Retour sur la séance d’installation.
Ce 7 avril 2026, le conseil communautaire s’est réuni à l’espace Valentré. L’élection du président et de l’exécutif était à l’ordre du jour. Le scrutin s’est déroulé sous la houlette de Jean-Noël Galthié, maire de Montgesty, le doyen de l’assemblée. Vivien Coste l’a emporté avec 62 voix face à Ghyslaine Jacques-Hureaux qui a enregistré 3 voix sur son nom (il y a eu aussi 2 bulletins blancs et 2 nuls).
« Quelques semaines après les élections municipales, la communauté de destin que nous formons avait rendez-vous avec elle-même. Patiemment construite autour du bassin de vie de Cahors, notre agglomération a, pendant près de 20 ans, fait le choix d’être économe des deniers publics, fait le choix de l’efficacité, fait le choix de l’action. En mutualisant ses services avec ceux de la Ville de Cahors, en faisant le pari des transferts de compétences et en investissant de manière déterminée, le Grand Cahors a fait un choix résolu : celui du collectif. Il s’est placé en situation d’agir, en situation de convaincre, en situation d’être plus attractif. Rassemblés, vous avez conforté le service aux habitants, équipé le territoire, investi pour son avenir. Vous avez occupé le terrain du développement économique, investi l’enseignement universitaire, construit une destination touristique, contribué à créer un sentiment d’appartenance à notre communauté. Dans les temps qui viennent, alors que les vents contraires semblent vouloir s’abattre, nous aurons à faire face à des défis nouveaux. Des défis qui imposeront du courage, sans doute, le goût du collectif nécessairement, une capacité à innover et à penser un horizon commun, probablement. L’équation budgétaire d’abord : sa résolution va se compliquer, alors que l’effet de ciseau se resserre en fonctionnement et que les investissements procèdent moins de choix que de nécessités. Je pense au réaménagement de la route de Toulouse, à la transformation du complexe Pierre-Ilbert, à l’entretien de notre voirie et de nos bâtiments. La simplification, ensuite : faire gagner du temps aux agents, se libérer de la charge, nous consacrer à l’action moins qu’à la protection. La démocratie communautaire enfin : une condition de notre unité, une façon de mieux nous écouter, de mieux nous adapter. Alors même que nous poursuivrons l’exercice du large spectre de nos compétences, quelques priorités émergent de mon point de vue :
Le développement économique, pour créer de la valeur et de l’emploi sur notre territoire.
Le logement, pour assurer la première des sécurités aux habitants et faire face à l’important besoin de production.
L’offre de soins, pour prendre le relais et répondre aux attentes vitales de nos concitoyens.
L’agriculture et la viticulture qui doivent faire face à la déprise et à la crise.
Et puis devrons nous veiller, à ce que chaque politique communautaire soit pensée pour répondre à un besoin, bien sûr, mais aussi dans sa capacité à se diffuser à l’échelle de nos 36 communes. Il en va là de l’acceptation de nos choix futurs. Il en va aussi de l’aménagement et de l’égalité de notre territoire, des principes auxquels je suis personnellement très attaché. Moi qui m’émeus chaque jour de voir à quel point la métropole toulousaine satellise ses communes voisines et crée le vide au plus lointain. Jamais je ne pourrai recréer de telles conditions entre Cahors et son arrière-pays. Nous sommes forts, nous serons justes pourvu que nous contribuions à maintenir ces équilibres. J’en serai le garant, nous en serons les acteurs. Pour concrétiser ces convictions, je vous propose un exécutif à la fois expérimenté et renouvelé. Un exécutif dont la mission consistera à rendre possibles ces principales orientations : le développement, la santé, l’agriculture, la démocratie communautaire, la territorialisation de nos politiques prennent ainsi place aux côtés de nos compétences statutaires. Tout comme notre administration, composée d’hommes et de femmes dont je connais l’engagement et la compétence, devra être en partie repensée pour traduire ces objectifs en autant de réalités. C’est la raison pour laquelle, les trois prochains mois seront consacrés à un exercice inédit, tant à la Ville de Cahors qu’au Grand Cahors. 3 mois pour préparer notre entrée dans le mandat, pour mettre en perspective nos projets, nos priorités et nos contraintes budgétaires avec notre organisation administrative et nos moyens humains. Une façon de remettre à plat nos fonctionnements, de ne pas reproduire des schémas à l’envi, une façon aussi de ne rien s’interdire. Si rien ne justifie de renverser la table, rien ne permet pour autant l’immobilisme et le statu quo. Pendant toute ces années, notre communauté a démontré son agilité, ses capacités et son inventivité. C’est dans ce même esprit que je crois utile de placer notre action. Une action qui laissera davantage de place à l’écoute, au débat et la vie de nos instances. Parce qu’il en va de la richesse de nos projets, de la légitimité de nos choix et de leur acceptation par le plus grand nombre. Ainsi pourrons nous construire un territoire plus prospère et plus juste, un territoire dans lequel se reconnaissent nos habitants, se projettent nos entreprises, se mobilisent nos associations et s’engagent nos élus » a déclaré le nouveau président.
Jean-Luc Marx, son prédécesseur, s’est ensuite adressé aux élus avant le vote de l’exécutif : « Je félicite Vivien pour sa brillante élection. C’est une forme d’aboutissement. Conforme à mes souhaits, sur la personne, sur l’organisation. Je ne ferai pas de bilan mais 2 exemples me viennent en tête : Le Pays d’art et d’histoire, une construction pleine de sens ; et nous avons progressé au niveau de l’économie avec la route de Toulouse en conversion et sur Cahors Sud qui accueille de l’aérospatiale. Merci enfin à l’administration et en particulier au directeur général. Bon vent Vivien ! »
> Le nouvel exécutif :
Vice-présidents
Romuald Molinié, 1er vice-président chargé de l’administration générale, des affaires juridiques, des achats, de la commande publique et de la collecte des ordures ménagères
Bénédicte Lanes, 2ème vice-présidente chargée des sports et de l’habitat
Jean-Luc Marx, 3ème vice-président chargé du développement économique, du tourisme, de l’enseignement supérieur, des grands projets et des politiques contractuelles
José Tillou, 4ème vice-président chargé de la culture et du patrimoine
Brigitte Dessertaine, 5ème vice-présidente chargée de la planification, de l’urbanisme, de l’aménagement, du foncier et du droit de préemption urbain
Francesco Testa, 6ème vice-président chargé de la souveraineté et de la sécurité alimentaires, des énergies, de la restauration collective et de Lot of Saveurs
Agnès Simon-Picquet, 7ème vice-présidente chargée des mobilités actives, de la voie verte et des itinéraires cyclables
Vincent Bouillaguet, 8ème vice-président chargé des finances, du contrôle de gestion et des ressources humaines
Jean-Albert Reix, 9ème vice-président chargé du cycle de l’eau, des espaces France services et du projet de territoire
Jérôme Giles, 10ème vice-président chargé de la démocratie communautaire, du pacte de gouvernance et du numérique
Bernard Delpech, 11ème vice-président chargé de la petite enfance, de l’enfance, de la jeunesse et de la vie étudiante
Serge Munte, 12ème vice-président chargé des transports collectifs et du CISPD
Olivier Liard, 13ème vice-président chargé de la voirie et du Lac Vert
Willy Parnaudeau, 14ème vice-président chargé de la territorialisation des politiques communautaires et de l’agenda rural
Pierre Massabeau, 15ème vice-président chargé de la santé et de l’offre de soins
Conseillers communautaires délégués
Stéphanie Landes : conseillère communautaire déléguée aux événements, aux festivités et à l’attractivité
Romain Vezine : conseiller communautaire délégué à la politique de la ville et aux aires des gens du voyage
Sabine Patrolin : conseillère communautaire déléguée aux bâtiments
Jérôme Dietsch: conseiller communautaire délégué à l’agriculture, à la viticulture et à la forêt
Jean-Marie Falguières : conseiller communautaire délégué en charge de la navigation
Gilles Raffy : conseiller communautaire délégué en charge des chemins de randonnées, du sport nature et des relations avec le PNR des Causses du Quercy
> Dans une intervention avant le vote de l’exécutif, Frédéric Bonnet, maire de Saint-Pierre-Lafeuille, a fait passer un message à l’assemblée : « La prochaine gouvernance ne pourra pas se contenter de reconduire les mêmes pratiques avec d’autres visages. Nous n’avons pas besoin d’un pacte de gouvernance de plus. Nous avons besoin d’une gouvernance qui accepte enfin : que la conférence des maires soit un lieu de débat réel ; que les maires hors bureau soient entendus autrement que pour valider des arbitrages déjà faits ; que les communes rurales puissent mettre de vrais sujets à l’agenda communautaire ; et qu’un rééquilibrage concret soit engagé dans les investissements comme dans les priorités. Les communes rurales ne demandent ni faveur ni compensation symbolique. Elles demandent simplement leur dû démocratique et leur juste part territoriale. » Vivien Coste l’a rassuré : « Je réaffirme que tout ce que nous proposons aujourd’hui n’a rien de cosmétique. Je connais, je mesure et je partage les attentes de nos communes. Nous avons donné des gages. Nous avons un profond respect pour les équilibres de notre communauté. »
Photo et remerciements Pierre Lasvènes





