Retour sur les voeux du centre hospitalier.
Ce 19 janvier 2026 était jour de voeux pour l’hôpital de Cahors. L’occasion pour la directrice générale, Sonia Neurrisse, de dresser un état des lieux de l’année 2025 : « L’année 2025 s’est inscrite dans un contexte particulièrement exigeant pour l’hôpital public. Notre établissement évolue dans une trajectoire financière fragile mais désormais pilotée, qui appelle rigueur, lucidité et responsabilité collective. Grâce à l’engagement de toutes les équipes, nous avons su tenir le cap. Cette stabilité relative, nous la devons avant tout à notre mobilisation quotidienne, mais aussi au soutien de l’ARS qui nous a accompagnés encore une fois cette année. En faisant le pari du développement de notre activité, nous avons enregistré une hausse de +11 % d’entrées, de séjours, en 2025. Le nombre de passages aux urgences se stabilise grâce au développement des admissions directes en hospitalisation, rendues possibles notamment grâce à l’UMGR. Le nombre d’accouchements est également stabilisé : 606 naissances en 2025 quand d’autre territoire enregistre une baisse de la natalité. Nous observons également un développement marqué de l’hospitalisation de jour. Nos prises en charge sur une journée permettent aux patients de réaliser l’ensemble de leurs examens en un seul passage, évitant ainsi des allers-retours inutiles. Ces résultats n’auraient pas été possibles sans une politique d’attractivité et de fidélisation menée depuis plusieurs années, et poursuivie avec constance. Pour nos personnels médicaux, nous renforçons nos coopérations avec le CHU de Toulouse, avec l’universitarisation de nos services, et la mise en place des chefs de cliniques territoriaux, et de la chefferie de service confiée au Pr Carrié pour le service de cardiologie, et au Pr Guerby pour le service de gynécologie-obstétrique. Le nombre croissant d’internes accueillis dans notre établissement témoigne de notre attractivité, et constitue un investissement précieux pour l’avenir de notre territoire. Côté ressources humaines non médicales, nous atteignons quasiment le plein emploi, avec l’ensemble des postes d’IDE et de cadres de santé pourvus. Cela nous a permis de maintenir notre capacitaire en lits ouverts tout au long de l’année. Je souhaite également saluer l’ouverture de berceaux réservés aux enfants de nos professionnels hospitaliers à la crèche Babilou, qui participe aussi à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Malgré le contexte contraint, nous avons fait le choix d’investir pour l’avenir. Investir dans la modernisation de nos équipements, dans la rénovation de nos bâtiments et dans des outils de travail plus adaptés et plus sécurisés. Je pense notamment à la rénovation de nos infrastructures et à l’accélération de notre transition énergétique, avec le remplacement du groupe froid et la mise en place de la thermo-frigo-pompe. Ces investissements améliorent à la fois la qualité des soins, les conditions de travail et notre responsabilité environnementale. La dynamique de coopération territoriale s’est également fortement renforcée en 2025. La plateforme PRAUSPER – commune SAMU/SDIS est désormais opérationnelle, améliorant considérablement la prise en charge de l’urgence sur le territoire grâce à des échanges facilités entre les sapeurs-pompiers et nos équipes de régulation. Je veux également dire un mot de notre partenariat avec les acteurs de ville : notamment les médecins généralistes, les CPTS et le DAC46. Je salue également le succès des mardis de l’hôpital qui ne cessent d’attirer de plus en plus de professionnels du territoire. En 2025, une démarche approfondie sur la périnatalité à l’échelle du département a été lancée. Côté GHT, l’EHPAD de Martel a rejoint notre groupement. Cette année a également marqué un renforcement très concret de nos coopérations. Le développement des consultations avancées a porté ses fruits notamment avec la réouverture du fauteuil dentaire à Gourdon, le développement d’une consultation de pédiatrie à Gourdon et le renforcement des consultations de néphrologie à Figeac. »
Elle a ensuite détaillé les projets, les investissements et les objectifs 2026 : « En 2026, notre trajectoire financière vise une stabilisation de notre déficit, tout en poursuivant une gestion responsable et alignée avec nos ambitions de développement. Notre ambition est assumée : nous avons fixé des objectifs d’activité à tous les services, fixant une hausse de 3 % des séjours pour la plupart. Cela ne signifie évidemment pas que nous souhaitons voir nos patients plus malades, bien au contraire. Cela traduit notre volonté d’une offre de soins étendue tout en agissant dans le domaine de la prévention, de la promotion de la santé et des messages de santé publique, comme nous l’avons fait en 2025. Pour réussir, nous poursuivons notre politique d’attractivité et de fidélisation car elle a démontré son efficacité : nous la poursuivrons donc en 2026. Nous continuerons ainsi à investir pour l’amélioration des conditions de travail mais aussi dans la fidélisation de nos professionnels par une politique de CDIsation, et de réouverture des concours pour la titularisation, y compris pour les filières techniques. Nous poursuivrons également nos actions en faveur du bien-être au travail et de la qualité de vie au travail, et soutiendront les initiatives de terrain dans un esprit de mobilisation collective, comme le green bloc : symbole de cette volonté de mieux travailler ensemble, dans un environnement plus respectueux et plus durable. Cette stabilisation de nos effectifs permet de projeter un développement de nos activités : le travail engagé en 2025 sur l’organisation des soins portera pleinement ses fruits en 2026. Dès le 6 février prochain, nous mettrons en place d’une organisation « patient debout » en chirurgie ambulatoire, qui permet au patient plus d’autonomie, et une organisation plus fluide pour nos équipes. Nous aurons également le plaisir d’ouvrir, début mars, l’unité de soins intensifs de cardiologie qui offrira pour le territoire, une prise en charge plus complète. Nous ouvrirons 2 lits supplémentaires en Unité de Soins Palliatifs et renforçons nos prises en charge en oncologie avec l’ouverture de 5 lits d’onco-gériatrique au sein du service de médecine gériatrique aiguë. Ces développements d’activité seront également possibles grâce à nos projets d’investissements préparés en 2025, et qui verront le jour en 2026. Les travaux des futurs locaux d’hospitalisation de jour d’onco-hématologie débutent aujourd’hui-même avec une capacité qui sera augmentée à 14 places. Ce déménagement de l’unité permettra de libérer des espaces pour installer temporairement le service des urgences, préalable indispensable au lancement des travaux de l’extension du service des urgences et l’installation d’un CAC porté par l’ICM. Cette installation temporaire sera pour une durée prévisionnelle de 18 mois et demandera indulgence de nos usagers et résilience de nos équipes car ce sera un peu plus compliqué de fonctionner dans des locaux provisoires mais c’est pour un beau projet. Cette période intermédiaire nécessite également d’améliorer nos circuits et les travaux de la cour d’honneur démarreront prochainement afin d’adapter les flux et d’améliorer la dépose minute des patients et l’accès au PMR. Après le remplacement de l’IRM en 2025, notre plateau technique d’imagerie accueillera un second scanner en 2026. Notre bloc-opératoire sera équipé d’un robot chirurgical, permettant le développement de la chirurgie assistée par robot en chirurgie urologique, viscérale et gynécologique. Enfin, le campus santé sera livré en novembre 2026. Ces nouveaux locaux permettront notamment d’accueillir la deuxième promotion d’internes de l’année qui en seront les premiers utilisateurs. En matière de coopérations et partenariats sur le territoire, nous projetons l’ouverture de deux nouvelles unités en 2026 : une unité d’accueil de l’enfance en danger et une maison des femmes, dès le mois de mai. Elles constitueront un pôle des victimes complet, au service des personnes les plus vulnérables. Ce projet n’aurait pas pu aboutir sans une coopération étroite et sincère entre le tribunal de Cahors, l’ARS, la préfecture, la gendarmerie, la police et les services du département du Lot, sans oublier les associations de victimes représentées par France Victime ; je tiens ici à remercier très chaleureusement tous ces partenaires qui sont parties prenantes de ces projets. Nous poursuivrons également le travail engagé sur la filière urgence, afin de renforcer encore la coordination et la complémentarité de nos actions sur le territoire et le développement de consultations médicales dans les établissements partie du GHT avec entre autres l’ouverture de consultation de pneumologie au CH de Figeac. »
Après avoir remercié l’ensemble des professionnels de l’établissement – équipes soignantes, médicales, techniques, logistiques et administratives -, elle a conclu par un message : « C’est en jouant collectif, en avançant ensemble, avec nos compétences, dans nos différences, que nous atteindrons l’objectif et marquerons l’essai du meilleur soin pour nos patients. »
« 2025 a été une année de transition avec l’arrivée d’une nouvelle équipe. En 2026, je sais que je peux compter sur vous pour continuer cette dynamique positive. L’hôpital reste dynamique et j’en suis heureux » a déclaré le président de la commission médicale d’établissement (CME), réélu au mois de décembre, le Dr Thierry Debreux. Jean-Luc Marx, maire de Cahors et président du conseil de surveillance de l’hôpital, a remercié la direction et les équipes pour le travail conduit en 2025 soulignant l’importance de l’hôpital installé en coeur de ville et un des premiers employeurs de la ville et du département. Quentin Delacour, directeur de départemental de l’ARS, a réaffirmé toute la confiance de l’agence régionale de la santé en l’établissement : « Confiance en la direction ; confiance dans la capacité de l’hôpital à porter des soins de qualité à la population ; confiance dans la capacité de l’établissement à surmonter les défis financiers et budgétaires ; confiance dans la capacité de l’hôpital de porter et de fédérer le GHT ; confiance dans le réseau d’élus qui soutiennent le CH de Cahors. » « Engagement, ambition et solidarité ». Claire Raulin, préfète du Lot, a mis en avant ce triptyque pour définir l’hôpital de Cahors avant de conclure : « Cette force du collectif nous permettra d’aller de l’avant. »





