background img

Nouvel article

523 Views

Lot – Violences faites aux femmes  : Une vidéo qui présente les services d’aides pour #NeRienLaisserPasser 


Elle est à découvrir dans l’article. 

« Il faut que la parole se libère ». Ce 24 novembre, Michel Prosic, préfet du Lot, a dressé le bilan chiffré des violences faites aux femmes et des actions entreprises pour « prévenir les violences, protéger les victimes, et assurer le suivi des auteurs ». Isabelle Mahieu, déléguée aux droits des femmes, Patrick Meynier, directeur départemental de la sécurité publique du Lot, le lieutenant-colonel Olivier D’Orio, commandant en second de groupement de gendarmerie du Lot, et Nelly Ginestet, vice-présidente du Département, étaient à ses côtés. En préambule, une vidéo dédiée aux victimes de violences conjugales, qui résume les parcours de prise en charge a été diffusée-avant de l’être au cinéma Le Grand Palais à Cahors, sur sites institutionnels, dans les salles d’attente…

Et le représentant de l’Etat de donner les chiffres lotois : « En 2020, une hausse du nombre de femmes victimes de violences conjugales a été observée, notamment expliquée par les périodes de confinement dus à la crise sanitaire. 260 femmes ont été reconnues victimes de violences conjugales par les services de gendarmerie (201) et de police (59).  Entre janvier et octobre 2021, les forces de sécurité intérieure ont constaté une très légère hausse, comparé à la même période en 2020, puisque 241 femmes ont été reconnues victimes de violences conjugales, au 30 octobre : 188 femmes par le groupement de gendarmerie et 53 par la direction départementale de la sécurité publique.  Au total, depuis le début de l’année, les forces de sécurité ont comptabilisé 435 victimes de violences intrafamiliales. Ils en comptaient 383 à la même période l’an dernier. Les violences intrafamiliales prennent en compte les faits à l’encontre de membres d’une même famille, quel que soit leur âge. La hausse continue du nombre de faits de violence constatés au sein du couple s’explique notamment par une plus grande propension à déclarer les faits. Les campagnes de sensibilisation menées depuis le lancement du Grenelle, la mise en place de nouveaux dispositifs et la facilitation des démarches pour porter plainte expliquent cette réalité. » Néanmoins, les chiffres ne rendent visibles qu’une partie de l’ampleur des violences faites aux femmes, et ne rendent pas compte des violences subies en secret et des femmes qui ne se manifestent pas aux services de police et de gendarmerie. Chaque partenaire a ensuite rappelé les actions spécifiques mises en place. Patrick Meynier a martelé un message fort à destination des victimes : « Je vous écoute, je vous crois. »

> La création d’un fonds d’urgence et d’avance pour un montant global de 75000 euros a été votée lors de la dernière séance du conseil départemental. « Sur ce dispositif, le Département est aux côtés de l’Etat, de la Caf et de la CPAM. Concrètement, ce fonds permet de venir en aide aux femmes victimes de violences qui quittent leur domicile en mobilisant de suite 300 euros. Somme qui peut monter jusqu’à 3000 euros si nécessaire. Il sera opérationnel en 2022 » a précisé Nelly Ginestet.

> Un portail de signalement des violences (www.arretonslesviolences.gouv.fr) est opérationnel depuis novembre 2018. Il s’agit d’un tchat qui permet à la victime de dialoguer en direct 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 avec un policier spécialement formé. Cette plateforme peut contacter à tout moment le commissariat pour lui signaler une situation relevant de sa compétence territoriale. 

> Rappel des dispositifs 

Pour les victimes, en cas d’urgence :

– le 17, forces de sécurité, ou par SMS, le 114 ;

– en cas de besoin d’hébergement urgent, le 115 ; 

Pour les victimes, en cas de besoin d’écoute et d’accompagnement :
– une plateforme téléphonique disponible au 3919, accessible à tous 24h/24 et 7j/7 ;

– il est aussi possible de faire un signalement en ligne sur arretonslesviolences.gouv.fr ; 

– il existe aussi des aides portées par des associations spécialisées telles que Pause aux Filaos, le Centre d’information sur les droits des femmes et des famille (CIDFF), France victimes 46, l’association Ségala Limargue et l’Affirmée. 

Pour les auteurs : 

– un numéro national dédié à l’écoute des auteurs de violences a été mis en place au 08 019 019 11 du lundi au dimanche de 9 h à 19 h. 

> Quelques actions entreprises pour accueillir de façon irréprochable les victimes de violence 

Police nationale du Lot : Depuis octobre 2019, une trame type du procès verbal d’audition a été spécifiquement élaborée pour les victimes de violences conjugales et est systématiquement utilisé par les policiers plaintiers.  Tous les personnels (policiers et agents d’accueil) en contact avec le public ont suivi une formation sur l’évaluation du danger dans le cadre des violences conjugales. Un tableau d’accueil-confidentialité (TAC) a été mis en place à l’accueil du commissariat de police. Ce dispositif a pour vocation d’améliorer la confidentialité de la prise en charge d’une victime de violences conjugales. Cet outil très simple permet également à la victime de ne plus répéter plusieurs fois les raisons de sa présence au commissariat. En désignant une couleur à l’agent d’accueil, elle sollicite une prise en charge prioritaire et confidentielle. 

Gendarmerie : Afin d’être en capacité de répondre à cette problématique toujours plus prégnante des violences conjugales et intrafamiliales, une cellule de protection des familles (C.P.F.), unité exclusivement dédiée à la lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales, a été créée afin d’être opérationnelle 24h/24h et 7j/7. Composée de 6 gendarmes, tous officiers de police judiciaire, ayant reçu une formation spécifique relative à l’expertise des mécanismes des violences intrafamiliales, cette unité sera en charge de la prise en compte de ce contentieux sensible et assurera le traitement de l’ensemble des dossiers judiciaires. Etroitement associée aux partenaires institutionnels (115, Déléguée aux droits de femmes, tribunal judiciaire, conseil départemental, communautés de communes, CAF…) et associatifs (Pause aux filaos, France victimes 46, CIDFF…), la cellule de protection des familles (CPF) intègre également l’intervenante sociale en gendarmerie (ISG), Delphine Soubiroux, en capacité de prendre en charge le volet social de chaque situation. Ce dispositif permet l’ouverture d’une enquête judiciaire systématique à chaque intervention, avec ou sans dépôt de plaintes des victimes. À échéance du premier semestre de l’année 2022, les 361 gendarmes et 130 réservistes opérationnels du Lot seront formés aux mécanismes des violences intrafamiliales. 

> Protéger et mettre à l’abri les victimes de violences conjugales 

– Le dispositif « téléphone grave danger » sera déployé plus largement d’ici novembre 2022. La victime qui dispose d’un tel téléphone peut joindre 7j/7 et 24h/24 les forces de sécurité en cas de danger imminent. 7 inscriptions au dispositif « téléphone grave danger » ont été enregistrées en zone gendarmerie. Le CIDFF et l’Association France Victimes apportent leur soutien aux femmes confrontées à une grave situation au sein du couple et qui bénéficient, sur décision du Procureur de la République, du dispositif Téléphone Grave Danger (TGD) qui est mis à leur disposition. 

– Par ailleurs, le Fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR) consacre une partie du budget à la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment à destination des acteurs locaux : 

– l’association Pause aux Filaos qui propose des espaces d’accueil et d’accompagnement aux femmes victimes de violences intrafamiliales. 1 000 nouvelles solutions de logement et d’hébergement ont été créées en janvier 2020 à l’échelle nationale, dont sept en plus dans le Lot en 2020, soit 20 au total ; 

– la commune de Cahors qui organise une semaine thématique autour de la journée internationale du droit des femmes, le 25 novembre ; 

– le Centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) qui assure un accueil et un accompagnement spécialisé des victimes en vue de leur reconstruction ; 

– l’Association France Victimes qui intervient non seulement au niveau de la prise en charge des victimes mais également au niveau des auteurs de violences sous forme de stages de responsabilisation proposés par le Parquet dans le cadre d’une mesure alternative. 

Récemment Publié

»

Lalbenque : Le 1er marché aux truffes de la saison c’est ce 30 novembre

Coup d’envoi à 14 h 30.  Le coup de sifflet traditionnel, ...

»

Chambre d’agriculture du Lot : Des partenariats pour préparer l’avenir

Le plan de relance de la filière ovine a également été ...

»

Cahors : Le pont Valentré et la cathédrale Saint-Etienne en jaune pour le Téléthon

Joli symbole.  Dans le cadre des animations organisées au profit ...

»

Rugby : Bonus offensif pour le COC

Les Castelnaudais ont fait plus que confirmer ! Ce 28 novembre, le ...

»

Gramat : Noël exceptionnel au Grand Couvent le 18 décembre !

Crèche provençale, marché des artisans, concert avec La ...

»

Noms de lieux, noms de pierre : Une veillée sur la toponymie à Puyjourdes

Elle aura lieu le 3 décembre, à 20 h 30.  Vendredi 3 décembre, ...

»

Le sénateur Jean-Claude Requier regrette le rejet prématuré du budget 2022 par une majorité du sénat

Le parlementaire ne mâche pas se mots.  Mardi 23 novembre, le ...

»

Figeac : Débat sur «  Les enjeux de la laïcité pour l’avenir de la République »  le 6 décembre

Il se déroulera à 18 h, salle Balène.  La laïcité, inscrite ...

»

Ça bouge bien au Taichi Chuan Pradines-Chansi !

AG et stage étaient au menu.  L’assemblée générale, occasion ...