Communiqués des partis et des organisations syndicales.
Suite aux manifestations lycéennes de ces 1er et 2 octobre 2026, émaillées de violences notamment à Cahors, les réactions se multiplient :
> Les Républicains du Lot : « Les préoccupations et les revendications exprimées par les lycéens doivent être comprises.Elles traduisent une inquiétude dans un contexte national anxiogène . Ils ont toute légitimité à prendre la parole et à défendre leurs convictions, dès lors que ces mobilisations restent pacifiques et respectueuses de la loi. Il y a des problèmes certes à solutionner mais n’oublions pas les investissements conséquents faits par la région pour les lycées ( exemple, les lycées Clément Marot et Gaston Monnerville cumulent à eux seuls plus de 15 millions d’euros ). N’oublions pas également les aides multiples à la jeunesse, aide au transport, aide à la restauration , la carte jeune, LoRdi,… Il ne faut pas confondre ceux qui manifestent pacifiquement avec ceux qui viennent pour casser, dégrader ou agresser. Une manifestation est un droit ; la violence n’en est pas un. Nous voulons écouter la jeunesse sans renoncer à l’autorité. Nous exprimons notre soutien total aux forces de l’ordre, qui sont en première ligne pour assurer la sécurité de tous, ainsi qu’à l’ensemble des enseignants et personnels éducatifs, qui accomplissent chaque jour leur mission auprès de notre jeunesse. Nous soutenons ceux qui protègent et respectons ceux qui transmettent. Les dégradations commises ont un coût : elles sont payées, directement ou indirectement, par chacun d’entre nous. Dégrader un équipement public, c’est faire supporter la facture au contribuable ; dégrader un commerce, c’est pénaliser un entrepreneur et ceux qui en dépendent.Le contribuable ne doit pas devenir la victime et le payeur des violences des autres. Notre position est donc claire : casseur, payeur. Toute personne dont la responsabilité est établie doit assumer les conséquences de ses actes, dans le respect de la justice et de l’État de droit. Par ailleurs les formations politiques qui soutiennent ces mobilisations ont également une responsabilité majeure. Nous demandons simplement à tous les responsables politiques, y compris et surtout à LFI, la même clarté dans la condamnation des violences et non pas exploiter les fragilités de nos jeunes à des fins politiques. Écouter la jeunesse, protéger ceux qui la font grandir et soutenir ceux qui nous protègent : voilà l’exigence républicaine que nous défendons. L’éducation est un droit fondamental acquis garanti à chacun et elle est ouverte à tous. La République doit savoir écouter sans jamais renoncer à faire respecter ses règles. »
> Le Rassemblement National du Lot : « Les scènes de violences qui ont secoué le Lot, en particulier à Cahors, sont intolérables. Des jets de projectiles ciblés contre la police, des dégradations de mobilier urbain et des départs de feux ont transformé une mobilisation lycéenne, dont certaines des revendications sont légitimes, en un déferlement de violence.- Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces agissements et nous apportons tout notre soutien aux policiers blessés. S’attaquer à l’uniforme et détruire les biens publics financés par les contribuables lotois n’est pas une opinion, c’est de la délinquance. La responsabilité de l’extrême gauche est immense. En soufflant sur les braises et en instrumentalisant la jeunesse par pur cynisme politique, elle légitime le chaos et se rend complice des casseurs. L’État doit cesser de reculer. Nous exigeons des sanctions pénales et disciplinaires exemplaires contre les émeutiers interpellés et ceux qui doivent l’être. Nos lycées doivent rester des sanctuaires de sécurité et de transmission, pas le terrain de jeu de l’ultra-gauche et de jeunes délinquants. »
> La FSU 46 : « Depuis jeudi matin, de nombreux lycéen.es du Lot ont rejoint la mobilisation entamée courant septembre en région parisienne. Ils et elles dénoncent : le manque de personnels (enseignant.es, personnels d’éducations, infirmières, assistantes sociales…), les conditions d’apprentissages dégradées avec les effectifs chargés, des emplois du temps infernaux issus de la réforme Blanquer du lycée et une scolarité anxiogène dans le cadre du lycée Blanquer, la loterie de Parcoursup qui les empêchent de se projeter sereinement dans leur avenir accompagné d’un sentiment de rupture d’équité du fait de venir d’un établissement de zone rurale, des établissements mal isolés où il faudrait garder les manteaux en hiver et où la chaleur est intenable l’été… Ces inquiétudes et ces revendications, nous les partageons. Nous alertons depuis des années sur cette situation et sur le mal être grandissant de nos élèves. Ils et elles veulent pouvoir se faire entendre et ont perdu confiance dans les leviers traditionnels de dialogue tels que le CVL et le CA. Doit-on le leur reprocher ? Ils et elles observent le peu de cas qui est fait de leurs préoccupations et l’absence de solutions apportées. Nous sommes consternés de la tournure de cette mobilisation inédite pour notre département. Jets de pierre et d’acide sur les forces de l’ordre, envois de gaz lacrymogène par la police sur des manifestants mineurs et très majoritairement pacifiques. Nombre de jeunes nous ont rapporté avoir le sentiment d’avoir été volés de leur possibilité de faire entendre leurs revendications. La répression ne peut être la seule réponse à leurs revendications légitimes. C’est pourquoi la FSU lotoise appelle les personnels à se tenir aux côtés des élèves et à la grève le 6 octobre dans le cadre de la nouvelle journée de mobilisation des lycéen·nes, à aller à leur rencontre et les écouter et à les aider à éviter toute situation de mise en danger en les préservant d’éléments extérieurs venus pour des actions violentes. »
> Sud éducation 46 et Solidaires 46 : « Sud éducation 46 et Solidaires 46 apportent leur soutien plein et entier à la mobilisation des lycéen·nes qui revendiquent légitimement le droit d’apprendre dans des conditions décentes. Durant toute sa scolarité, la génération actuellement au lycée n’a connu que des classes surchargées, le manque d’enseignant·es, d’AESH, d’AED, d’infirmier·es…, et un bâti scolaire dégradé. Elle a subi le COVID, la réforme du « choc des savoirs », le bac Blanquer rendant illisible leur propre parcours scolaire, la réforme du bac professionnel, la moulinette discriminatoire et inégalitaire de Parcoursup et connaitra bientôt l’indigence des moyens dans l’enseignement supérieur. Les lycéens sont les victimes de circonstances, certes, mais surtout d’un désintérêt et d’erreurs abyssales de gouvernements successifs, pas les « sauvages » pour lesquels on veut les faire passer. Comment ne pas être en colère, quand face à leurs exigences d’égalité et de justice sociale, le gouvernement ne répond que par le mépris, la répression et la violence ! Depuis deux jours, dans le Lot et notamment à Cahors, des scènes inacceptables se déroulent sous nos yeux. Tous les moyens sont bons pour mater, terroriser les lycéen·nes et écraser ainsi le plus rapidement possible leur mouvement : des élèves, souvent mineur·es, sont frappé·es, gazé·es, interpellé·es par des représentants de l’État supposés les protéger. Jeudi, des membres armés de la police ont même osé s’introduire dans un collège et traverser la cour en pleine récréation, sous le regard sidéré de jeunes dont certains ne sont âgés que de onze ans, et tout cela dans le seul but d’emprunter l’itinéraire le plus court. On les gaze. Ne nous laissons pas enfumer ! Ne laissons pas ces violences institutionnelles se banaliser, dénonçons-les fermement ! Ne transigeons pas sur le respect des droits de nos élèves et sur l’effectivité de la démocratie lycéenne ! Exigeons ensemble des réponses, autres que sécuritaires, aux revendications légitimes des lycéen·nes ! Sud Éducation 46 et Solidaires 46 appellent les personnels de l’Éducation Nationale à se tenir aux côtés des élèves devant les lycées pour les soutenir dans leurs revendications et les protéger de tout acte de malveillance et de violence. Nous appelons également les personnels à rejoindre la grève du mardi 6 octobre, journée de mobilisation nationale. »





