Le syndicat est revenu sur le CSASD.
Ce 1er avril, s’est tenu le CSASD (Comité Social Académique Spécial Départemental) pour étudier le projet de carte scolaire du 1er degré 2026. Pour rappel, cette instance réunit les organisations syndicales représentatives et les services de l’administration sous la présidence de la DASEN.
L’UNSA Education a retenu de cette instance :
« Comme la présentation détaillée de chaque situation avait été faite lors d’un groupe de travail préalable il y a quelques jours, la DASEN a laissé la parole aux organisations syndicales sur chaque situation.
Il ressort que sur plusieurs situations la communauté éducative n’est pas d’accord avec les prévisions prises en compte par l’administration.
A cela la DASEN répond souvent qu’après vérification par les services, les nouveaux élèves ne sont pas tous effectivement soit présents, soit inscrits, soit du secteur de l’école ou du RPI et sont plutôt susceptibles d’arriver.
En dehors de la bataille des chiffres l’UNSA Education est intervenue sur :
La baisse continue des effectifs de certaines écoles ou RPI est aujourd’hui incontestable.
Malgré cette baisse et donc la diminution du nombre d’élèves dans les classes, les conditions de travail des enseignants et d’apprentissage des élèves ne sont pas ou peu améliorées.
Les effets de seuil sont redoutables . la fermeture d’une classe sur une école à 5 ou 6 classes a souvent moins d’impact que lorsque la fermeture porte sur un RPI avec plusieurs écoles. La répartition des élèves est alors complexifiée.
Dans ce contexte qui aboutirait à la fermeture de 13 postes dont 12 classes, l’UNSA Education souligne l’attention portée à l’impact humain de chaque mesure.
A ce stade, l’UNSA Education a développé en séance tous les éléments reçus des équipes et complété avec la connaissance de l’histoire des situations ainsi que des contextes quelques fois spécifiques.
De même, l’UNSA Education constate qu’il est encore difficile pour les élus « d’agir pour ne pas subir » alors que bien souvent les équipes enseignantes sont porteuses d’évolutions structurelles au service des élèves.
La DASEN a mis aux voix le projet global soit
L’UNSA Education s’est prononcé contre ce projet.
En effet, si pour certaines écoles l’annonce de la suppression d’une classe n’est pas une surprise car la situation était en sursis depuis au moins un an voire deux ans, le syndicat estime que le projet n’est pas équitable.
La DASEN a protégé des écoles en RPI car il y a un vrai travail ne cours : nous sommes favorables à cela.
Mais d’autres écoles en RPI connaissent une baisse des effectifs aussi importante que certaines qui se trouvent dans le projet de fermetures et qui, pourtant, ne sont pas concernées.
Enfin, avant de voter l’UNSA Education a précisé que le niveau qui est aujourd’hui responsable de cette situation est bien le niveau national. C’est en effet le budget national, imposé par 49.3 qui a acté les 4 000 suppressions de postes du 1er degré.
Dans la mesure où nous partageons l’impérative nécessité de créer des postes de remplaçants, et que le Lot doit rendre 7 postes, le redéploiement apparaît comme la seule solution pour dégager des moyens.
Le vote contre ayant été unanime, la DASEN doit convoquer un nouveau CSASD (elle peut présenter à nouveau le même projet ou le faire évoluer). »






