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Saint-Céré – lycée Jean Lurçat : Rassemblement et tribune contre la suppression de l’enseignement de spécialité espagnol et de 38 h de dotation


Mobilisation ce 17 février. 

Ça bouge au lycée Jean Lurçat de Saint-Céré. Suite à la motion votée à l’unanimité au conseil d’administration, élèves et personnels seront mobilisés ce jeudi 17 février à partir de 12 h 15 devant l’établissement, contre la suppression de l’enseignement de spécialité espagnol et de 38 h de dotation. Une tribune a également été signée par des anciens élèves.

> En 24 heures, 80 anciens élèves du lycée ont signé une tribune initiée par Geoffrey Cros, 28 ans, lui-même ancien lycéen désormais élu de Cauvaldor. Une action inattendue qui vient soutenir l’établissement rural : « Des anciens élèves du lycée Jean Lurçat sortent du silence pour exprimer leur inquiétude suite aux dernières annonces parues dans la presse concernant le devenir du lycée Jean Lurçat et certains enseignements. Le lycée Jean Lurçat a offert aux générations successives la réussite, des parcours de vie ou de solides amitiés, et nous en sommes tous redevables. Ce lycée a été une opportunité et l’est toujours pour le territoire. Il vient le temps pour nous, anciens élèves – encore en étude ou désormais dans la vie active – de manifester notre atterrement lorsque les logiques comptables frappent les lieux d’éducation. Nous avons découvert par la presse le retrait de 38 heures d’enseignement sur l’ensemble des niveaux par rapport à 2021. Cette baisse répartie sur toutes les classes pourrait ne pas paraitre choquante si nous étions dans un lycée à très gros effectif, en zone urbaine. Pour nous tous qui avons nos vies ici ou ailleurs et n’avons sans doute pas la mesure des éléments techniques, cette situation nous semble inquiétante. Dans le même temps, il n’est pas humainement acceptable qu’un établissement soit contraint de retirer des heures d’enseignement de secondes pour compenser le manque d’heures des terminales. Le principe d’égalité des chances doit jouer pleinement son rôle pour accorder à chacun dans tout le territoire français y-compris à Saint-Céré, les meilleures garanties de succès et les meilleurs encouragements : C’est l’essence même de l’éducation nationale. Il ne serait pas normal non plus comme c’est évoqué dans la presse, qu’un enseignement de Spécialité Espagnol, soit pratiquement menacé de disparaitre du département du Lot et notamment à Saint-Céré. Il est pourtant de tradition que cette langue soit enseignée dans des conditions correctes dans le Sud-Ouest et que sa culture soit partagée par des cours approfondis. Après avoir donné des gages de pérennité suite à la réforme des Spécialités avec le travail acharné de tous (enseignants, équipe de direction, parents, élèves, élus), nous nous inquiétons de voir demain ce vecteur s’inverser, déshabillant progressivement notre lycée de campagne. Les effets de ces décisions offriraient le sentiment renforcé d’être des citoyens de seconde zone. Nous espérons qu’un jour, l’application de la notion d’équilibre territorial soit au rendez-vous, que notre lycée soit sécurisé, et le nombre d’heures d’enseignement sanctuarisé, pour que chaque jeune lycéen ait le droit le plus absolu de choisir sa place et son rôle dans le monde. Nous souhaitons par cette tribune symbolique, rappeler l’importance de ces établissements où il fait bon vivre, peser de notre poids de citoyens pour que notre lycée de campagne soit conforté dans sa dynamique en conservant une dotation d’heures de cours respectant les principes énoncés, et ainsi interpeler les instances académiques régionales. »

> Motion présentée le 10 février 2022 au Conseil d’Administration du Lycée Jean Lurçat par les personnels d’enseignement et d’éducation, les élèves et la municipalité de Saint-Céré  : « Le Conseil d’Administration du lycée Jean Lurçat de Saint-Céré, réuni le 10 février 2022, s’insurge contre le chiffrage de la Dotation globale annoncée pour la rentrée 2022 et exige davantage d’ambition pour faire réussir les élèves domiciliés en milieu rural. Alors que les effectifs annoncés par les services du DASEN sont stables (+ 4 élèves), le montant de la dotation qui nous est attribuée est quant à lui en baisse de 38 heures par rapport à janvier 2021, et le différentiel est de 30 h avec la dotation 2020 pour le même nombre de divisions. Dans ces conditions, nul ne peut s’imaginer que les lycéens de Saint-Céré puissent bénéficier de conditions d’études satisfaisantes et que la qualité du service public d’éducation puisse être maintenue.  La dotation étriquée qui nous est allouée ne nous permet plus de financer l’offre de spécialités qui était la nôtre jusque-là et qui se faisait déjà au prix de conditions d’apprentissage dégradées pour les élèves de Seconde. Faute de moyens, c’est la mort dans l’âme que nous voyons l’enseignement de spécialité espagnol menacé de suppression à la rentrée prochaine.  Au nom de quelle conception galvaudée de l’école de la République peut-on justifier que les lycéens ne bénéficient pas de la même offre de formations en fonction de leur lycée de secteur, et partant, des mêmes possibilités de poursuite d’études dans le Supérieur ? Est-il en l’occurrence normal que plus un seul établissement dans le nord du département du Lot ne soit en mesure de financer l’enseignement de spécialité LLCE Espagnol ? La langue espagnole est-elle à ce point exotique que nous devions désormais envoyer à Cahors ceux de nos élèves qui envisagent de devenir professeur d’espagnol ou de suivre les cursus bilingues qui font la réputation des universités toulousaines ? L’Histoire de la Retirada nous oblige et vous oblige : 475 000 républicains espagnols ont franchi les Pyrénées en janvier 1939 après la chute de Barcelone, transformant Toulouse en capitale politique de l’exil. La Région porte encore les traces des camps d’internement dans lesquels la France a choisi d’enfermer ces « étrangers indésirables » et dont vos services se sont fait largement l’écho lors des commémorations organisées en 2019. Les petits-enfants et arrière petits-enfants de ces réfugiés espagnols sont aujourd’hui dans nos classes. Est-il envisageable de les priver en vertu d’une froide logique comptable de la possibilité de suivre Espagnol en enseignement de spécialité et d’approfondir ainsi les liens avec la culture de leurs parents ?  C’est au nom de cette histoire si particulière que le Conseil d’Administration du lycée Jean Lurçat demande solennellement à M. le Recteur de bien vouloir accorder, à l’instar de ce qui se fait pour l’Occitan, une dotation horaire annuelle spécifique pour permettre de pérenniser l’enseignement de spécialité Espagnol dans l’académie, et notamment dans le nord du département du Lot. »

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