Naturalisé français depuis 2016, le romancier vivait à Saint-Michel-Loubéjou.
Son éditeur français a annoncé la triste nouvelle ce lundi 28 septembre 2026 . « C’est avec une très grande peine que nous devons faire part du décès, aussi soudain qu’inattendu, du merveilleux Peter May, que nous avons eu tant de chance et de joie à publier, et qui était devenu notre ami » : ainsi débute le communiqué des Editions du Rouergue. L’écrivain était âgé de 74 ans.
L’hommage de son éditeur se poursuit par ces rappels biographiques : « Peter May était né à Glasgow. D’abord journaliste, il avait quitté la presse écrite pour la télévision et créé deux séries pour la BBC. Il avait été également co-créateur et producteur de la série en langue gaélique, Machair, qui se déroulait sur l’île de Lewis. Après avoir quitté la télévision en 1996, il avait écrit Meurtres à Pékin, le premier d’une série de polars situés en Chine. Sa série écossaise – L’Île des chasseurs d’oiseaux, L’Homme de Lewis, Le Braconnier du lac perdu et Loch noir –, d’abord publiée en français par les Éditions du Rouergue, a connu un immense succès dans le monde entier, qui ne se dément pas. En début d’année, Peter nous avait annoncé écrire un nouveau roman que nous avons pu lire au mois d’août. Son titre, The Island of the Dead, sonne à présent comme une sentence mais c’est certainement l’un des plus beaux romans qu’il aura écrits. »
Le romancier avait découvert le Lot il y a plus de 40 ans. Il y passa d’abord régulièrement ses vacances, puis il y a acheté une résidence secondaire à Carennac avant de s’y établir pleinement, à Saint-Michel-Loubéjou. En 2016, il avait acquis la nationalité française.
Il adorait Cahors, cadre de plusieurs de ses romans
Toute son œuvre est publiée en français aux Éditions du Rouergue, fondées à Rodez et désormais filiales des éditions Actes Sud. Dans son communiqué, cette maison précise encore : « Cet homme immensément créatif était également un citoyen inquiet devant la catastrophe climatique et l’inaction des États. Ses derniers romans portent l’empreinte de cette inquiétude, qu’il s’agisse des Disparus du phare, de Tempête sur Kinlochleven ou de Loch noir. Peter May était un homme à la sensibilité à fleur de peau, profondément empathique, attentionné, d’une infinie gentillesse. Nous avons eu la chance de le côtoyer, d’apprécier sa personnalité chaleureuse, son humour, mais aussi sa droiture, son sens de la fidélité et de l’amitié. Il avait une passion pour la musique et consacrait le meilleur de son temps, ces dernières années, à jouer, écrire et composer des chansons. »
Nous avions eu le plaisir d’interviewer l’écrivain il y a quelques années pour le compte du magazine du Conseil départemental, Contact Lotois. Il nous avait alors confié : « Tous les villages du Lot sont beaux. Mais j’ai une préférence particulière pour la ville de Cahors où j’ai passé mon premier séjour dans le Lot. En fait, cette ville est devenue la patrie d’Enzo Macleod, le personnage principal de ma série de livres qui se déroule en France. » Cela étant, ce n’était pas pour le supposé silence de la ruralité du Quercy qu’il aimait sa terre d’adoption : « En fait, dans la campagne il y a toujours quelque bruit – un tracteur, une tronçonneuse, les vaches, les moutons…. Ce sont ces bruits qui m’accompagnent pendant que j’écris, et je suis content parce que je déteste écrire en silence. »
Ph.M.
Photo : compte Facebook Peter May





