans le Lot. Sur le terrain, chacun sait déjà que les moyens humains sont insuffisants. Nous manquons d’AESH. nous manquons de personnel périscolaire. Nous manquons de remplaçants. Dans ces conditions, supprimer des classes revient à dégrader encore davantage un équilibre déjà fragile. Le 4 avril 2026, la nouvelle carte scolaire sera officiellement validée. C’est pourquoi d’ici là la mobilisation va continuer ! »





