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Les Deux Jours de Montcuq fêtent leur 50e édition

Anniversaire majuscule samedi 31 octobre et dimanche 1er- novembre 2026. 

En 1977, Pierre Passemard avait un rêve un peu fou : faire courir des chevaux et leurs cavaliers sur les chemins du Quercy Blanc, au départ de Montcuq. Près d’un demi-siècle plus tard, son rêve court toujours. Samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2026, les Deux Jours de Montcuq vivront leur 50e édition, et elle entre déjà dans l’histoire : 79 couples cavalier-cheval au départ de l’épreuve reine, 2 × 100 km, un record européen sur cette distance.

Derrière les chiffres, il y a une histoire de passion, de fidélité et d’amitié. Celle d’un homme, d’un village et de générations de bénévoles qui, année après année, ont fait grandir la course.

L’endurance est une course de fond à cheval, l’équivalent équestre du marathon ou de l’ultra-trail. Cavaliers et chevaux parcourent de longues distances en pleine nature, sur des chemins, des pistes et des sentiers balisés, souvent plus de 100 km en une journée.

La course est découpée en boucles. À la fin de chacune, chaque cheval passe un contrôle vétérinaire : son rythme cardiaque doit redescendre sous un seuil fixé par le règlement, et il doit être en parfaite condition pour repartir. Un cheval jugé fatigué est éliminé. Le bien-être du cheval passe avant tout.

Pour gagner, la vitesse ne suffit donc pas. Il faut connaître son cheval, gérer son effort sur la durée et savoir le récupérer à chaque étape. D’où la devise de la discipline : « terminer, c’est gagner ».

L’endurance est l’une des disciplines officielles de la Fédération équestre internationale (FEI). Les épreuves internationales (CEI) et nationales (CEN) sont classées en niveaux d’étoiles selon leur distance et leur difficulté. Avec deux fois 100 km en deux jours, les Deux Jours de Montcuq comptent parmi les épreuves les plus exigeantes.

Tout commence avec lui. À une époque où l’endurance équestre restait une discipline confidentielle, Pierre Passemard a cru qu’un petit village du Lot pouvait accueillir une grande course. Il a tracé les premiers parcours, convaincu les premiers bénévoles, fédéré les premiers cavaliers.

Cinquante éditions plus tard, chaque cheval qui franchit la ligne d’arrivée à Montcuq court un peu dans ses traces. Cette édition historique lui est, en quelque sorte, dédiée : sans son intuition et son obstination, rien de tout cela n’existerait. 

Pour cette 50e édition, les engagements ont dépassé toutes les attentes. Cavaliers internationaux (CEI) et nationaux (CEN) se retrouvent sur les chemins du Quercy Blanc, avec deux épreuves phares.

L’épreuve reine reste un défi à part : deux fois 100 km en deux jours, où la gestion du cheval compte autant que la vitesse.

Avec 79 couples au départ, l’épreuve reine bat cette année le record européen de participation sur 2 × 100 km. Une performance qui récompense la réputation d’un parcours exigeant et d’une organisation reconnue bien au-delà de nos frontières.

Le monde entier a rendez-vous à Montcuq : 15 nations sont représentées cette année, avec 24 cavaliers étrangers venus d’Allemagne, d’Italie, de l’île Maurice, de Turquie, de Suisse, d’Angleterre, d’Australie, d’Uruguay, de Belgique, de Lituanie, des Pays-Bas, d’Équateur, d’Inde et d’Espagne, aux côtés des cavaliers français. De l’Uruguay à l’Inde en passant par l’Australie, certains ont traversé la planète pour venir courir dans le Quercy Blanc. Pierre Passemard n’en espérait sans doute pas tant.

> Le programme du week-end

Samedi 31 octobre, 8 h : départ du 100 km CEI et CEN 1 étoile, depuis le rond-point en dessous de la caserne des pompiers.

Samedi 31 octobre, 9 h : départ des Deux Jours de Montcuq, CEI et CEN 3 étoiles, 2 × 100 km. Comme le veut la tradition, les chevaux s’élanceront du cœur du village, au milieu des restaurants et des commerces.

Samedi 31 octobre, 15 h : arrivée prévue des premiers concurrents.

Dimanche 1er novembre, 8 h : départ de la seconde étape de 100 km de l’épreuve reine, depuis le rond-point en dessous de la caserne des pompiers.

Dimanche 1er novembre, à partir de 14 h 30 : arrivée finale de l’épreuve reine.

Le départ de 9 h, en plein village, est l’un des moments les plus attendus du week-end.

Habitants et visiteurs se pressent pour voir passer les 79 couples, à quelques mètres des terrasses.

Derrière ce record, il y a d’abord des femmes et des hommes. Depuis 1977, les Deux Jours de Montcuq reposent sur une armée de bénévoles, souvent fidèles d’une génération à l’autre. Balisage des pistes, points d’assistance, accueil des équipes, chronométrage, restauration, logistique des aires vétérinaires : rien ne serait possible sans eux. Certains étaient là aux toutes premières éditions, d’autres ont pris le relais de leurs parents. Tous partagent la même fierté de voir leur course briller aujourd’hui au niveau européen. Ce record, c’est aussi le leur.

Pendant deux jours, Montcuq vit au rythme des chevaux. Le village accueille cavaliers, grooms, vétérinaires, officiels et familles venus de toute la France et de l’étranger.

Animations, restauration et convivialité attendent le public tout au long du week-end, entre deux passages de concurrents. Hébergeurs, restaurateurs, commerçants et producteurs locaux : les Deux Jours de Montcuq font vivre tout un territoire et le font connaître loin à la ronde.

Pour célébrer ce cap, une rétrospective photo sera installée à la salle des fêtes de Montcuq. Premiers départs, visages des pionniers, chevaux devenus légendaires, bénévoles d’hier et d’aujourd’hui : un voyage dans le temps pour revivre l’histoire de la course depuis 1977. Anciens concurrents, familles et habitants sont invités à venir s’y retrouver. Beaucoup y reconnaîtront un parent, un ami, ou leur propre jeunesse.

Samedi 31 octobre au matin, quand les premiers chevaux s’élanceront, il y aura dans l’air un peu plus d’émotion que d’habitude. Celle d’un village qui mesure le chemin parcouru depuis 1977. Et celle d’une course qui, fidèle à l’esprit de Pierre Passemard, continue d’unir exigence sportive et accueil chaleureux au cœur du Quercy.

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