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Les racines lotoises d’Alain Delon et la miraculeuse opération de l’enfant bleu de Souillac 


Où il est question du #Lot et des #Lotois sur les réseaux sociaux. 

– L’excellent compte X (ex-Twitter) Visages de France a publié lundi une photo d’un certain Jean Delon (1856-1926) avec cette précision : « Percepteur quercinois et grand-père d’Alain Delon ». Plus de 200 000 personnes ont « vu » le post, 2000 l’ont liké, et plus de cent commentaires ont été enregistrés. Ils confirment, pour la plupart, à quel point la beauté ténébreuse de Jean Delon, et ses yeux bleus, évoquent tout simplement mais fidèlement son mythique petit-fils. Notre ami lecteur Michel L. nous permet d’apporter les précisions suivantes. L’arrière grand- père de l’acteur s’appelait Fabien Delon (né à Figeac le jour de Noël 1825). Il était conducteur aux Ponts-et-Chaussées. Il épousa en 1855 Marie-Anne… Delon (une cousine éloignée?), née à Cahors en 1831, et décéda en 1888. Notre correspondant note que la branche lotoise des ascendants d’Alain Delon est très ancrée sur les communes de Lalbenque, Aujols et Laburgade. Quant à Jean Delon – le grand-père dont la photo a été postée -, fonctionnaire des impôts, il exerça en Corse où il épousa en 1888 Marie Antoinette Evangelista. Son décès est enregistré le 25 octobre 1926 à L’Haÿ-les-Roses, dans l’actuel département du Val-de-Marne. Au final, cette question : la beauté est-elle héréditaire ?

– Bonne nouvelle pour les amateurs de polars et les lecteurs de Peter May, écrivain britannique de réputation mondiale établi dans le Lot. Les Editions du Rouergue annoncent son prochain opus : « Non, les amis, vous ne rêvez pas ! Le nouveau roman de Peter May est imprimé et il sera en librairie le 27 mars. Un thriller sensationnel qui nous emporte vers les Highlands ! Oui, vous avez bien lu, les Highlands ! Nous n’aimons jamais tant Peter May que lorsqu’il nous fait voyager en Ecosse. Autant dire que nous sommes comblés ! » Ajoutons que nombre de romans de Peter May se déroulent… dans le Lot même, et qu’ils sont toujours disponibles.

– « L’association des amis de Railcoop lance un « relais citoyen », du 17 février au 2 mars, pour faire connaître au public le projet de la coopérative et sensibiliser le public à ses difficultés » indiquent sur X nos confrères de La Vie du Rail. Il s’agira de relier Bordeaux à Nantes en 15 étapes (à pied ou en vélo) et des réunions et animations auront lieu en marge de ce relais. « Attendons surtout le 19 février et l’audience auprès du tribunal de Cahors qui décidera de la poursuite de l’activité » remarque Cy Rille qui suit attentivement le dossier. Pour rappel, la coopérative lotoise est en redressement depuis octobre. 

– Commentaire désabusé de Rémi Branco, vice-président PS du Conseil départemental, à l’entame de ce week-end ferroviaire perturbé par une  grève des fonctionnaires : « Ouf, les Parisiens pourront aller faire du ski dans les Alpes. Pendant ce temps, les Paris-Cahors sont supprimés. La France à deux vitesses. »

– Notre plongée hebdomadaire dans les archives nous amène à évoquer un bien émouvant reportage. Il paraît le 19 mars 1947 dans France-Soir. Et rend compte de l’opération réalisée aux Etats-Unis qui a permis à un enfant de Souillac de guérir d’une terrible maladie… Titre et surtitre donnent le la : « En 20 minutes « l’Enfant Bleu » a retrouvé un cœur nouveau… Incapable de marcher depuis l’âge de 13 mois, il est maintenant un écolier comme les autres. » Et avant même d’évoquer le cas du jeune Lotois, un encadré précise : « Tandis qu’hommes, femmes et enfants mouraient par centaines de milliers pendant la guerre, la médecine, en six ans, a progressé à pas de géant. Des maux que l’on pensait incurables ont été terrassés, des opérations jugées impossibles sont maintenant courantes. Un premier article a révélé à nos lecteurs comment la chimie a stoppé la marche du cancer. Voici aujourd’hui le cas de « l’enfant bleu ». Cette enquête a été menée par Jean Fresneaux, en collaboration avec nos envoyés spéciaux permanents à New-York et à Londres, et sous le contrôle d’un groupe de médecins, de chirurgiens et de savants français. »

– Voici donc les principaux passages de l’article. « Ce jour-là, comme chaque matin, M. D. avait quitté sa petite maison de Souillac, pour se rendre à l’école d’artisanat rural où il dirige la section électro- mécanique. Quand il arriva, un de ses collègues l’accueillit avec un sourire : – J’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser… Un petit article dans le journal… Lisez, là. Et il lui tendit la feuille locale du jour. Dans un coin, un entrefilet annonçait qu’un médecin américain, le docteur Blalock, de Baltimore, avait trouvé le moyen de guérir une affection jusqu’alors incurable, la « maladie bleue ». Or, le fils de M. et Mme D., Jean-Michel, 7 ans et demi, est depuis des années un enfant bleu. » 

– « M. D. pâlit, balbutie. Contre son cœur résonne le coup de poing d’une prodigieuse émotion. Il rentre chez lui, prévient sa femme. Les morts vont vite, prétend un dicton, mais l’espoir va plus vite encore que les morts : – Si on écrivait au docteur Blalock ? dit aussitôt la mère. – C’est loin, l’Amérique… Est-ce que ce médecin répondra à des inconnus ? Bien sûr, la sagesse déconseille d’écrire. Mais écoute-t-on la sagesse quand, près de vous, étouffe un enfant au visage bleuâtre, aux lèvres ardoisées, à la jambe morte, aux doigts déformés par un mal implacable ? – J’écris, décide le père. Des jours passent. Puis un matin – cela se passe en mai, l’année dernière – le facteur apporte une lettre d’Amérique. La sagesse avait eu tort ; le docteur Blalock répond : « Envoyez le dossier de l’enfant… » Les papiers nécessaires sont vite rassemblés. Ce ne sont pas les consultations médicales qui ont manqué depuis qu’à l’âge de treize mois le petit Jean-Michel, jusqu’alors un bébé comme les autres, est devenu cet infirme incapable de faire un pas et qu’il faut aujourd’hui porter comme un nourrisson. »

– « Et de nouveau la famille D. attend. Les pourparlers durent assez longtemps. M. D. veut être sûr de l’efficacité du traitement qu’on lui propose. Mais le médecin américain est formel : « L’enfant est opérable. Amenez-le. » Quelle tragédie que ces quelques mots ! M. et Mme D. apprennent en même temps qu’on peut guérir leur petit, mais qu’un seul homme au monde est capable d’opérer ce miracle. Comment, lorsqu’on est un modeste professeur technique dans un coin de province française, trouver les moyens matériels et pécuniaires d’effectuer un tel voyage ? – C’est alors que Mme D. pense qu’elle est employée de l’ « Energie Industrielle » et décide de s’adresser à l’Union Mutualiste de cette administration. A l’Energie Industrielle, il y a, heureusement, des hommes de cœur (…). » L’enfant et son père prennent l’avion le 21 août 1946. A Baltimore, il est opéré le 26 août. C’est alors le 106ème enfant à bénéficier de cette prouesse que le spécialiste américain a « inaugurée » deux ans plus tôt seulement. Pour parvenir à un taux de réussite, en 1947, de plus de 90 %. Quatre jours après l’opération qui ne dure que 20 minutes, le Dr Blalock déclare « l’enfant D. sauvé ». « Aujourd’hui, à Souillac, c’est un écolier comme les autres. Il marche, quoiqu’il porte encore des appareils pour lui soutenir la jambe droite… Mais d’ici quelque temps il courra librement et fera le coup de poing avec ses camarades… » lit-on encore dans France-Soir. 

– Le 3 avril 1947, un autre reportage est publié, cette fois dans l’hebdomadaire « Nuit et Jour », qui ressemble à ce que sera Paris-Match. Nombre de photos accompagnent le texte où l’enfant lotois opéré aux Etats-Unis semble de fait se comporter comme un gamin comme les autres, bien remis de l’intervention. On recense également dans les archives des articles du bulletin de l’Académie de médecine au sujet de cette pathologie (une malformation cardiaque, dite « tétralogie de Fallot ») et des progrès réalisés en Amérique. Il faudra cependant quelque temps encore avant qu’elle ne soit réalisée en France. Reste à conclure par ce constat : le petit miraculé de Souillac décède trop jeune, à l’âge de 19 ans, en septembre 1958 à Nice. On ignore s’il s’agit des suites de la maladie. 

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