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Les soucis de Railcoop, le voyage à Mayotte et le cambrioleur de Prayssac arrêté nu comme un ver 


Où il est question du #Lot et des #Lotois sur les réseaux sociaux. 

– Enième appel à l’aide financier cette semaine de la coopérative Railcoop, basée dans le Lot, et qui cherche à relancer la ligne Lyon-Bordeaux. Cet SOS survient alors que par ailleurs, les dirigeants ont reçu une lettre d’intention d‘un fonds d’investissements. Nos confrères de La Tribune expliquent : « Ce fonds, dont le nom est pour l’heure tenu secret pour des raisons de confidentialité, apporterait le quart des 49 millions d’euros nécessaires pour exploiter la ligne Bordeaux-Lyon. Un autre quart doit venir d’autres investisseurs, et la moitié manquante sera empruntée. » D’autres titres de presse et d’autres internautes évoquent des chiffres différents. « Lyon-Bordeaux en train : Railcoop a besoin de 150 000 euros pour passer l’hiver » indique ainsi LyonCapitale… Le plus inquiet est Les Echos : « Railcoop doit lever 500 000 euros d’ici à la fin du mois pour ne pas déposer le bilan. » On vous passe les longs débats entre pros et anti (qui y voient l’échec d’une forme de privatisation), les questionnements sur la stratégie de la coopérative qui a déjà abandonné sa ligne de fret. Et on vous renvoie au site officiel de Railcoop pour de plus amples explications. Le titre est sans détour : « Notre coopérative a besoin de vous. » Peut-être qu’un jour, les candidats au bac ou au master d’économie devront-ils plancher sur ce sujet : « L’économie sociale et solidaire est-elle armée pour se lancer dans la bataille du rail ? »

– Tout autre sujet avec cette carte des fleuves français (ou plutôt des fleuves et de leurs bassins et affluents) relayée par Jules Gandin. Comme quoi la géographie et la cartographie peuvent aussi se muer en œuvres d’art.

– Le député Aurélien Pradié vient de passer trois jours à Mayotte avec plusieurs collègues des Républicains. Leur ami Mansour Kamardine relaie cet article du Journal de Mayotte : « De tout cela ressort une première impression positive, « celle de l’attachement des Mahorais à la France ». Qui se double d’un détachement des Comores, leur faisons- nous remarquer, « oui, mais cette volonté acharnée de rester au cœur de la République ne doit pas être gâchée par des décisions qui ne sont pas à la hauteur. Or, la situation ici est indigne de la République », souligne Aurélien Pradié. »

– Un sujet plus léger. Le compte Facebook « Français de nos régions » s’intéresse aux particularismes liés aux mots de la vie courante. Il publie par exemple une carte selon que l’on parle plutôt d’une carafe, d’un pichet, d’une cruche ou d’un pot d’eau… Si l’on suit bien les lignes, on s’aperçoit que le récipient serait dénommé « carafe » dans le sud et l’est du Lot et « pichet » au nord-ouest. Vrai ? Allez surfer sur ces pages pour savoir où l’on dit plutôt « quignon » que « croûton », « mobylette » plutôt que « pétarou », etc.

– On vous signale la rediffusion sur France Culture d’une émission de 1985 en trois volets intitulée « Les gens d’ici : Cahors et le Quercy » : l’occasion de réentendre les voix de l’historien Pierre Laborie ou du chanteur Nino Ferrer…

– Une plongée dans les archives. Le 27 janvier 1941, le journal « Le Midi socialiste » édité à Toulouse rend compte de l’arrestation d’un cambrioleur qui avait la particularité de se déplacer… à vélo. Il avait opéré néanmoins dans toute la région, faisant main basse notamment à Prayssac sur une belle collection de timbres. Et il a fini coincé par les policiers dans une chambre d’hôtel, nu comme un ver… Récit :

– « Arrestation sensationnelle d’un dangereux bandit. La huitième brigade de police mobile de Toulouse vient de mettre fin à la carrière fructueuse d’un cambrioleur de grand style, qui avait de plus la renommée d’être un  coureur cycliste de classe. Ignace F. était connu également sous les noms de Jean Richard et d’Octave Dumont. C’est à la suite d’une plainte de M.J., philatéliste, demeurant à Prayssac (Lot) que la huitième brigade eut à s’occuper du redoutable cambrioleur. Naturellement, on ne savait pas au début en présence de quel genre de malfaiteur on se trouvait, mais on put établir que le cambrioleur était un nommé Jean Richard et, détail intéressant, l’enquête établissait également qu’il possédait une bicyclette de course de haut luxe. » 

– « Ce détail frappa l’un des policiers enquêteurs qui avait eu à s’occuper du « cambrioleur cycliste » alors qu’il était inspecteur à la brigade de Clermont-Ferrand.  On avait donc à faire avec un « rat » de grande  classe. De nouveaux éléments permirent de confirmer des présomptions acquises qui donnaient le cambrioleur comme habitant Toulouse. On finit par connaître sa maîtresse, une jeune femme de 32 ans qui, identifiée par la suite, était une ancienne serveuse de restaurant, Marie-Louise O., née dans le Gers. Après l’avoir prise en filature on arriva à connaître son domicile où il était facile de présumer que restait souvent son ami. C’est ainsi qu’hier, dans la soirée, les policiers se présentèrent à l’hôtel et frappèrent discrètement à la porte de Mlle O., qui après un long moment d’attente vint ouvrir la porte, dans une gracieuse tenue pourrait-on dire, de music-hall en plus cru. » 

– « Confuse et et rougissante, la jolie dame s’excusa de recevoir ainsi M. le commissaire ses inspecteurs. Il est bien évident que Mlle O. Ne connaissait ni Ignace F., ni Jean Richard, ni Octave Dumont et qu’elle paraissait quelque peu scandalisée d’une telle demande. Cependant  aucun détail de la pièce n’échappait aux regards vigilants des enquêteurs et plusieurs éléments trahissaient nettement que la jeune dame ne vivait pas seule ce qui d’ailleurs pouvait être assez naturel. Dans sa précipitation elle avait chaussé même des pantoufles d’homme. Mais le détail le plus saisissant de la pièce était un joli guidon de course triomphalement posé sur un meuble. Ce guidon  rappelait sans doute des victoires passées et restait là probablement comme le fétiche des fructueux services que rendait son frère présentement en activité. »

– « La chambre n’était pas très vaste, le tour en fut vite fait tandis que la porte était bien gardée, et c’est ainsi qu’à un moment donné sans avoir l’air d’y toucher mais méfiant et sur ses gardes, l’un des policiers écarta brusquement la courte pointe qui pendait du lit, et le canon d’un révolver scintilla dans l’ombre. Sous le lit, un homme était couché, tout nu, un revolver de 6 m. 35 au poing, braqué dans la direction des policiers Mais à peine avait-il levé et les yeux et le coude, prêt à tirer, dans une position malgré tout difficile, qu’il aperçut la gueule menaçante des petits calibres de police, hélas trop bien dirigés, pour lui permettre la lutte. L’homme baissa son regard et son arme, et d’un geste de désespoir rejeta celle-ci, loin de lui, puis sortit de sa cachette, comique et lamentable dans sa nudité. » 

– « Les mains levées, il se rendit et ne fit aucune difficulté pour se laisser passer  les menottes. Habillé par les visiteurs, tandis qu’une larme perlait le long des cils de sa maîtresse, il fut conduit dans les locaux de la huitième brigade mobile ainsi que Marie-Louise O.. Interrogé il reconnut être l’auteur de nombreux cambriolages et d’abord de celui pour lequel il était présentement recherché. Pour mémoire à Thiers 530.000 fr. et celui de la villa de M. J. à Prayssac où il dérobait une collection de timbres rares estimée à 300.000 francs, un vol à la tire à Furs dans la Loire qu’il estime lui-même très fructueux et plusieurs autres dans le Puy-de-Dôme et le Lot . On trouva sur lui une somme de 85.000 francs. Ecroué ainsi que sa maîtresse, il était recherché par dix parquets avait été condamné par contumace à 5 ans de travaux forcés. »

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