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Il violente l’homme qui voulait l’aider : 5 ans de prison ferme pour un multirécidiviste 


Un homme de 25 ans a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Cahors pour avoir volé une voiture et frappé son conducteur.

Le pied de biche trône sur le pupitre du procureur. Le prévenu a-t-il ou non frappé la victime avec ? Telle était la principale question qui sous-tendait la comparution immédiate de ce mardi 8 novembre au palais de justice de Cahors. Dans le box des accusés, l’homme est jeune, 25 ans, originaire de Brive-la-Gaillarde et porte une attelle à la jambe et un jogging tâché. Multirécidiviste, il est accusé de vol avec violences, de conduite sans permis et d’usage illicite de stupéfiants.

Les faits se sont déroulés le 3 novembre 2022, sur la commune d’Arles en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, mais c’est au péage de Gignac, dans le nord du Lot, qu’il a été arrêté le même jour. Lorsqu’il est interpellé, le jeune homme est au volant d’un véhicule utilitaire appartenant à une compagnie d’installation et de maintenance d’ascenseurs du sud-est de la France. Un peu plus tôt dans la journée, un employé de cette société a déposé plainte. Sur la route, il avait aperçu un individu qui tentait d’arrêter les voitures. Son visage et ses vêtements étaient tachés de sang. L’employé lui avait alors proposé de le conduire à l’hôpital. Une fois dans la voiture, l’homme s’était montré agressif, lui demandant de l’emmener à Toulouse ou à Brive-la-Gaillarde. Devant le refus du conducteur, il lui avait demandé de s’arrêter avant de subtiliser les clefs de la voiture. Il avait alors extrait le « bon samaritain » de l’habitacle et, à l’aide d’un pied de biche, lui avait administré plusieurs coups au niveau du visage et du bras. Puis, il s’était enfui avec la voiture et la sacoche de sa victime. Le véhicule étant équipé d’un GPS, les forces de l’ordre avaient rapidement retrouvé sa trace. L’homme qu’ils ont intercepté à Gignac, le prévenu, correspond parfaitement à la description donnée par la victime et le pied de biche est retrouvé dans la voiture. Chez lui, ils ont également découvert de la cocaïne et du cannabis.

A la barre comme lors des auditions, le prévenu reconnaît les faits de vol, de conduite sans permis et d’usage de stupéfiants, mais nie les violences. Et pour cause, car c’est une circonstance aggravante. Un médecin a évalué les blessures de la victime à trois jours d’incapacité totale de travail. Traumatisme crânien, fracture du nez, huit points de suture : « Aujourd’hui, ce monsieur n’est pas encore consolidé, il est très fatigué et a du mal à se déplacer », explique son avocate Me Hadot-Maison. La version du prévenu diverge donc de celle du plaignant. « On était quatre dans une voiture et on s’est bagarré. J’étais blessé sur le bas-côté, j’avais le nez cassé, la jambe tordue, je n’aurais pas pu arrêter la voiture et donner les coups. C’est mon collègue qui me ressemble qui l’a fait. Moi, je suis juste parti avec la voiture », assure-t-il. Ce « collègue » dont il parle est le même qui l’aurait frappé dans la voiture, expliquant ainsi les traces de sang. Sauf que l’individu en question n’a jamais été retrouvé par les forces de l’ordre. « Il nous raconte une fable, celle d’un fantôme. La victime a été massacrée, son crâne a failli être ouvert en deux. Quel est son intérêt de ne parler que d’une seule personne s’il y en avait deux ? Aucun ! Les explications du prévenu sont fumeuses. Malgré la gravité des faits, il essaie de s’en sortir », s’exclame le procureur. De son côté, l’avocate de la défense Me Geoffroy dénonce un manque de rigueur dans l’enquête. « J’estime qu’on n’a pas mis tous les moyens en œuvre pour rechercher cette deuxième personne. Mon client a donné son nom, elle ne sort pas de son imagination », avance-t-elle. De même, « le pied de biche aurait pu faire l’objet d’analyse mais il n’y a pas eu de recherche d’ADN. C’est mon client qu’on a retrouvé au péage, alors on lui colle tout sur le dos », ajoute-t-elle, réclamant la relaxe pour les faits de violence.

Cependant, face au tribunal, le casier judiciaire du prévenu ne joue pas en sa faveur : il comprend déjà 18 mentions. « C’est quelqu’un qui démontre qu’il n’a pas sa place dans la société. Tous les trois ou quatre mois, il retourne en prison. Il a eu sept sursis avec mise à l’épreuve mais cela n’a aucun effet », déplore le procureur. Le tribunal suivra ses réquisitions : l’homme est reconnu coupable de l’ensemble des faits et condamné à cinq ans de prison ferme.

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