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Sibelle et l’hymne de Liverpool


Chaque samedi, l’actualité lotoise vue par Philippe Mellet et surtout par ses chats.

J’ai expliqué à Sibelle que selon la tradition, en cette veille de scrutin (rappelons en effet aux étourdis que l’on vote pour le second tour des municipales dans une vingtaine de communes lotoises ce dimanche), il était préférable de nous abstenir de tout propos politique pour ce dernier rendez-vous de juin. « Soit. Mais quel sujet aborder alors ? » me répond ma chère tigresse. « Est-ce qu’on peut quand même commenter le numéro du désormais célèbre professeur Raoult lors de son audition à l’Assemblée ? » Je lui fais signe que non.

« Mince alors. J’imagine alors qu’on ne doit pas non plus s’attarder sur la victoire des rouges ? » glisse-t-elle alors… Je fais les gros yeux. Je soupçonne une entourloupe. Mais pris de court, je fais semblant de ne pas avoir entendu. Il ne faut jamais en effet négliger l’incroyable agilité des chats, et leur capacité à rebondir, au propre comme au figuré. La victoire des rouges ? Mais de quoi parle-t-elle ? Un concours où nos chers malbecs se seraient distingués ? Où nos safrans du Quercy auraient fait chavirer les papilles et les pupilles ? J’avais raison. C’était de la provocation. Sibelle m’explique avoir été émue par le sacre de Liverpool, en Premier League anglaise.

Les « Reds » sont champions alors qu’il reste 7 journées de championnat. 30 ans après leur dernier titre. Et Sibelle, elle adore les « Reds ». Elle est tombée amoureuse un soir devant la télé en entendant plus de 50 000 supporters entonner le fameux hymne « You’ll never walk alone » [NDLR : Tu ne marcheras jamais seul…] dans le chaudron d’Anfield. Elle en avait les poils hérissés d’émotion. Et moi aussi. Il y a peu d’équivalent en France. Sauf peut-être à Lens, quand les fils ou petits- fils de mineurs reprennent les Corons de Pierre Bachelet dans les tribunes du stade Bollaert. Un documentaire était consacré cette semaine au club des Sang et Or sur L’Equipe TV. On y voit l’entraîneur Philippe Montanier tenter d’expliquer à ses joueurs l’origine de ce surnom, « les Sang et Or ». Il évoque des supporters qui ont le club et le foot dans le sang. Et qui se saignent pour se payer deux à trois fois par mois une place pour assister à la grand-messe laïque… Peu importe après tout. Sibelle est déjà passée à autre chose.

Voilà qu’elle épluche les infos locales pour préparer nos sorties dominicales. Elle finit par trancher (sans prendre évidemment la peine de me demander mon avis) : « Dimanche, ce sera Souillac. Le musée des Automates a rouvert. Et il y a une expo temporaire qui m’intéresse au plus haut point. » Je consulte à mon tour. Et je comprends vite. Outre la visite traditionnelle et la découverte de ses quelque 300 automates et jouets mécaniques des XIXèmes et XXèmes siècles, issus essentiellement des ateliers Roullet-Decamps, l’établissement présente 150 dessins d’Albert Dubout ayant comme commun dénominateur… les chats ! Le fameux illustrateur n’est pas un inconnu à Souillac. Une des œuvres a inspiré le chef-d’œuvre de la scène de « la Pêche Sous-Marine » réalisée par la maison Roullet-Decamps en 1948. Exposée un temps dans les vitrines de Noël des Galeries Lafayette (avant de revenir dans le Lot), on y voit notamment « une grosse dame tentant de sauver son mari maigrichon du poisson qui l’avale… »

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Du coup, je m’interroge. Je me demande si Sibelle n’est pas davantage amusée par le petit bonhomme qu’aimait dessiner l’artiste que par ses chats… Il leur pardonnait tout, d’ailleurs. Ils étaient les seuls à être autorisés à le déranger dans son atelier lorsqu’il travaillait. Remarquez, moi c’est pareil. Cela fait longtemps que j’ai renoncé à interdire à Sibelle de lorgner par dessus mon épaule pour espionner sur l’écran ce que je cherche à écrire. Quand elle ne s’allonge pas négligemment sur le bureau, une patte venant de temps à autre heurter mes doigts ou appuyer (par inadvertance, officiellement, bien sûr…) sur la touche « delete » (supprimer). Alors d’accord. Ce sera Souillac. Et ça me rajeunira. Je crois que c’est le premier musée qu’on a visité lors de nos premières vacances estivales dans le Lot il y a… Il y a un quart de siècle. On prendra la RN 20. Quitte à verser dans la nostalgie, ça nous rappellera les années 90.

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