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Gaston Monnerville était (aussi) un grand écrivain


Où il est question du #Lot et des #Lotois sur les réseaux sociaux.

Le 7 novembre prochain sera commémoré le 30ème anniversaire du décès de Gaston Monnerville. On ignore encore si à cette occasion sera annoncée l’entrée au Panthéon de cet avocat de formation, parlementaire et membre du gouvernement dans les années 1930 puis résistant et enfin grand élu du Lot (sénateur, président du Conseil général, maire de Saint-Céré) tout en étant président de la haute chambre à Paris… Une « panthéonisation » que souhaitait dès mars la députée Huguette Tiegna. Reste qu’il n’y a pas que l’immense œuvre politique à retenir du grand homme, symbole par excellence de… l’excellence de la diversité française. Il suffit ainsi de relire quelques pages de sa biographie consacrée à Clemenceau publiée en 1958 chez Fayard pour s’en convaincre : Gaston Monnerville fut aussi un grand écrivain. Avec un sacré style. Aussi net et tranchant que ses convictions. En 4ème de couverture, l’éditeur ne s’y trompait pas : « Formé dans le même parti et disciple des mêmes idées que Clemenceau, M. Gaston Monnerville était tout désigné pour faire revivre le grand homme qu’il admire. Il n’a pas été partial, mais il a voulu comprendre et faire comprendre. Son Clemenceau est admirable de vie, de courage, de fantaisie parfois. S’il a été parfois injuste, ce n’est jamais par médiocrité d’esprit ni par rancune personnelle. L’affection posthume de l’auteur pour le chef de 1918 donne au récit un ton d’amitié respectueuse qui séduit le lecteur. »

Les premières pages le confirment, avec ces lignes qui décrivent les réactions et états d’âme de Clemenceau lors de ratification du traité préliminaire de paix par l’Assemblée Nationale à Bordeaux le 1er mars 1871… « Parmi eux, un jeune député, resté silencieux mais frissonnant de honte et d’indignation. Trente ans, l’allure fine et nerveuse, figure énergique aux pommettes saillantes, au front haut et bombé, déjà sollicité par la calvitie; des lèvres que soulignent un rictus de mépris, signe d’une souffrance intérieure intense; rictus qu’accentuent de fortes moustaches noires, taillées à la franque. D’épais sourcils de jais abritent deux orbites profondes où luisent des yeux d’un noir à éclats, source d’un regard brillant d’intelligence et de volonté : Georges Clemenceau, député de la Seine, qui, voici quelques semaines, vient d’entrer dans la vie parlementaire. Au cours de ces longs et énervants débats, il avait pris la parole une fois _ au début _ pour protester contre le fait que la plupart des tribunes étaient interdites au public. Il devait sortir de ces douloureuses séances marqué pour la vie. Toute son existence allait en conserver la plus forte empreinte. De toute son espérance, il s’était associé au cri de fidélité des Alsaciens et des Lorrains. Son vote contre le traité de paix était un acte de foi, un serment solennel, silencieux et volontaire qui, à jamais, l’engageait tout entier. Il avait été heurté par l’attitude de la majorité qui l’avait blessé au plus vif de sa chair. La peur, le désir de paix à tout prix, l’abandon sans grandeur des Marches de l’Est, dont l’attachement à la patrie s’était exprimé en termes si déchirants, l’acceptation de l’humiliation de la France, l’incompréhension, à ses yeux, de l’intérêt national par ces esprits sans horizon, tout le choquait, tout l’irritait, tout l’attristait. La France venait de se mettre un suaire. S’il n’avait pas pleuré, comme Victor Hugo, accablé de douleur et de honte, il n’en était pas moins en proie à la plus vive indignation. Nous sommes vaincus, pensait-il, mais non soumis! Et Gambetta avait raison de dire que si la France avait eu le courage de se raidir encore dans sa volonté de résistance, elle aurait pu lasser l’Allemagne, et obtenir des conditions de paix moins draconiennes. Une nation n’a de noblesse que dans la mesure où les citoyens qui la composent sont capables de lui sacrifier leur vie. Cette Assemblée […] qui avait désavoué Gambetta et l’héroïsme de la population parisienne; cette Assemblée qui, dans son désarroi, n’avait eu qu’une hâte : abdiquer entre les mains du Gouvernement tout ce qui constituait sa raison d’être, et la mission qu’elle avait reçue de la nation, elle ne lui inspirait que colère et dégoût. Ce que veut le peuple de France, estimait Clemenceau, ce pourquoi il nous a élus, c’est la défense jusqu’à l’ultime effort des droits et de l’honneur de la nation, le contrôle réel, positif, des actes de l’Exécutif, et non leur simple homologation. Ce qu’il veut aussi, c’est l’instauration d’un régime politique fondé à la fois sur l’unité de la patrie et les principes démocratiques. Seule une République démocratique, sociale et courageuse pourra remettre la France debout, lui rendre la puissance et le respect des nations. Alors, elle arrivera à forcer le destin et à obtenir le retour des provinces perdues. […] Aussi est-il décidé à réagir. Tout est à refaire; tout est à rebâtir, l’âme et le corps de la France. Replié dans son indignation et sa douleur, Georges Clemenceau jure de consacrer, plus que jamais, sa vie à l’œuvre de réparation imposée par l’injustice et l’humiliation que vient de subir sa patrie; d’employer toutes ses forces, toute son énergie, toute sa volonté d’action à faire rayonner et triompher les idées qui n’ont cessé de nourrir sa pensée et ses actes, qui constituent sa vraie raison de vivre et de lutter : la Patrie par la République et, par la Démocratie, la Liberté et la Justice. »

 « Les exportations d’alcool français rebondissent » ont titré cette semaine nos confrères du Monde qui se sont basés sur les chiffres publiés par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux français (FEVS) : « Les vins et spiritueux français coulent à nouveau à flots en dehors des frontières. Les exportations ont bondi de 42,8 % au premier semestre 2021 pour atteindre un montant de 7,25 milliards d’euros ». Il n’est pas précisé dans l’article ni dans le communiqué de la FEVS ce qu’il en est des vins de Cahors. Mais quoi qu’il en soit, le président de la fédération, César Giron, se veut très prudent : « Depuis mars, nous avons vu nos exportations stimulées par la résolution provisoire du contentieux euro- américain sur l’aéronautique et par une reprise post-Covid. Le gel du printemps 2021 a également dopé les achats de vins de la part de nos importateurs et distributeurs pour anticiper les baisses de récolte. Cette embellie en trompe-l’œil ne doit pas faire oublier la grande fragilité que connaîtront, en 2022 et 2023, de nombreux exportateurs, déjà affaiblis par les sanctions américaines qu’ils ont dû supporter en l’absence de tout soutien des pouvoirs publics, et par une crise sanitaire qui n’est pas encore achevée. »

On reste dans le domaine économique avec l’annonce relayée par La Tribune de Toulouse que Ratier-Figeac va « rapatrier en France la fabrication de pièces pour ses hélices ». Et d’expliciter :
« L’équipementier lotois a amorti le choc de la crise grâce une activité militaire très soutenue sur les avions A400M et C-130. Une bonne santé qui a permis à l’entreprise de maintenir l’investissement de 32 millions d’euros prévu pour la construction d’un centre d’excellence dédié à la nouvelle génération d’hélices d’avions. Grâce à un soutien du programme
France Relance, Ratier-Figeac veut aussi fabriquer en France des pièces jusqu’ici achetées en dehors de l’Europe avec à la clé la création de dizaines d’emploi. » En une période où les bonnes nouvelles sont rares, voilà qui sera accueilli positivement !

Le mondial de Trial qui s’est déroulé à Cahors le week-end dernier n’a pas seulement été suivi par des milliers de spectateurs sur place ! Ainsi, on a remarqué que l’événement avait été relaté par le magazine spécialisé espagnol « Solo Moto » dont le compte Twitter compte pas moins de 58 000 abonnés !

On conclut avec ce tweet un brin désabusé et ironique du député Aurélien Pradié qui avait posté fin août une vidéo des plages de l’océan avec ce simple commentaire : « Un nouvel endroit où vous ne croiserez pas un candidat à la primaire. Ca fait un bien… » Par ailleurs secrétaire général des Républicain, le parlementaire lotois en aurait-il déjà assez d’une campagne qui ne fait que commencer ?

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