La moyenne nationale n’est que de 15 %.
23,7 % des enfants nés en 2025 reconnus par leurs deux parents et dont la mère réside dans le Lot portent un double nom. Le chiffre est très au-dessus de la moyenne nationale selon une étude que vient de publier l’INSEE.
L’Institut indique en effet que l’année passée, sur l’ensemble du pays, 78 % des nouveau-nés portaient uniquement le nom de leur père, 15 % ont reçu les noms de leurs deux parents et 7 % ont reçu uniquement le nom de leur mère, la plupart de ces derniers n’étant reconnus que par leur mère. La part des nouveau-nés portant les noms de leurs deux parents a augmenté de 5 points depuis 2014, ajoute l’INSEE qui rappelle que la loi a changé en 2005. Depuis cette date, il est permis aux parents de donner à leur enfant nouveau-né leurs deux noms de famille, dans l’ordre de leur choix, ou un seul de leurs deux noms.
L’étude note assez logiquement que « les parents non mariés choisissent de donner un double nom à leur enfant près de trois fois plus souvent que les parents mariés (22 %, contre 8 %) ». Par ailleurs, il est relevé que « la majorité des enfants d’un couple de femmes reçoivent un double nom (60 %) ».
Reste à comprendre pourquoi l’on constate des disparités régionales dans ces nouveaux usages. Les chercheurs de l’Insee avancent une piste qui semble là encore assez logique : « En lien avec les usages dans ces pays, la majorité des parents originaires d’un pays de langue espagnole ou portugaise attribuent un double nom à leur nouveau-né. » C’est pourquoi, si l’on s’intéresse à la seule métropole, « les nouveaux-nés dont la mère réside dans le Sud-Ouest portent plus souvent un double nom ». Le record revient ainsi au département des Pyrénées-Atlantiques avec un taux de 26,9 %.
– Illustration Pixabay





