Carton plein.
Avec 92 % de taux de remplissage et plus de 4 000 spectateurs, l’édition anniversaire de ClassiCahors a confirmé l’engouement pour un festival qui, depuis dix ans, fait le pari d’une musique classique exigeante mais jamais intimidante, prestigieuse mais toujours accessible, enracinée dans son territoire mais ouverte sur le monde.
Depuis sa création, ClassiCahors poursuit une même ambition : faire découvrir la musique autrement et donner à chacun l’envie de venir écouter, partager et vivre un moment d’exception.
En 2026, cette promesse a une nouvelle fois été tenue.
Les fidèles du festival étaient au rendez-vous, preuve d’un attachement qui ne se dément pas. Mais ils n’étaient pas seuls. De nombreux nouveaux spectateurs, curieux de découvrir le festival, ont eux aussi franchi le pas.
Certains sont venus pour un artiste. D’autres pour un lieu. D’autres encore par curiosité, pour accompagner des proches ou simplement pour vivre une soirée différente
C’est peut-être là l’une des plus belles réussites de ClassiCahors : faire entrer dans l’univers de la musique classique ceux qui pensent parfois qu’elle n’est pas pour eux.
La présence de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse à La Prade, fidèle au festival depuis la création en 2016, demeure l’un des grands rendez-vous attendus du public. Une formation prestigieuse, une exigence musicale remarquable et une rencontre qui témoigne de la confiance construite au fil des années entre les artistes, le festival et les spectateurs. Autre moment attendu : la venue de l’ensemble de cuivres et percussions de l’Orchestre Philharmonique de Radio France , première venue en Occitanie, pour un concert d’une grande puissance qui a conquis le public dans la majestueuse cour d’honneur de la préfecture, qui accueillait cette année trois concerts. Egalement la violoniste Liya Petrova et le pianiste Adam Laloum, deux artistes parmi les plus remarqués de leur génération, ont offert un moment d’une rare intensité. Leur interprétation, portée par une grande finesse et une profonde complicité musicale a marqué cette édition anniversaire. La musique de chambre a également occupé une place de choix avec le Quatuor Dutilleux et le violoncelliste de renom Victor Julien-Laferrière. La qualité de leur interprétation, leur engagement et leur musicalité ont offert au public un véritable moment d’excellence dans un répertoire de Schubert.
Le Magnificat de Bach, interprété par le Chœur de l’académie et l’Orchestre du festival sous la direction du chef emblématique Jean-Marc Andrieu en l’église Saint-Barthélemy, a constitué l’un des grands moments de cette édition. Une œuvre monumentale, servie par une interprétation ambitieuse, qui a permis au public de mesurer toute la richesse du répertoire baroque. À la cathédrale Saint-Étienne, les motets de Bach interprétés par l’ensemble Dulci Jubilo ont trouvé dans l’architecture un écrin puissant donnant aux œuvres de Bach une dimension presque hors du temps. Dans les jardins Henri-Martin, changement d’univers avec Gardel et Piazzolla, interprétés par l’ensemble Tanguísimo avec la merveilleuse Marisa au bandonéon. Une rencontre entre musique classique, tango et culture populaire qui a permis à de nombreux spectateurs de découvrir un répertoire pour certains, un plaisir retrouvé pour d’autres, mais surtout un véritable moment de partage. Mais ce qui fait aussi la singularité de ClassiCahors, c’est cette volonté de faire dialoguer l’excellence musicale avec le patrimoine exceptionnel de Cahors, du Grand Cahors et du sud du Lot. « Ici, le lieu n’est jamais un simple décor. Il participe pleinement à l’émotion du concert » a précisé, son directeur artistique Emmanuel Pélaprat Le pont Valentré, emblème de Cahors, est devenu le temps d’une déambulation chantante un véritable théâtre à ciel ouvert, un spectacle insolite au coeur de la ville. Tout comme le parc Tassart qui accueillait un conte musical dans son écrin végétal. Les Phosphatières de Bach ont offert un lieu insolite au répertoire de musique ancienne avec l’ensemble Aubade dans un site hors du commun. Une autre façon de vivre un concert, dans une atmosphère à la fois musicale, patrimoniale et conviviale grâce au cocktail dînatoire sous les étoiles. Le château de Labastide-Marnhac, accueillait également l’ensemble l’Aubade dans un autre programme de musiques traditionnelles. La Schubertiade, en concert de clôture avec les amis du festival fut un réel succès rempli d’une émotion réciproque partagée entre le public et les artistes .
« Le festival c’est inviter des artistes exceptionnels, défendre les grandes œuvres du répertoire mais aussi découvrir des pièces plus intimes, et proposer une qualité musicale de premier plan, tout en restant proche du public, accessible et chaleureux. Le spectateur peut ainsi passer, en quelques jours, d’un grand orchestre symphonique à un récital, d’un ensemble de musique ancienne à un concert de tango, d’une cathédrale à un jardin, d’un château à un monument emblématique de Cahors. Les fidèles reviennent parce qu’ils savent qu’ils retrouveront l’exigence et la qualité qui font la réputation du festival. Les nouveaux spectateurs viennent par curiosité ou la joie de retrouver un artiste, une œuvre ou un lieu Mais au-delà des chiffres, il y a une émotion partagée et une fidélité qui ne se dément pas. Le festival peut également compter sur le soutien renouvelé des élus, des institutions, des collectivités, de ses partenaires et mécènes qui accompagnent cette aventure culturelle et contribuent à son rayonnement. Bien évidemment un large remerciement au public qui marque une fidélité exceptionnelle et ce, depuis le début ! » a conclu Sonia Sempéré-Pélaprat, directrice de ClassiCahors.
La prochaine édition se prépare déjà du 18 juillet au 8 août 2027 avec de nouveaux artistes, de nouvelles œuvres, de nouveaux lieux et, sans doute, de nouvelles émotions à partager.
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