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Venezuela : Jean-Marc Vayssouze-Faure condamne l’agression américaine et appelle la France à porter une voix forte

Intervention du sénateur du Lot. 

Confirmant que le régime de Nicolas Maduro doit être dénoncé, le sénateur du Lot est intervenu dans l’hémicycle le 7 janvier 2026 pour condamner fermement l’agression américaine dont le Venezuela a été la cible, une opération qualifiée de « violation incontestable du droit international ».

« Samedi dernier, le Monde a assisté à la première étape d’un coup d’État » a lancé Jean-Marc Vayssouze-Faure en entame de cette nouvelle question d’actualité au gouvernement.

S’adressant au ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, le parlementaire est revenu sur les faits qui ont marqué les premiers jours de l’année 2026 : « Donald Trump a déclenché un raid militaire sur le sol d’un pays souverain, a enlevé le dirigeant du Venezuela et a appelé à la mise en place d’un régime conforme aux intérêts des États-Unis et à son idéologie. »

 

Selon le secrétaire de la commission des affaires étrangères du Sénat, « le régime de Nicolas Maduro, qui fait fuir 25 % de sa population et qui réprime l’opposition, doit évidemment être dénoncé. Il n’empêche que cette agression est une violation incontestable du droit international qui doit être fermement condamnée. Et nous l’exprimons ici clairement car cela n’a pas été fait dans la première réaction, la plus importante, du chef de l’État qui s’est limité à affirmer, je le cite, que « le peuple vénézuélien ne pouvait que s’en réjouir ». Cette réaction, contraire à notre histoire diplomatique, est un aveu de faiblesse et un manque de lucidité face au retour des vieux démons impérialistes américains ».

Mettant en cause les prises de parole dissonantes et contestées de la France à la suite de ces événements, Jean-Marc Vayssouze-Faure a déclaré que « les diverses réactions du Quai d’Orsay ou du chef de l’État ont semé la confusion et le doute ». Il a ainsi demandé au gouvernement de rassurer la représentation nationale en lui « confirmant clairement que la boussole de la France est toujours celle du multilatéralisme, de la souveraineté des États et du respect de la Charte des Nations Unies ».

Dans sa réponse, le ministre Nicolas Forissier a écarté toute « divergence » entre la position du président de la République et celle du ministre des affaires étrangères. Il a par ailleurs confirmé que « le droit doit primer sur la force », que « la France ne peut accepter une intervention extérieure qui vienne changer la volonté du peuple vénézuélien » et qu’il convient désormais de « se consacrer à la transition » démocratique du pays. Le représentant du Quai d’Orsay a également précisé que « la France n’a jamais reconnu l’élection de Nicolas Maduro »

Jean-Marc Vayssouze-Faure a repris la parole dans l’hémicycle : « Monsieur le Ministre, j’entends vos propos mais il faut aujourd’hui regarder la vérité en face : la stratégie de Donald Trump est désormais limpide, assumée. Ce n’est en rien celle d’un libérateur mais, au contraire, celle d’un prédateur, celle d’un pilleur de ressources pétrolières. » Selon le parlementaire, « Washington prône un nouvel ordre mondial purgé de tout droit international, un système de pré carré qui efface la souveraineté des États au profit des grandes puissances et dans lequel l’Union européenne n’a, pour Donald Trump, pas sa place. »

« La route est toute tracée » a averti l’élu lotois : « après le Venezuela, ce pourrait être Cuba, la Colombie et le territoire européen du Groenland ». Jean-Marc Vayssouze-Faure a ajouté que « face à ce risque, la voix de la France doit être forte pour être écoutée, maîtrisée pour être crédible et fidèle à ses valeurs pour préserver l’espoir des peuples qui aspirent à la liberté de disposer d’eux-mêmes. Cette voix, ce doit être celle de la France des Lumières, celle de la France du « non » à l’intervention en Irak. Cette voix, ce doit être une voix qui compte, celle d’un phare pour notre Europe, pour sa survie. »

Dans son intervention, le premier ministre Sébastien Lecornu a par la suite fait référence à la prise de parole de Jean-Marc Vayssouze-Faure : « Monsieur le sénateur, vous avez cité la philosophie des Lumières. Quand on est membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, ces valeurs créent des devoirs. De nombreux pays n’ont que le droit international pour seul et unique bouclier de protection. Voir la France ne pas varier sur cette affirmation est aussi un moyen de défendre nos propres intérêts et d’affirmer que nous pouvons être alliés sans être alignés. »

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