Le député du Lot a notamment rencontré le PDG de SNCF Voyageurs.
Christophe Proença, député du Lot, a consacré la journée du 18 février 2026 à deux temps forts pour l’avenir ferroviaire du territoire : une rencontre avec le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, consacrée à la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT), puis sa participation au colloque national « Trains de nuit : relier la France autrement », à l’initiative de la députée Valérie Rossi, en coopération avec l’association Destination trains de nuit. À travers ces deux séquences, un même message : le service public ferroviaire doit redevenir fiable, lisible et respectueux des territoires ruraux.
La ligne POLT constitue l’axe structurant du Lot vers la capitale. Pourtant, depuis plus de quinze ans, les usagers subissent des travaux quasi permanents, des horaires modifiés et une qualité de service dégradée. Lors de son échange avec la direction de SNCF Voyageurs, le député a rappelé plusieurs réalités :
– Des temps de parcours allongés et des dessertes insuffisantes pour le Lot ;
– Le sentiment que le territoire est considéré comme une simple zone de passage ;
– Des rames Corail vieillissantes, en fin de vie ;
– Des écarts tarifaires difficilement compréhensibles pour les usagers ;
– Des difficultés persistantes pour les réservations de groupes.
Christophe Proença a été clair : « Le Lot ne doit pas être une terre du milieu. Nous ne sommes pas un territoire entre deux métropoles, nous sommes un territoire à part entière. » Le PDG de SNCF Voyageurs a indiqué que le programme de modernisation de la ligne devrait s’achever en 2027, avec une mise en service complète en 2028, notamment grâce aux nouvelles rames Oxygène.
Le député demande des engagements chiffrés, un calendrier précis et une amélioration tangible de la ponctualité, avec un objectif clair : 9 trains sur 10 à l’heure, et surtout la réduction des retards les plus pénalisants. Le matériel doit être renouvelé, notamment les locomotives, qui sont une source récurrente de pannes.
Lors du colloque consacré aux trains de nuit, le député a rappelé une conviction forte : « Un service public ne se juge pas à ses promesses, mais à ce que vivent concrètement les usagers. » Dans le Lot et le Massif central, les trains de nuit existent encore. Mais dans quelles conditions ?
– Matériel vieillissant, parfois issu du fret ;
– Suppressions fréquentes (29 suppressions sur 36 circulations entre fin novembre 2025 et début janvier 2026 sur la liaison Aurillac–Paris) ;
– Temps de parcours allongés, notamment sur la liaison Paris–Rodez, pouvant dépasser 11 h 30 ;
– Annonces sonores nocturnes et immobilisations empêchant réellement de dormir. « Le voyageur paie pour dormir… mais on l’empêche de dormir. »
Le parlementaire a porté une demande claire et forte : rétablir un véritable train de nuit entre Aurillac et Paris, ainsi qu’entre Rodez et Paris. Pour les habitants du Massif central, ces liaisons ne sont pas symboliques : elles sont vitales pour l’égalité d’accès à la mobilité.
Christophe Proença a posé quatre priorités pour réussir la renaissance des trains de nuit :
– La fiabilité immédiate, sans attendre les nouvelles rames annoncées en fin de décennie.
– Le confort réel du voyageur : un train de nuit doit permettre de dormir.
– La cohérence territoriale : un arrêt supprimé, c’est une population oubliée.
– La sécurité de toutes et tous, notamment des femmes et des enfants.
Il a également plaidé pour des améliorations simples et rapides : adaptation des annonces sonores nocturnes, souplesse dans l’utilisation des compartiments disponibles, meilleure organisation des montées et descentes, polyvalence accrue des agents dans les petites gares rurales.
Le député du Lot continuera de défendre une ligne claire : « un train qui roule, un train à l’heure, et un train dans lequel on peut dormir ».





