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Sibelle et les galets du pont Valentré


Chaque samedi, l’actualité lotoise vue par Philippe Mellet et surtout par ses chats.

Le pain est en vedette. Le pain d’ici, celui du Lot ! Cette semaine, Jérôme Moulinou des « Gourmandises de Lilu » à Cahors puis David Riou et Adrien Souléry du « Pétrin de Pierre » à Figeac, ont participé à l’émission « La Meilleure boulangerie de France » sur la 6. Devant la télé, j’ai repensé à nos premières vacances dans le Quercy. Si le reste de l’année, nous consommions des baguettes « ordinaires », une fois installés dans notre gîte loué pour une ou deux semaines, nous n’avions rien de plus pressé que de courir à la boulangerie la plus proche pour acheter une grande boule de pain de campagne, croustillante, généreuse… Il n’y avait de rien de tel pour fêter l’été : de merveilleuses tartines recouvertes de rillettes d’oie ou de canard, un verre de rosé ou blanc frais… Le paradis nous ouvrait ses portes.

Voilà qui m’évoque un autre souvenir, plus lointain. Enfant, j’étais toujours très impressionné quand sur le vieux pick-up du salon, je posais le disque 33 tours sur lequel Fernandel disait des « Lettres de Mon Moulin », de Daudet. Un de ces contes me terrifiait en particulier et débutait justement par cette expression : « Bon comme le pain… » C’était le Curé de Cucugnan. « L’abbé Martin était curé… de Cucugnan. Bon comme le pain, franc comme l’or, il aimait paternellement ses Cucugnanais ; pour lui, son Cucugnan aurait été le paradis sur terre, si les Cucugnanais lui avaient donné un peu plus de satisfaction. Mais, hélas ! les araignées filaient dans son confessionnal, et, le beau jour de Pâques, les hosties restaient au fond de son saint-ciboire. » Je lis la phrase à haute voix. Sibelle est impassible. Vrai que je n’ai pas le timbre de Fernandel, ni son accent. Il manque aussi le grésillement du microsillon.

Qui dit « vacances » dit aussi « Pont Valentré ». Nous ne séjournions jamais sans venir, au moins une fois, contempler le monument emblématique de la ville. Désormais installés à demeure, rebelote. Dans l’autre sens. Nous n’accueillons jamais famille ou amis venus nous rendre visite dans le Lot sans les emmener admirer ce formidable ouvrage d’art, dans tous les sens du terme. Il y a tout, dans ce petit territoire au centre duquel trône le pont : un vrai concentré de notre Lot. La rivière, bien sûr, la colline qui la domine, le pont lui- même avec ses éléments d’architecture militaire devenus comme des décors, le petit diable, les pieds de vigne plantés côté ville, le soleil qui se reflète dans l’eau, la borne de la Route mondiale de la Paix inaugurée après la Dernière guerre, les coquilles symbolisant le chemin de Saint-Jacques. Magnifique, non ? Or, voilà que cette semaine, la municipalité de Cahors rappelle qu’est engagé « un chantier progressif de restauration du monument. Le premier geste de ce chantier concernera la tour Ouest. En préparation, les mâchicoulis de la face sud de la tour ont été consolidés et une structure micro-perforée a été posée afin de sécuriser le site. Parallèlement et d’ici la fin d’année, le pont sera mis en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. »

Aussitôt, certains citoyens s’inquiètent. Quid des galets ? Ils participent, selon eux, à la majesté du site. La ville répond très vite à ces interrogations sur son compte Facebook. « Rassurez-vous, les galets resteront à leur place. Les travaux de mise en accessibilité ne prévoient pas de les retirer. » Ne me demandez pas quelle technique sera utilisée, mais voilà qui fait consensus. Ma protégée féline est également ravie. Elle a ses habitudes, d’ailleurs. Qu’on prenne une photo du pont depuis le quai ou du quai depuis le pont (vous me suivez?), elle arrive toujours à se glisser dans le cadre, galets ou pas. L’architecte avait son diable, moi, j’ai ma petite diablesse.

Pour conclure ce rendez-vous, une pensée pour cet heureux anonyme qui a gagné un million d’euros après avoir validé son ticket de l’Euromillions à la maison de la presse de Martel. Il a décidé de partir en famille – dès que possible – fêter cela au soleil. « Comme quoi, même si l’on s’était juré de ne pas en parler, pour une fois, cette fichue pandémie et les contraintes qu’elle entraîne finissent toujours pas nous rattraper », relève Sibelle, qui a croisé mercredi le cortège des manifestants venus dire en centre-ville que « la culture est un besoin vital ». Une manif tenant elle-même du spectacle vivant avec danses, chants et performances… La vie est plus forte que tout !

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