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Le Lot, « département de la France pauvre »… en 1968


Où il est question du #Lot et des #Lotois sur les réseaux sociaux.

« A 600 km de Paris, dans le sud-ouest de la France, le département du Lot : des affiches de tourisme nous le présentent comme le lieu idéal des vacances. Il est couvert de châteaux et de belles résidences secondaires. »

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Le film (réalisé par Jacques Delrieu et écrit par Roland Vorobieff) semble débuter plutôt positivement. Mais très vite, les mots de la voix off sont moins flatteurs. Résumé : sur le vaste plateau calcaire (le causse) délimité par les cours de la Dordogne et du Lot, des terres sans eau et difficilement cultivées et cultivables couvrent la quasi-totalité de ce « département de la France pauvre ». Plus loin, des chiffres sont avancés : en 1876, 67 % des Français vivaient « dans des villages ou des toutes petites villes », contre 88 % dans le Lot. En 1968, les chiffres sont passés à 38 % en France et encore 72 % dans le Lot. Reste surtout le cœur de ce documentaire réalisé en 1968 : des portraits de paysans lotois et de leurs familles, petits propriétaires, vivant de la polyculture ou parfois spécialisés, durs au travail, rêvant de pouvoir acheter un tracteur. A défaut d’être inédit, ce film de 18 minutes a été exhumé cette semaine par le compte Twitter « Puta de Sòrt » qui a vocation à collecter des archives filmées et/ou sonores en langue occitane. De fait, dans certaines scènes, les protagonistes dialoguent en occitan.

Ce film est le premier volet d’un documentaire en deux parties, « Ceux qui partent et ceux qui restent » visant à expliciter les problématiques de l’exode rural et de l’adaptation difficile des ruraux s’établissant en ville. Il est ainsi présenté sur le site de la BNF où il est référencé : « Rencontre avec des paysans du Lot et regard sur un monde rural touché par l’exode rural et sur des petites exploitations pauvres : ici les superficies sont faibles, la polyculture et la main d’œuvre familiale sont la règle. Images d’une agriculture traditionnelle, vouée à disparaître (certains labourent encore à la charrue tirée par des vaches auxquelles ils parlent en patois). Dans la vallée du Lot, la terre est plus fertile : on cultive la vigne et le tabac. » De fait, hors certaines formules maladroites, voire blessantes, les portraits et interviews sont édifiants, intéressants, parfois vraiment émouvants. Mais le parti pris misérabiliste nuit à l’objectivité sociologique et tourne alors à la démonstration, voire à la caricature. Demeure l’essentiel : le film est là, et il a valeur de témoignage. Même s’il faut être prudent. Le plus étonnant, plus de 40 ans après ? Il a été produit pour l’Institut pédagogique national qui sera ensuite le Centre national de documentation pédagogique. On peut le visionner sur YouTube. Conclusion : ils en auraient eu, du boulot, à l’époque, nos amis ambassadeurs de « Oh My Lot ! » pour redorer l’image du 46 si ces images avaient été diffusées par feu l’ORTF !

Pendant ce temps, une question d’importance agite nos élites culturelles. Ainsi, on apprend que la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, interrogée sur la restauration de Notre-Dame de Paris, s’oppose formellement au remplacement des vitraux de Viollet-le-Duc. Le Figaro relaie l’info. Dans les commentaires de l’article, un anonyme dit son accord et invoque un argument qui nous interpelle : « Roselyne Bachelot a tout à fait raison. Lors de la rénovation de la belle cathédrale de Cahors, des vitraux contemporains ont remplacé les anciens qui étaient une merveille artistique et de beauté. Cela a dénaturé totalement les belles œuvres. C’est scandaleux de réaliser un tel gâchis. » Suit un débat entre lecteurs internautes. On relève cet autre avis : « On peut ne pas être un obsédé du modernisme tout puissant et envisager que les vitraux de Notre-Dame de Paris ne soient pas de mauvaises copies d’une époque passée soit-elle prestigieuse. » Mais revenons à Cahors : pour ceux qui l’ignorent, voici des détails sur les vitraux inaugurés en 2013 (signés de l’artiste Gérard Collin-Thiébaut associé à l’atelier de Pierre-Alain Parot). Après, à chacun son opinion…

Sans transition. On a repéré cet échange entre la Petite Fée Audrey qui se plaint de la suppression de nombreux trains en cette période et le compte SNCF des TER d’Occitanie. Question : « Bonjour, je prends la ligne Toulouse-Brive, sur le trajet Cahors/Albias. Mais je ne suis pas du tout la seule (les étudiants et internes ne peuvent plus quitter Cahors…). Vous en êtes conscient mais vous le faites quand même ! Vous mettez les gens dans la panade. » Réponse polie : « Nous allons faire suivre votre remarque auprès des équipes en charge des plans de transports. » Conclusion de la Fée Audrey : « Merci. Mais évidemment impossible de rentrer. Donc voiture. SNCF, sponsor officiel de BlaBlaCar! »

– Pour conclure, alors qu’un hommage national lui a été rendu jeudi, on retrouve avec émotion la lettre envoyée le 8 août 1959 par Daniel Cordier à André Breton alors en vacances dans le Lot. L’adresse sur l’enveloppe : «… à « St Cirq la Popie, Lot » (sic). C’est en effet dans la galerie que l’ancien Résistant a ouverte à Paris que le poète organise quelques semaines plus tard sa dernière grande « exposition internationale du surréalisme ». La lettre fut conservée par le poète. Les grands hommes finissent toujours par se croiser…

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