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Retour sur « Dans la peau d’Élisa » à Castelnau-Montratier

Entretien avec Corinne Saint-Faust, la metteur en scène. 

L’association À livres ouverts qui œuvre beaucoup dans la dynamique culturelle locale à Castelnau-Montratier, depuis plus de vingt ans, proposait le 25 janvier 2026 une pièce de théâtre « Dans la peau d’Élisa » de Carole Fréchette, interprétée par la troupe du Théâtre du Travers et mis en scène par Corinne Saint-Faust. Un voyage poétique porté par Corinne Saint-Faust, Claudine Imbert, Dominique Bernard, Catherine Coudert, Julien Couderc et quatre danseuses Patricia Dusaunay, Renée Dutoit, Estel Monneau, et Dominique Didier.

L’histoire « Dans la peau d’Élisa » fait écho à nos différentes expériences vécues en amour, à nos rapports avec le temps qui passe, le regard des autres, les souvenirs drôles ou douloureux. À la fin, la troupe a été chaleureusement applaudi par un auditoire de plus de 40 personnes. Autour de nombreuses félicitations, le public a vraiment discuté avec la troupe pour exprimer tout leur ressenti. Il était palpable de voir que Dans la peau d’Élisa avait autant touché les femmes et les messieurs présents cet après-midi là. 

Corinne Saint-Faust est revenue pour Medialot sur sa rencontre avec la troupe. 

> Medialot : quel est votre rôle au sein de la troupe ?

Corinne Saint-Faust :  je leur ai proposé de mettre en place des ateliers, parce qu’ils n’en faisaient pas à l’époque. Aujourd’hui, j’anime un atelier le lundi, avec des jeunes et des moins jeunes — et il y a pas mal de moins jeunes dans le Lot ! Et puis, bien sûr, on monte des pièces. Mais je ne suis pas la seule metteuse en scène, d’autres membres de la troupe s’en chargent aussi.

> M. : comment en êtes-vous venue à le mise en scène ?

C.S.-F. : ce n’est pas mon métier à proprement parler. Mais j’ai beaucoup travaillé dans le théâtre. Je vivais à Dakar, où j’avais un collectif, je faisais de la mise en scène et je donnais aussi des cours de théâtre.

> M. : comment est né le choix de ce texte ?

C.S.-F. : c’est une pièce que j’avais jouée il y a plus de quinze ans à Dakar, avec des femmes plus jeunes — moi aussi, j’étais plus jeune à l’époque. Ici, j’ai eu envie de la reprendre avec des femmes plus âgées, parce que je trouvais qu’on était encore plus au cœur de l’histoire.

> M. : pourquoi ce choix était-il important pour vous ?

C.S.-F. : parce que la pièce parle de mémoire, et puis du rapport au corps. La peau, les rides, la transformation du corps avec l’âge, ce sont des questions qu’on se pose forcément à un moment donné. Je trouvais ça très intéressant d’en parler. J’ai aussi choisi de faire danser des femmes qui n’avaient pas l’habitude de danser, pour montrer que tous les corps sont beaux, que tous les corps sont vivants, dynamiques. C’était vraiment important pour moi.

> La troupe du Théâtre du Travers présentera le mardi 31 mars, à 20 h 30, à La Prade à Pradines, « Tous mes rêves partent de la gare d’Auzterlitz » de Mohamed Kacimi. 

> https://www.theatredutravers.fr/a-l-affiche/

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