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L’hommage à Georges Pompidou, les photos de Depardon et l’opportunisme de l’ancien préfet 


Où il est question du #Lot et des #Lotois sur les réseaux sociaux.

– Dimanche dernier, ils furent nombreux à rendre hommage au président Georges Pompidou, né le 5 juillet 1911 à Montboudif et mort le 2 avril 1974 à Paris. Citons ainsi le député Aurélien Pradié : « Entre Georges Pompidou et le Lot, il y avait un lien puissant. Depuis Cajarc, il aimait la France humble et fière. Il bâtissait la France moderne. Il y a 49 ans, disparaissait un grand Chef d’État qui a su unir et bâtir la Nation. Un chemin d’avenir. » Jean-François Boilley a choisi pour sa part une citation de l’ancien président : « Il ne suffit pas d’être un grand homme, il faut l’être au bon moment. » D’autres ont voulu faire référence aux temps actuels et au mouvement social contre la réforme des retraites, comme Jean Louis, qui a posté un extrait d’une conférence de presse donnée en 1970. Georges Pompidou questionné par le directeur de l’Observateur, Jean Daniel, à propos de supposés abus policiers dans la répression des soubresauts de l’époque « post Mai 68 » préféra ce jour-là citer Chateaubriand : « La liberté qui capitule et le pouvoir qui se dégrade n’obtient point merci de ses ennemis. »

– Georges Pompidou, encore. Qui avait découvert Cajarc en 1962 à l’invitation de la sœur de Françoise Sagan, y rénova une maison qui devint son repaire quand il voulait fuir Paris. Il accepta d’y être élu conseiller municipal en 1965, mais pas d’en devenir le maire. Le site est désormais un haut lieu de l’art contemporain dans le Lot. Ainsi, jusqu’au 21 mai, la Maison des Arts Georges et Claude Pompidou de Cajarc accueille l’exposition « Sous le ciel », où sont réunies des photos de Raymond Depardon et Nicolas Tubéry sur le monde paysan. Les médias sont emballés, comme France TV : « Ils sont tous les deux issus d’une famille d’agriculteurs. L’un, Raymond Depardon, est originaire de Villefranche-sur-Saône, dans le Beaujolais. L’autre, Nicolas Tubéry, vient de Carcassonne. 40 ans séparent les deux artistes mais leurs regards sur le monde paysan se croisent pour cette belle exposition. » Le premier est célèbre, le second moins. « L’artiste vient lui aussi du monde agricole. Pour cette exposition, il a passé trois mois en résidence à la Maison des Arts. Il a filmé le quotidien d’agriculteurs et d’agricultrices de Figeac. Un travail couplé avec une série de tableaux en acier découpé sur lesquels il projette des extraits de ses films. La Maison des Arts Georges et Claude Pompidou de Cajarc offre donc la rencontre d’un grand maître de la photographie et d’un artiste contemporain au service d’un même sujet, l’observation du monde agricole français. » 

– Tout autre sujet avec ce reportage diffusé par TF1 sur une discothèque de Cahors qui a su s’adapter et organise régulièrement des thés dansants :
« À cause du Covid-19, les thés dansants de Cahors ont fermé. Les séniors désireux de danser devaient donc faire 60 kilomètres pour un tango ou une valse. Alors, Gérald, le patron de la boîte de nuit, a accepté d’ouvrir son établissement deux dimanches après-midi par mois. Eau, jus de fruit et cakes ont remplacé les bouteilles d’alcool, et les spots ont été adaptés. »

– On enchaîne avec l’INA qui rend hommage au mime Marcel Marceau, à l’occasion du centenaire de sa naissance (il est décédé en 2007 à Cahors). L’Institut de l’audiovisuel propose un dossier complet sur celui qui inspira un certain Michael Jackson (dont le « moonwalk » est adapté d’un tableau mimé, « La marche contre le vent »).

– Ce 8 avril 1903, il y a 120 ans, le Journal du Lot s’étonne qu’un ancien préfet du Lot, Jules Rousset, en poste à Cahors d’octobre 1896 à juillet 1898 ait bénéficié d’une belle promotion. Le journal avait le souvenir d’un représentant de l’État fort peu favorable aux idées républicaines et laïques. A moins qu’il fut trop… opportuniste. Jugez : « CHRONIQUE LOCALE / ROUSSET CASÉ. Nous recevons d’une commune du département l’entrefilet qui suit. Il offre un réel intérêt et nous n’hésitons pas à lui donner une place… d’honneur ! Nos lecteurs apprendront avec quelque étonnement que Rousset, le sinistre Rousset, vient d’être pourvu d’une grasse sinécure par le ministère Combes. Et dire que certains républicains ont encore l’audace de déclarer que tout n’est pas pour le mieux sous le meilleur des ministères !… »

– « La solidarité dans les principes est de plus en plus un vain mot, et quelques-uns de nos ministres tiennent à nous rappeler à la réalité de leur sincérité politique. A la formation du cabinet actuel, si hétérogène soit-il, on ne s’attendait pas à revoir le scandaleux népotisme que l’on connut sous le règne de Méline. Au plaisir qu’on éprouvait de sentir qu’avec M. Combes on serait en République, la démocratie française tout entière espérait que la justice devait revenir de plein droit aux ennemis de nos institutions, mais que les faveurs devaient être réservées de préférence aux vieux propagateurs de l’idée Républicaine. Il n’en est rien, car il paraît que M. Méline et ses collègues ne nous avaient pas donné le comble de tout l’attachement qu’ils avaient pour le parti clérical. A l’avènement du ministère actuel, M. Vallé donna le premier le mot d’ordre, et fit naître en nous des pressentiments qui sont aujourd’hui justifiés par deux autres de ses collègues comme on va le voir. Comme garantie de son admirable netteté de vues, M. Vallé prit pour son chef de cabinet à la justice, M. le baron de Jouvenel, originaire de Varetz près Brive (Corrèze), dont le passé réactionnaire et clérical est proverbial. » 

– « Le 10 janvier dernier, nous voyons M. Rouvier, ministre des finances, nommer percepteur hors classe à Lille (Nord), avec un traitement qui est forcément supérieur à 13.000 francs, devinez qui ? Monsieur Rousset, ancien Préfet du Lot, qui, sous Méline, nous fit de si belle besogne en Quercy ! Il reçoit la juste récompense d’avoir bridé la République en notre pays, et d’avoir terrorisé les fonctionnaires républicains ! Les puissantes recommandations de M. Fallières, président du Sénat, ont eu de l’écho auprès de M. Rouvier ! Nous lisons dans la Dépêche du 7 courant, à la chronique de la Corrèze, que L., Clarix de Nussac, ancien gérant du journal La Croix de la Corrèze, secrétaire de l’association amicale des anciens élèves du petit séminaire de Brive, dépourvu de tout titre universitaire, vient d’être nommé Officier d’Académie par M. Chaumié ; comme couronnement de cette première nomination, M. Chaumié, Ministre de l’Instruction publique, octroie à M. de Nussac, la jolie sinécure de secrétaire du Muséum ! Encore quelques actes comme ceux-là, et le gouvernement d’action républicaine finira par grouper autour de lui de bons serviteurs. Mais que pensent de tout cela, MM. Combes et Pelletan ? »

– « Nous avons publié sans rien y retrancher la communication de notre correspondant, mais nous n’hésitons pas à déclarer — nous sommes peu suspect en la circonstance, nous que Rousset flanquait à la porte de la préfecture alors qu’il recevait à bras ouverts tous les rédacteurs des Croix !… — nous n’hésitons pas, disons-nous, à déclarer que Rousset n’est, en somme, pas aussi coupable qu’on le croit encore. Rousset était un esprit laïque, nous en avons eu de nombreuses preuves (obsèques civiles de ses parents, instruction de sa fille dans un collège, etc..) qui eut le tort d’être un administrateur trop… obéissant et surtout, trop soumis à l’odieux chef de cabinet Garnier que lui avait imposé Barthou. Garnier voilà surtout le coupable que l’on ne démasquera jamais comme il le mérite ! Bref, Rousset au lendemain des élections et de l’échec piteux de ses candidats fut reçu par Brisson auquel il déclara, nous l’affirmons, qu’il était disposé, s’il était maintenu, à combattre les modérés avec la même ardeur qu’il avait mise à combattre, dans le Lot, les radicaux. M. Brisson, repoussa avec indignation, et nous l’approuvons, une pareille proposition ; mais ce qui précède prouve que le susdit Rousset était susceptible d’amélioration au point de vue politique. Attendons-nous donc à apprendre prochainement que le percepteur de Lille est un radical-socialiste farouche. N.D. L. R. » 

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