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La très (trop) longue campagne des LR et la catastrophe qui endeuilla Souillac 


Où il est question du #Lot et des #Lotois sur les réseaux sociaux. 

– Encore un mot, pour débuter, sur la naissance impromptue d’un bébé lundi au centre de secours de Lasbatide-Murat, la maman n’ayant pu attendre de parvenir à la maternité de Cahors, son domicile étant situé à 70 km du chef-lieu. Nos estimés confrères de France Bleu ont évidemment relaté l’information. Et comme toujours, ils l’ont fort bien fait. Sauf que l’on peut s’étonner, en toute confraternité, que le tweet comme le reportage aient été publiés dans la rubrique « Insolite ». Parce que très franchement, tout ce que l’on peut craindre, c’est qu’un jour ce genre d’info ne relève directement du fait-divers… Non ?

– Entendu cette semaine dans la cultissime émission des Grosses Têtes, sur RTL, cette question posée par Laurent Ruquier : « Qu’allait explorer Edouard-Alfred Martel quand il embarqua sur le Crocodile ? » Après quelques tâtonnements et digressions, la bonne réponse est finalement venue de l’humoriste Bernard Mabille : il s’agissait bien du Gouffre de Padirac. La direction du site a remercié sur Twitter RTL et Laurent Ruquier pour ce clin d’œil. Pour l’anecdote, dans cette même émission, il est fréquemment proposé aux auditeurs qui participent aux jeux de gagner un week-end… au château de Mercuès. Bref, le Lot et les Grosse Têtes, ça matche.

– Aperçu cette semaine sur le compte Twitter « Allez les Français » (qui se présente ainsi « A chaque tweet : on apprend, on s’informe, on positive sur la France »), une photo de Saint-Cirq-Lapopie avec cette
précision : la commune « compte davantage de résidences secondaires (56,1%) que de résidences principales (38,5%) ». Les choses qui vont sans dire vont toujours mieux en les disant.

– La campagne pour la présidence des Républicains entre dans sa dernière ligne droite. Le magazine Marianne rapporte que dans une consultation interne réalisée à l’initiative de Julien Aubert, ex-député du Vaucluse, Aurélien Pradié est actuellement à la traîne avec 12,5 % des suffrages. Suit une polémique. Protestation du député européen Geoffroy Didier :  « Il n’existe strictement aucun sondage pour l’élection. La prétendue « consultation » produite par l’équipe d’un des candidats est totalement bidon et grossièrement truquée. Par respect pour nos adhérents, chacun devrait éviter de s’adonner à une telle manœuvre! » Du coup, Julien Aubert se justifie : « Elle n’est pas produite par l’équipe de BR (Retailleau) mais par OLF, dans laquelle on retrouve des soutiens des 3 candidats. Elle n’est pas truquée, et passe par un serveur en ligne qui synthétise les réponses. » Bref, comme dans tous les scrutins, internes ou pas, il est temps que cette campagne s’achève…

– Notre plongée hebdomadaire dans les archives nous amène à ouvrir une bien sombre page de l’histoire locale. A l’automne 1935, un drame affreux endeuille le Lot. Il est rapporté ainsi par le Le Petit Journal, un quotidien national qui évoque la catastrophe en une, le 21 octobre 1935 : « Le tragique éboulement de Souillac. Cinq enfants périssent ensevelis dans la cour d’une école. Ils se livraient à des travaux de terrassement et un éboulement s’est produit. Il y a également deux blessés. » Suit le récit de la tragédie… « Un effroyable accident s’est produit cet après-midi (dimanche), à l’Ecole d’artisanat rural. Quinze élèves de l’école avaient été punis de privation de sortie pour le dimanche en raison des mauvaises notes qu’ils avaient eues pendant la semaine. Pour les occuper, en dehors des heures consacrées à l’étude, ils furent désignés pour continuer un travail de terrassement dans la cour de l’établissement, occupation d’ailleurs normale étant donnée la nature de l’instruction de l’école. Il s’agissait d’extraire du sol de la castine, mélange de gravier et de glaise. Les quinze enfants descendirent dans la fosse déjà profonde de trois mètres et se mirent à l’ouvrage. Ils étaient sous la surveillance d’un répétiteur, M. B. »

– « Malheureusement, de récentes pluies avaient rendu glissantes les terres alentour. Soudain, sous l’action des coups de pioche, une énorme masse de glaise et de roches s’abattit sur les écoliers. Huit d’entre eux purent, précipitamment, remonter à la surface du sol. Mais les sept autres furent saisis dans leur fuite par l’avalanche. Les jeunes rescapés se transformèrent en sauveteurs. Assistant impuissant à l’accident, M. B. s’évanouit. Ce furent donc les enfants rescapés qui coururent jusqu’à l’appartement du directeur et donnèrent l’alarme, retournant courageusement essayer de sauver leurs camarades. L’alerte fut donnée à l’extérieur par la sirène d’alarme. Bientôt, un grand nombre d’hommes accouraient, ainsi que les gendarmes et les travaux commençaient. Un quart d’heure plus tard, on atteignait le premier corps, littéralement coupés en deux par un rocher. Il fallut plusieurs heures pour dégager les autres victimes. Seules, deux d’entre elles respiraient encore. On les transporta en hâte dans une clinique. Leurs jours ne semblent pas en danger. Les travaux de déblaiement ont été rendus difficiles par la crainte de nouveaux éboulements. Il fallut faire appel à un entrepreneur de la ville qui fit une excavation. Les cinq cadavres ont été transportés à l’Infirmerie de l’école transformée en chapelle ardente. Les victimes : Georges V., 14 ans, et Gabriel F., 14 ans, de Souillac ; André F., 13 ans, de Gourdon ; André L., 13 ans, de Biars, et Jacques A., 15 ans, de Cahors. Les parents des victimes ont été prévenus et sont arrivés à l’école dans la soirée. Des scènes déchirantes se sont déroulées dans l’infirmerie. Le répétiteur, dans un grave état de prostration n’a pu encore être interrogé. Le préfet du Lot, le sous-préfet de Gourdon et le Parquet de Cahors ont commencé une enquête aux fins d’établir les responsabilités. » 

– Le seul inculpé sera le directeur, limogé aussitôt le drame. Il est jugé à Gourdon le 28 janvier 1936 pour « homicide par imprudence ». Les débats sont rapportés par l’Intransigeant du lendemain. Monsieur C. est plus que maladroit. Le président l’interroge : « Vous trouviez naturel de faire travailler des enfants, courbés sous une voûte, dans une semi- obscurité, au risque de les voir s’estropier ? » Il répond : « C’était un travail normal… » Plus tôt, le magistrat s’était étonné de la nature de la punition, et le directeur avait estimé en substance que dans une école agricole, des travaux consistant à faire enlever du sable d’une carrière n’avaient rien de choquant… Mis en délibéré, le jugement est rendu quelque temps plus tard. On l’apprend dans Le Petit Journal du 4 février 1936. Le directeur est condamné… à huit jours de prison avec sursis. Les familles des petites victimes obtiennent 20.000 francs de dommages-intérêts. 

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