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Finances publiques : De Saint-Céré à Gourdon, « la proximité ne doit pas reculer »

Louis Bontemps, maire de Saint-Céré, et Aurélien Pradié, député du Lot, demandent « des garanties durables sur le maintien de l’accueil fiscal de proximité au-delà de 2029 ». 

La fermeture annoncée à l’horizon 2029 du Service de Gestion Comptable de Saint-Céré suscite de légitimes inquiétudes. La disparition programmée d’un service de l’État et des emplois publics qui lui sont attachés constitue nécessairement une mauvaise nouvelle pour le territoire. Mais face à cette réorganisation, Louis Bontemps et Aurélien Pradié souhaitent placer au premier rang « une priorité » : « garantir durablement aux habitants un accès simple, direct et physique aux services des finances publiques ».

La réorganisation envisagée concerne en effet les missions aujourd’hui exercées à Saint-Céré comme à Gourdon. C’est donc au-delà d’une seule commune que les deux élus souhaitent porter le débat : « l’enjeu est départemental ». « Dans un département rural comme le Lot, chaque point d’accueil compte et toute évolution de l’organisation des Finances publiques doit préserver un maillage territorial permettant à chacun d’accéder au service public dans des conditions équitables ».

À la suite d’une rencontre avec la Direction départementale des Finances publiques du Lot, des assurances ont été apportées quant au maintien d’un accueil fiscal physique destiné aux particuliers. Pour le maire et le député, cet engagement constitue une « ligne rouge infranchissable » : une réorganisation administrative ne devra en aucun cas se traduire par un éloignement supplémentaire du service public pour les habitants.

« Dans un territoire où les distances et les difficultés de mobilité sont une réalité quotidienne, la dématérialisation ne peut constituer l’unique réponse. L’égalité devant le service public ne peut dépendre du lieu où l’on habite ».

Louis Bontemps et Aurélien Pradié demandent désormais que les engagements pris soient « inscrits dans la durée à travers une convention entre la Direction départementale des Finances publiques du Lot et la Ville de Saint-Céré, garantissant explicitement le maintien d’une présence physique des Finances publiques destinée aux particuliers au-delà de 2029 ».

Ils souhaitent également aller plus loin. Compte tenu de la fréquentation des permanences et des besoins constatés, cette convention devra permettre d’étudier le renforcement de l’accueil du public et l’adaptation de la fréquence des permanences. L’objectif n’est donc pas seulement de sanctuariser l’existant, mais de conforter un service répondant à une attente réelle de la population.

Cette exigence vaut pour Saint-Céré, Gourdon et, plus largement, pour l’ensemble du Lot. Si les administrations peuvent être amenées à faire évoluer leur organisation, l’accès des citoyens au service public ne peut en être la variable d’ajustement. L’objectif porté par les deux élus est donc clair : « garantir durablement un maillage cohérent des permanences des finances publiques dans le département et empêcher que la ruralité ne soit synonyme d’un recul de la présence de l’État ». « Nous avons fait le choix du dialogue plutôt que de la posture. Maintenant que les engagements ont été pris, nous voulons des garanties. La proximité du service public ne peut pas reposer sur de simples promesses. Ce combat dépasse Saint-Céré : il concerne Gourdon et, au-delà, tous les Lotois qui doivent pouvoir compter sur des services publics accessibles et présents sur leur territoire », affirment Louis Bontemps et Aurélien Pradié.

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