Les Français se tournent d’abord vers leurs maires quand il s’agit de savoir où et comment être accompagnés.
Les chiffres proviennent d’une étude publiée par la Fondation Jean Jaurès, menée avec l’institut Verian, L’Opinion et France Silver Éco : s’ils se tourneraient d’abord vers leurs proches sur une question générale liée à la retraite ou à leur avancement en âge, pour des besoins plus précis, les Français auraient davantage le réflexe de solliciter leur mairie ou le CCAS de leur commune.
« Pour trouver un accompagnement concernant des démarches administratives, la mobilisation de services d’aide à domicile et d’accompagnement au quotidien, le soutien personnel (répit, conseils, écoute, formations) ou encore la sollicitation d’aides financières ou matérielles, le CCAS est systématiquement dans les acteurs les plus cités (dans les trois premiers), suivi de près par la mairie… » lit-on dans l’étude. On notera que malgré ses compétences sur le sujet, le Conseil départemental arrive généralement loin dans les réponses.
Un autre volet de l’enquête concerne le jugement des Français sur leur commune : celle-ci permet-elle d’envisager d’y vivre sereinement une fois à la retraite et donc de bien vieillir ? L’étude révèle ainsi : « Si 61% des répondants considèrent que leur territoire est adapté pour vivre sereinement à la retraite et bien vieillir (50% de « oui, plutôt » et 11% de « oui, tout à fait »), ce chiffre cache néanmoins certaines nuances. On constate que 22% ne le considèrent pas adapté, chiffre qui atteint plus d’un tiers des répondants dans les territoires ruraux (35%). Ensuite, 17% ne savent pas s’il l’est ou non, ce qui ne semble pas être une observation positive vis-à-vis d’un territoire où l’on évolue quotidiennement et que l’on connaît a priori. Ces chiffres sont confirmés par le fait d’envisager un déménagement afin de rejoindre un territoire permettant de mieux vieillir. Si à peine plus de la moitié ne considèrent pas cette option (53%), un tiers l’envisagent (33%) et 14% ne savent pas. Ce qui, une fois de plus, n’est pas négligeable. »
Et les auteurs de la synthèse de conclure : « Au vu du niveau d’attente exprimé vis-à-vis des maires et des Centres communaux d’action sociale (présidés par ces mêmes élus), les candidats aux élections municipales de mars prochain ne pourront pas faire l’impasse sur ces enjeux. Au regard des résultats exprimés, ils devront apporter des réponses concrètes et une vision de long terme. » Sans oublier cette mise en garde : « Le fait que beaucoup de Français se tournent vers leur entourage est le signe d’une société où la solidarité a encore sa place, (mais) cette tendance combinée à la proportion importante de Français ne sachant pas vers qui se tourner pour trouver de l’aide ou un accompagnement peut interroger sur les risques d’inégalités sociales ou territoriales, le risque d’isolement ou de non-recours aux droits, notamment au vu des évolutions démographiques et de l’augmentation du nombre de personnes âgées. »
Nous avons passé en revue une grande partie des axes de programme mis en avant dans les listes déclarées à ce jour dans le Lot, dans les petites communes ou dans les villes. Bien que le département soit considéré comme vieillissant sur le plan démographique, cette thématique précise n’est pas généralement abordée frontalement. Les candidats préfèrent évoquer le « bien vivre ensemble », voire le « mieux vivre », et le soutien au tissu associatif, au « centre du lien social et intergénérationnel », lit-on notamment. Sont soulignés également les besoins de maintenir une activité économique et sociale et d’une forme de dynamisme à même d’endiguer le sentiment de désarroi (pour ne pas dire d’abandon) ressenti dans les secteurs ruraux ou dans certains quartiers…
Source : Observatoire des élections municipales, « La vieillesse et le bien vieillir », Fondation Jean Jaurès, février 2026.
Illustration : Pixabay.





