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Groupe Cahors : Les vérités de Grégoire Libert


Entretien exclusif.

Depuis l’adossement entre Epsys et le Groupe Cahors en octobre 2019, et une interview donnée à la Dépêche du Midi, Grégoire Libert, PDG du Groupe Cahors, ne s’était pas exprimé. Ce 28 janvier 2021, il a répondu aux questions de Medialot. Entretien exclusif.

> Medialot : pouvez-vous nous rappeler les conditions de votre arrivée à la tête du Groupe Cahors ?

Grégoire Libert : j’ai racheté Epsys, une entreprise basée à Chambéry qui appartenait à Schneider. J’ai redressé l’entreprise qui est devenue leader du marché. J’ai été contacté pour reprendre le Groupe Cahors. J’ai vu qu’il y avait des synergies possibles entre les deux sociétés, la possibilité de créer un groupe homogène afin de devenir le leader en France. Auparavant, Epsys achetait 30 millions d’euros par an de matériel à Schneider, aux Italiens… Cette somme, je l’intègre au Groupe Cahors qui était au moment de la reprise en dépôt de bilan. L’adossement, c’est vraiment la preuve de ma volonté de sauver le Groupe Cahors. Je mets tous les oeufs dans le même panier. Derrière, je n’ai pas droit à l’erreur. Je ne peux pas me permettre de perdre de l’argent et d’échouer. Je n’échouerai pas.

> M. : quelle est votre stratégie ?

G.L. : il y a 3 phases. La première, c’était d’épurer la dette. On a négocié avec les banques. En octobre 2019, lors de la reprise, une dette de 40 millions d’euros a été abandonnée. Le revers de la médaille, c’est que l’on ne peut pas avoir de PGE par exemple sur le Groupe Cahors à cause de la fermeture des comptes par les banques et l’abandon de la dette. Il faut que les gens se rendent compte qu’à ce moment là : on est dans un business où tous les matins on perd de l’argent et qu’en plus le Covid arrive avec une perte de chiffes d’affaire de 30 %. Malgré tout ça, on a tenu. Aujourd’hui, on a quasiment fini de restructurer avec des décisions extrêmement difficiles à prendre. Licencier des gens, cela ne fait pas plaisir. J’ai été obligé de faire le « sale boulot » qui n’a pas été fait avant avec des PLE, des PSE. Sur 2500 salariés sur le Groupe Cahors, 125 personnes sont parties. A MAEC, on a fait un PSE de 40 personnes  dont 50 % de départs volontaires avec un accord à l’unanimité des syndicats. En production par contre à MAEC, on recrute et on ne trouve pas de personnels. Aujourd’hui, à MAEC et CRDE, la voie est dégagée. Maintenant, on va s’attaquer à réveiller la belle endormie. J’y crois.

> M. : c’est à dire ?

G.L. : on est sur des marchés porteurs : la transition énergétique. L’idée, c’est toute la Recherche Développement, le savoir-faire que nous allons apporter à nos clients. A long terme, c’est de transformer les investissements en contrats de services, de maintenances pour nos clients. C’est ce qui permet d’avoir une récurrence dans les revenus.

> M. : que répondez-vous à ceux qui vous accusent de vouloir « désosser » le Groupe ?

G.L. : si je voulais « désosser » le groupe, je n’aurais jamais adossé Epsys au Groupe Cahors. C’est tout le contraire. Je suis impliqué comme jamais. L’ambition est d’être leader en France de la transition énergétique. Cette année, on va investir 4 millions d’euros dans l’activité basse tension et donc en partie à Cahors. Nous pouvons le faire car on a restructuré. Cela fait 10 ans que rien n’avait été fait. Moi, je veux sauver la MAEC et lui faire retrouver son lustre d’antan et recruter à Cahors. On doit retrouver notre ADN originel avec des produits qui « matchent » dans la transition énergétique.

> Grégoire Libert est âgé de 45 ans. Originaire de la région parisienne, il a une formation d’expert-comptable, de commissaire aux comptes et d’avocat. Il a travaillé chez Goldman Sachs puis chez ICG avant de racheter Epsys et de devenir PDG du Groupe Cahors

> Le PDG a tenu à remercier 3 personnes pour leur implication : le préfet du Lot, Michel Prosic, le maire de Cahors, Jean-Marc Vayssouze, et le député du Lot, Aurélien Pradié

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