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Un Lotois sur les podiums nationaux en aviron : Le parcours de Louis Descot-Vigouroux

Portrait d’un athlète qui n’oublie pas ses racines. 

À 20 ans, le Cadurcien Louis Descot-Vigouroux s’impose comme un espoir prometteur de l’équipe de France d’aviron. Formé dans le club local de Cahors, l’Aviron Cadurcien, le jeune rameur a appris à composer avec les blessures et l’exigence du haut niveau. Un engagement qui nourrit aujourd’hui son ambition de rejoindre durablement le groupe élite et de participer aux Jeux-Olympiques de 2028 à Los Angeles. C’est une histoire qui semblait écrite à l’avance. Louis Descot-Vigouroux découvre l’aviron dans le sillage de son grand-père, ancien rameur. Pourtant, le coup de foudre n’est pas immédiat. Sa première année à Cahors ressemble davantage à une épreuve. Les ampoules, les entraînements dans le froid et le manque de motivation rythment les débuts du futur champion de France. Mais à force de persévérance et entouré par ses amis qu’il entraîne avec lui au club, il finit par prendre goût à ce sport qui devient une obsession. Cette exigence, il dit aujourd’hui ne plus pouvoir s’en passer. Ce qu’il aime avant tout, c’est la dimension collective d’un sport souvent perçu comme solitaire : « J’aime l’esprit collectif de l’aviron. Même si c’est un sport ou c’est soi-même contre soi-même, quand on rame à plusieurs, il faut être soudé et coordonné. Il faut se donner à l’autre pour ne former qu’une seule personne. C’est ça que j’aime dans ce sport ».

> Une carrière qui n’a rien d’un long fleuve tranquille 

Mais sa progression s’arrête brutalement à l’aube de sa majorité. Il confie « L’année de mes 18 ans, j’ai eu une grosse blessure au dos. J’ai été touché à la colonne vertébrale, à force de ramer elle s’est abîmée ». Forcé de faire des infiltrations et de suspendre sa saison, le jeune rameur doit revoir ses plans « Lorsqu’il y a quelque chose qui ne marche pas comme on veut, tout suit et rien ne fonctionne ». Suite à cette blessure, la préparation en équipe est impactée et la sanction est immédiate aux championnats du monde junior. « On n’a pas pu faire une bonne préparation, la compétition ne s’est pas bien passée. » Il s’éloigne alors plusieurs mois de l’aviron avant de revenir six mois plus tard, pour décrocher une médaille inattendue : « C’était inespéré ».

> L’aviron : école de la vie 

Mais l’expérience des blessures va être fondatrice pour Louis. Pour pallier ces contretemps, le volume d’entraînement est augmenté. Aujourd’hui, il peut atteindre 27 à 28 heures par semaine durant les périodes intenses. Entre les stages de cohésion, la préparation physique et le travail mental, les journées sont millimétrées. Avec le temps, il avoue avoir plus de facilité à gérer les exigences : « Au début en junior je stressais pas mal. Mais à force d’avoir des échéances internationales j’ai réussi à gérer cette pression ». Afin d’optimiser au mieux les temps plus calmes hors des compétitions, il a intégré des étirements quotidiens à sa routine pour limiter les douleurs musculaires. « Le soir j’essaie de faire des exercices de pilâtes afin de bien dormir. Ça me permet de gérer ma fatigue et la tension sur le corps », explique-t-il. Installé en colocation à Toulouse, il s’apprête à rejoindre le Centre national d’entraînement (CNE) à Paris au mois de mai, une nouvelle étape vers le très haut niveau.

> Objectif Los Angeles 2028

Nouveau membre du groupe élite, Louis continue de disputer certaines compétitions chez les moins de 23 ans. Il avance méthodiquement. À court terme, l’objectif est clair : s’imposer durablement au CNE et décrocher une place pour les prochaines échéances internationales. En ligne de mire les championnats du monde élite à Amsterdam, et plus loin, les Jeux Olympiques à Los Angeles en 2028. Un défi de taille, comme il le reconnaît : « L’aviron est un sport a maturité tardive. J’aurai 23 ans en 2028, c’est encore un peu jeune pour participer aux JO, mais je vais tout faire pour y arriver ».

> Un ancrage familial fort

Dans cette ascension, le jeune rameur n’oublie pas ceux qui l’accompagnent depuis ses premiers coups de rames sur le Lot. Sa famille reste un soutien constant, présente dans les moments de doute comme dans les victoires : « Ils m’aident quand je me pose des questions. Mes parents viennent me voir depuis toujours à chaque compétition internationale que je dispute » confie-t-il. À 20 ans, Louis Descot-Vigouroux poursuit sa route avec constance, fidèle à ce qui l’a construit : le goût de l’effort, la patience et des racines bien ancrées dans le Lot. « C’est une fierté de se dire que même en venant de la campagne on peut réussir autant que les autres ».

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